jeudi 25 juin 2009

Les ‘’abus’’ d’Israël

On ne présente plus les positions politiques de Michel Bole-Richard, le correspondant du quotidien Le Monde à Jérusalem. Elles sont systématiquement anti-israéliennes. Son dernier papier, intitulé « L'improbable Etat palestinien de Benyamin Netanyahou » (1), en est encore une preuve. Son objectif unique est de démontrer la mauvaise volonté israélienne dans la création d’un état de ‘’Palestine’’.

On se souvient, évidemment, de ses textes ‘’condamnant’’, par une phraséologie choisie, la clôture de sécurité et ‘’réclamant’’ de fait sa démolition afin de respecter la légalité internationale. (Ce qui aurait accru les attentats suicides et donc le nombre de meurtres d’Israéliens).

Cette précision pour bien spécifier qu’un mur se démolit. En revanche, dans son article, le journaliste affirme, sans rire, qu'Avigdord Lieberman « ne manque pas d’aplomb » pour avoir affirmé à Ban Ki-Moon « que les colonies ne sont pas un ‘’obstacle’’ pour la recherche de la paix et qu'il est manifeste qu'il s'agit d'"une excuse pour ceux qui veulent esquiver les pourparlers", à savoir les Palestiniens ». On ne peut, en conséquence, douter que dans l’esprit de Bole-Richard, les murs des implantations sont indestructibles. Malgré les preuves du contraire. A savoir les implantations détruites dans le Sinaï pour permettre la signature de la paix avec l’Egypte, et celles démolies dans la bande de Gaza en 2005. Israël n’a alors pas manqué ‘’d’aplomb’’ pour tenter la paix. Sans oublier, pour autant, la possibilité d’échanges de territoires.

S’ensuit ensuite une litanie de conditions qui rendent, selon, l’envoyé du Monde, ‘’improbable’’ toute création d’un état ‘’palestinien’’. « Démilitarisé, sans contrôle de ses frontières, de son espace aérien ni de ses ressources, sans la liberté de nouer des alliances. La vallée du Jourdain restera sous contrôle israélien. Les forces de sécurité garderont le droit d'intervenir à leur guise dans un Etat croupion, mais qui aura son drapeau, son hymne national et son gouvernement, a promis M. Netanyahou ».

On connaît tous la citation affirmant que moins on possède de culture, plus on a tendance à l’étaler. Michel Bole-Richard a peu d’arguments, mais son appétence à en rajouter ne lui fait pas défaut. Si ‘’l’état croupion’’ n’aura effectivement pas le droit de mettre en péril la sécurité de l’état juif voisin et que ce dernier se devra d’intervenir dans cet unique cas, il n’en reste pas moins qu’il lui sera possible de nouer des alliances autres que militaires, disposera -malgré l’affirmation écœurante contraire- de l’entièreté de ses propres ressources et jouira de ses frontières sauf dans l’importation de matériel militaire. Des conditions qui lui font qualifier cet état de « protectorat » et non pas d’état souverain. Monaco et Andorre apprécieront.

Après les conditions, Bole-Richard nous fait mention des « garde-fous » de ‘’Bibi’’. L’un d’eux est d’être reconnu comme état juif. Mais quid des « 1,5 million de Palestiniens d'Israël, soit 20 % de la population, (qui) doit renoncer à sa spécificité et se plier à la volonté "étatico-religieuse" » nous écrit-il ? Voilà donc, par la grâce de ce ‘’procureur’’, les arabes-israéliens contraints de se convertir. Il ne nous dit pas si les Chrétiens de la future ‘’Palestine’’ devront, eux, « renoncer à leur spécificité et se plier à la volonté étatico-religieuse du Hamas ou du Djihad islamique ». Il est vrai que ce n’était pas le sujet du papier !

Le reste est à l’avenant. D’un appel à Obama à « faire entendre raison aux Israéliens » par la pression, jusqu’à ‘’l’étonnement’’ d’un refus israélien d’une « reconnaissance de responsabilité dans l'expulsion et le déracinement de 760 000 Palestiniens en 1948, ni d'indemnisation ni de possibilité de réintégration », Michel Bole-Richard démontre à chacun de ses écrits que sa motivation n’est pas l’information mais la distillation d’une haine idéologique.

L’objectif de ce dernier, mais aussi de nombreux de ses semblables, est de discréditer les exigences israéliennes forcément ‘’exorbitantes’’. Faire reconnaître, lors de négociations, sa légitimité ou son droit à la sécurité, c’est empêcher toute relance future du conflit. Ce qui, évidemment, déplaît fortement à ceux que l’état d’Israël gêne. Car l’existence d’un état refuge juif ce sont des boucs émissaires faciles et à disposition en moins.

Et cela est inconcevable pour certains ‘’humanistes’’.

lundi 15 juin 2009

Un discours très gênant

Le Premier Ministre Benjamin Netanyahou, au vu et au su de la planète, a reconnu sous certaines conditions la nécessité d’un état pour les ‘’Palestiniens’’. Malgré cette reconnaissance explicite, l’Autorité palestinienne, la ligue arabe ou encore les sympathisants de leur cause n’y voient que raisons pour la poursuite du conflit.

Pour autant, le discours du Premier ministre signifie, pour l’intellect de tout quidam éclairé, la fin de la ‘’colonisation’’ des territoires gagnés lors de la guerre défensive de juin 1967. Chose particulièrement gênante pour ceux qui ont comme objectif premier l’éradication d’Israël, et ont donc besoin de la justification de l’accusation facile et systématique de ce pays comme fauteur de guerres. En conséquence, ces derniers s’empressent de trouver des palliatifs idéologiques de substitutions permettant la continuité du conflit.

Une des conditions du Premier ministre israélien est un état ‘’palestinien’’ désarmé, sans maitrises de l’espace aérien et possibilités de signer divers accords défensifs avec d’autres états. Ce qui autorise les ‘’artisans’’ d’une « paix juste et durable » (sic) à qualifier d’ors et déjà ce futur état de « camp », « réserve », « protectorat » et/ou « bantoustan ». Tout individu, non dénué de bon sens, s’interrogera quant à l’exigence d’une armée, d’accords défensifs ou du contrôle aérien hors l’objectif de la poursuite du conflit actuel !

Il en va de même pour la reconnaissance d’Israël comme « état du peuple juif ». Ces mêmes ‘’artisans’’ d’une « paix juste et durable » s’étonnent que ce pays ait cette revendication ‘’alors qu’il a en son sein près de 20% de musulmans et de chrétiens’’. Le quidam intègre s’étonnera, lui, que cinquante sept pays se soient associer au sein de l’Organisation de la Conférence Islamique qui a inscrit dans sa charte la sauvegarde des seuls lieux saints de l'islam, ou encore la solidarité islamique entre les États membres, malgré l’existence de minorités en leurs seins. ! Le tout sans que ces mêmes ‘’artisans’’ pour une « paix juste et durable » ne trouvent à y redire !

Il en va de même également pour le « droit de retour des réfugiés » au sein même d’Israël alors qu’un état ‘’palestinien’’ sera disponible pour permettre l’installation et l’épanouissement des ‘’réfugiés’’. Le quidam, là encore, s’interrogera quant à ce ‘’droit’’, sauf, évidemment, si la disparition du seul refuge juif de par le monde et la reconnaissance, par la communauté internationale, de la faute originelle d’Israël par sa renaissance étaient l’objectif de cette exigence !

Gageons que dans les jours à venir, les adeptes d’une « paix juste et durable » nous indiquerons d’autres motifs de refus de négociations, et nous expliquerons la nécessité du combat contre « l’entité sioniste ».

Il n’en reste pas moins, que Benjamin Netanyahou a démontré par ce discours, très gênant pour beaucoup, que l’excuse de la ‘’colonisation’’ ne tient plus face à la réalité. Si Israël a tenu le mauvais rôle depuis les « accords d’Oslo », la communauté internationale ne pourra plus ignorer, comme ce fut le cas jusqu’à présent, les demandes exorbitantes de la communauté musulmane. Elle se devra d’y répondre fermement en contraignant l’Autorité palestinienne à admettre un état juif, vivant en toute sécurité à ses cotés.

Dans le cas contraire, il ne restera plus au peuple juif et aux véritables démocrates qu’à se compter et à renifler l’odeur nauséeuse du pétrole et des pétrodollars.

mercredi 10 juin 2009

Moment de vérité

Depuis le 20 janvier dernier, Barak Hussein Obama n’a eu de cesse de s’adresser publiquement au monde musulman. Ses gestes et discours ont démontré, depuis, son intention ferme de réduire au maximum les tensions internationales et ainsi éliminer tout risque de guerre de civilisation. D’aucuns assurent que cela ne résoudra rien, d’autres dénoncent sa trop grande déférence envers l’Islam, mais tous affirment que les USA tournent le dos à leur politique passée. Notamment envers l’état d’Israël. Ce qui, à preuve du contraire et au moment où sont écrites ces lignes, est faux. La condamnation US des implantations et l’objectif de « deux états pour deux peuples » n’ont rien de nouveau. Seul le débat public entre ces deux alliés, envenimé par tous les médias ‘’coopératifs’’, est inédit. Ce qui peut surprendre mais ne peut être qualifié d’hostilité.

Se refusant à imaginer le conflit perdurer ad vitaernam, le Président US a décidé d’obliger les parties à dévoiler leurs cartes. Partie de poker où il s’agira de cacher son jeu le plus longtemps possible afin d’éviter les condamnations et pressions internationales. Un jeu où Israël n’est pas le moins garni en bonnes cartes et le monde musulman en bluff.

La solution d’un état palestinien démilitarisé et démocratique est acceptée en très grande majorité par le peuple israélien. Par contre, l’inverse ne l’est pas. Les adversaires de l’état hébreu se refusent obstinément de reconnaître Israël comme état du peuple juif. Exiger, en conséquence, des Israéliens l’abandon de cette requête de légitimité démontrera, pour le coup, l’hostilité d’Obama. Ce qui fera perdre au Président US, dès le départ des négociations, tout crédit quant au rôle d’arbitre qu’on lui accorde, et au monde musulman son auréole de ‘’pacifiste’’.

La deuxième question épineuse sera, à n’en pas douter, l’exigence musulmane du « droit au retour » de ‘’réfugiés’’ au sein d’Israël. Ce pays s’y refusant absolument, il est difficilement imaginable de voir le monde musulman se ranger au désidérata israélien ou les pays occidentaux presser sur ce dernier et accroître ainsi le problème démographique mettant en péril le refuge du peuple juif. Sauf, évidemment, à montrer le peu d’intérêt que représente Israël face à ceux du pétrole, des pétrodollars et des banlieues de plus en plus islamisées. Ce qui bloquera, en conséquence, tout progrès dans le processus de paix.

La troisième difficulté, et non la moindre, des tractations à venir est l’avenir de Jérusalem. Tous, hormis Israël, s’empresseront de justifier son partage ou la mise en tutelle des lieux saints. Le Christianisme ne revendiquant rien et laissant la propriété matérielle à d’autres, on voit mal pour quelles raisons l’Islam politique prétendrait à la propriété d’un endroit qui n’est nullement cité dans le Coran et qui n’a jamais été lieu d’un quelconque pèlerinage ! Quant aux ‘’palestiniens’’, cette ville ne leur ayant jamais appartenu, d’aucuns pourront légitimement s’étonner de leur voir attribuer une partie d’une ville qui ne fut aimée et encensée, à travers les siècles, que par le peuple juif. Ce point sera, à n’en pas douter, débattu intensément et internationalement jusqu’à susciter la rupture de toute négociations.

Il ne fait aucun doute, qu’Obama favorise l’arrivée du moment de vérité. Ce qui ne desservira pas forcément l’état d’Israël -prêt, depuis 1948, à vivre en bonne intelligence avec tous ses voisins- mais desservira certains de ses contradicteurs assurant, haut et fort, leur disponibilité à vivre en paix aux côtés d’Israël, ou les autres garantissant vouloir favoriser un processus pour une « paix juste et durable ».

Les amis d’Israël et du peuple juif pourront alors se compter. Gageons qu’ils ne seront pas nombreux et que la fin du conflit n’est pas pour après-demain.

dimanche 31 mai 2009

Le gel d’une amitié

Barak Obama exige de l’état d’Israël qu’il gèle définitivement « la colonisation des territoires occupés » et, par ce fait, l’accroissement naturelle des implantations existantes. La première interrogation qui vient à l’esprit, est de savoir ce que deviendront les milliers d’habitants qui devront attendre un supposé traité de paix avant de voir leur ville s’épanouir à nouveau ? Auront-ils la patience d’attendre le bon vouloir des ennemis d’Israël ou, ce qui est probablement souhaité par la communauté internationale, devront-ils déménager dans les « frontières de 1967 » pour avoir une vie décente ?

La deuxième question est de s’apercevoir si ces « colonies » bloquent réellement la progression d’un quelconque processus de paix sachant que l’état d’Israël, quelque soit son gouvernement, n’a guère hésité à les détruire dans l’objectif d’une paix, quelle soit réelle ou, malheureusement, imaginaire ?

La troisième question, de loin la plus importante, est de savoir si ce gel fera avancer sincèrement la paix dans la région, voire au-delà ? Pour cela, il suffit d’établir une petite liste d’attentes israéliennes irrévocables et d’analyser leurs réponses

a) La communauté musulmane est-elle prête à reconnaître, tôt ou tard, l’état d’Israël comme la nation du peuple juif ?
b) La communauté musulmane est-elle prête à abandonner son exigence d’un « droit de retour » d’individus n’ayant jamais habité, pour la très grande majorité d’entre eux, « l’entité sioniste » ?
c) La communauté musulmane est-elle prête à cesser toutes violences et terreurs ainsi que l’enseignement de la haine à l’encontre de l’état d’Israël ?

A ces trois petites revendications somme toute très logiques, la seule réponse obtenue est NON, malgré qu’Israël gèlerait, selon la demande US, toutes expansions des implantations existantes.

Quel peut donc être l’intérêt des Israéliens à céder sur ce point ?

Au vu de ces réponses négatives, Benjamin Netanyahou se doit de poser ces exigences publiquement afin que le débat soit lancé sur la volonté des uns et des autres, que la pression soit également sur le monde musulman et que Barak Hussein Obama n’évacue pas, tout simplement le 04 juin prochain lors de son discours au Caire, ce qui assurera l’avenir d’Israël sur sa terre ancestrale.

Sur un tout autre plan, on peut méditer sur l’action du Président américain exigeant d’un allié indéfectible de son pays une concession sans exiger une contrepartie de ses innombrables ennemis ! Au vu du nombre de ses conseillers, il est plus qu’étonnant de le voir agir en ce sens sans imposer, pour le moins, une reconnaissance formelle et définitive d’Israël comme état juif ou le simple arrêt de la violence !

Certains Israéliens n’ayant pas voté par le cœur Obama, en viennent à supposer que Barak a disparu, englouti par Hussein. Ce qui serait une réponse rationnelle à cette politique à sens unique.

Ce qui est sûr, c’est que l’amitié entre les deux peuples risque d’en prendre un sacré coup si cette politique américaine devrait se poursuivre et si Israël serait désigné comme fauteur de guerres.

Les Juifs américains, dans leur très grande majorité, devront, dans cette hypothèse, se questionner quant à leur appui à leur Président, alors que leurs frères israéliens avaient choisi son opposant.

lundi 25 mai 2009

Un monde virtuel pour haïr

S’attaquer physiquement à l’état d’Israël est, jusqu’à présent, mission impossible. S’en prendre aux tenants et aboutissants réels du conflit proche-oriental afin d’augmenter la pression et accroître la possibilité d’éradication d’Israël est ardu. Pour arriver à leurs fins, les ennemis de l’état juif ont inventé un monde imaginaire, virtuel, dans lequel ce dernier est un accusé à souhait. Le verdict attendu étant connu d’avance : son démembrement total.

Ainsi, il leur est malaisé de dénoncer la légitime défense d’Israël -droit régalien de tout état de défendre ses citoyens des violences extérieures- aux fins de réduire au maximum sa capacité à réagir. Dans cet objectif, il est une ‘’tradition’’ qui s’est instituée à travers la planète, ou presque, qui blâme, lors de chaque représailles, « l’entité sioniste » pour les ‘’massacres’’ systématiques qu’il est sensé commettre, ou la ‘’disproportion’’ de ses ‘’vengeances’’. Nonobstant, évidemment, la dénonciation du « génocide » permanent du ‘’peuple palestinien’’ qui n’a cessé pourtant de croître depuis qu’il se trouve sous administration israélienne.

Cet « état sioniste » se doit donc de déposer les armes.

Il est difficile également de reprocher aux Israéliens de vouloir se protéger des bombes humaines et des attentats aussi divers et variés que permet l’imagination. Toutes méthodes mises en place pour séparer ces criminels de leurs futures victimes sont, en conséquence, analysées comme solutions et systèmes « racistes ». « Etat d’apartheid » est donc une accusation récurrente dans ce monde emblématique de la haine du Sioniste. « Le mur d’apartheid », « camp de concentration » et « prison à ciel ouvert » selon les besoins, « bantoustans » ou encore « plaisir d’humilier » sont quelques légendes qualifiant les actes d’un état que tout individu lobotomisé de la sorte et féru de droits de l’homme, ne peut que rapprocher du régime illégal d’alors de Pretoria.

Un état qui se doit, donc, de devenir un « état de tous ses citoyens » et ne plus être un état juif.

Il est impossible aussi de réclamer ouvertement le retrait pur et simple des territoires conquis lors de la guerre de légitime défense de 1967, sans considérer le risque de voir Israël envahi immédiatement par quelques armées de pays frontaliers ou hordes de criminels sans foi ni lois. Le monde virtuel l’a donc qualifié « d’état colonialiste ». Qualificatif chargé symboliquement de l’histoire des grandes puissances qui ont puisé allégrement dans les richesses locales et qui permet d’imputer aux juifs, s’implantant sur ce territoire, la qualité d’obstacles à toute paix juste et durable en cette région. Des implantations égales à celles du Sinaï et de la bande de Gaza que les gouvernements israéliens n’ont pas hésité à détruire au moment voulu.

La politique arabe européenne a facilité la progression et l’installation dans les esprits de ce monde virtuel qui a fait d’Israël un état justiciable, condamnable et punissable à souhait. La quête de pétrole, des pétrodollars ainsi que les banlieues de plus en plus islamisées ont autorisé de ce fait, dans ce monde des lumières de moins en moins vives, des initiatives déconcertantes.

Ainsi, pour ne prendre que quelques exemples récents, Marwan Barghouti, condamné par la justice israélienne à cinq peines de prison à perpétuité suite à sa participation aux meurtres d’Israéliens, est devenu ou en passe de devenir « citoyen d’honneur » de plusieurs villes françaises. On n’ose imaginer, si la réalité n’avait pris le dessus, quelle marque d’honorabilité aurait été attribuée par ces villes rouges à Adolphe Hitler et son score de six millions de juifs assassinés !

Le boycott des produits israéliens, pourtant interdit par la loi, est encore une initiative qui rencontre, jusqu’à présent, peu ou pas d’opposition. La descente de militants dans les supermarchés sélectionnant uniquement des produits ciblés rappelle étrangement la descente de nazis vers les boutiques juives. Seule l’inscription « Jude » sur les produits israéliens manque encore à l’appel.

Cet inventaire, loin d’être exhaustif, ne peut faire l’impasse sur cette liste se présentant aux élections européennes et ayant comme programme unique pour l’Europe que de la « dé-sionisé ». Un programme ‘’licite’’ désirant abattre le « complot sioniste » qui « domine » la vie politique, médiatique, économique et judiciaire de l’Europe et qui rappelle étrangement, là encore, le « complot juif » si cher aux antisémites.

Toutes ces initiatives devenues ‘’logiques et sensées’’ au fil du temps et qui rencontrent le succès auprès d’une certaine population expliquent par elles-mêmes les condamnations systématiques d’Israël au sein des instances internationales. Ainsi, le Conseil des Droits de l’Homme et l’Assemblée générale de l’Onu -sans oublier le parlement européen- sont d’excellents prétoires pour perpétuer l’idée malsaine quant à l’erreur de la décision internationale de 1947 du renouveau de ce pays, et la nécessité de sa capitulation pour qu’advienne, enfin, la paix sur la planète. Des résolutions qui rappellent les lois ‘’légales’’ mais scélérates de l’Allemagne nazie, celles de Vichy ou des zones d’occupation ailleurs en Europe.

On comprend mieux, à l’aune de cette réalité, l’hostilité envers le récent gouvernement israélien dirigé par Benjamin Netanyahou qui se refuse à n’être qu’un béni-oui-oui de la politique internationale si néfaste aux valeurs universelles.

« Plus de slogans creux » est l’une des exigences du Ministre des affaires étrangères israélien. Ce monde virtuel devra s’effacer devant cette sommation.

jeudi 21 mai 2009

En direct de Jérusalem, capitale de la Palestine

« Nous rejoignons maintenant notre envoyé spécial à Jérusalem pour connaître le pouls des Jérusalémites Palestiniens le jour anniversaire de leur indépendance. Alors Karim… il me semble qu’une cérémonie officielle est organisée sur le troisième lieu saint de l’islam, lieu, rappelons le, où -d’après le Coran- Abraham était prêt à sacrifier Ismaël….

Effectivement Judith… euh… ici c’est la joie. Le Mufti de Jérusalem ainsi que le Président Palestinien Abou Mahmoud Ben Ali recevront toutes les délégations du monde entier afin de célébrer le retour de la paix dans cette région et les droits retrouvés des Palestiniens qui, comme chacun le sait, ont subi l’arbitraire pendant des décennies suite à la décision malheureuse de l’Onu de 1948. Tel-Aviv, par contre, n’enverra qu’une délégation de deuxième rang……
».

Revisiter l’histoire est à la portée de chacun. Leur imagination étant débordante. En revanche, qui peut réellement imaginer qu’un jour futur, l’on entende l’association « Jérusalem capitale de la Palestine » sur une fréquence quelconque ou même la lire dans un quelconque quotidien ? Que ceci soit dit et écrit en Français, ou dans une autre langue, peut-on imaginer un seul instant que le peuple juif, ayant répété année après année « l’an prochain à Jérusalem », ayant prié d’où qu’il soit en sa direction, ayant composé des poèmes et chants à sa gloire à travers les siècles, lui ayant redonné toutes ses lettres de noblesse et ayant fait de cette ville sa capitale après une guerre de légitime défense, renonce à son emprise alors qu’elle fut créée par un Juif pour les Juifs et qu’elle n’a jamais eu aucune valeur aux yeux d’autres peuplades avant 1967 ?

L’histoire juive, chrétienne ou contemporaine nous ont appris à accoler cette ville au seul peuple juif. Peut-on, en conséquence, réellement imaginer que le nom Jérusalem ainsi que la ville leur soient dissociés ?

Les croisés, comme les musulmans, n’ont jamais sacralisé cette cité et n’ont jamais organisé de pèlerinages en ce lieu. Quant à la Jordanie, un temps détentrice des lieux saints, elle n’a eu comme occupation première que la destruction des synagogues et la mise en place d’une interdiction de toute venue de Juifs pour y prier.

Au mieux, lors d’un règlement définitif du conflit, certains envisagent que la veille ville soit placée sous tutelle internationale de l’Onu. Ce ‘’machin’’ qui, comme chacun le sait, possède une majorité systématique antisémite, mais également des voix démocratiques ‘’courageuses’’ mais silencieuses pour causes de mercantilisme et de banlieues islamisées. Ces faiseurs de paix n’ont au mieux qu’une proposition d’internationalisation de la ville comme remède. Mais nul n’envisage sérieusement que le peuple juif garde légalement les clefs de cette ville !

Les Juifs ont-ils leur mot à dire ? Ont-ils tout bonnement des droits ?

S’il faut certes une fin au conflit, on peut être sûr que le sort de cette ville divisera encore longtemps les belligérants. Imaginer qu’Israël cédera sa souveraineté c’est imaginer possible le renoncement des Juifs à leurs valeurs. C’est imaginer son suicide culturel. C’est imaginer qu’aucun lien ne relie ce peuple à cette terre.

C’est, tout simplement, imaginer l’impensable. Et même en cette ville l’impensable est inimaginable.

vendredi 15 mai 2009

Quatre exigences minimales pour la paix

Lundi dix-huit mai, le Président us et le Premier ministre israélien vont enfin se rencontrer. Le public sera donc informer de la politique de la nouvelle administration américaine à l’égard du Proche-Orient et celle que le gouvernement israélien est prêt à mettre en œuvre en faveur de la Paix. Dans cette attente, plusieurs pays appellent ouvertement à la solution de deux états. Certains, tels Kouchner et Blair, voient même le risque de la « fermeture de cette fenêtre d’opportunité ». D’autres, tel le roi Abdallah II, probablement lassé de l’indépendance d’Israël, exige (pas moins) que ce pays agrée cette solution et entérine le plan de la ligue arabe, tout en oubliant de rappeler qu’il gouverne le foyer arabe de Palestine, dénommé Transjordanie et crée par la Société Des Nations en 1923 !

Ces appels pourraient être considérés comme comiques si n’était que, tôt ou tard, ces ‘’conseilleurs’’ devront se confronter à la réalité du terrain et résoudre quelques interrogations quant à l’avenir d’Israël sur la terre ancestrale et permettre, seulement ainsi, la création d’un nouvel état.

Ainsi, qui, de ceux là entres autres, exige des ‘’Palestiniens’’, ou de la communauté internationale musulmane, la reconnaissance de la qualité d’état juif à Israël pour court-circuiter toute renaissance ultérieure du conflit ?
Qui en appelle à la fin totale de la terreur et de la violence proche ou lointaine à l’égard d’Israël pour lui permettre de croire à un avenir meilleur et accéder à la requête internationale ?
Qui engage les ‘’Palestiniens’’ et la Oumma à mettre une fin à la diffusion et l’enseignement de la haine et de l’antisémitisme dans les mosquées, les écoles ou les médias à l’égard du peuple israélien, quand ce n’est pas envers le peuple juif dans sa totalité ?
Qui somme les belligérants d’Israël d’oublier définitivement l’exigence d’un « droit de retour des réfugiés », utile, certes, pour modifier la destination du refuge juif en « état de tous ses citoyens » (musulmans évidemment), mais surtout pour faire avaliser par la communauté politique la faute originelle du renouveau d’Israël quant à la naissance du conflit ?

Quatre revendications israéliennes primordiales qui permettront à la « paix juste et durable » de s’installer et de faire de cette région une terre prospère. Quatre demandes que les puissances internationales sont incapables de satisfaire pour causes de mercantilisme, de pétrole mais aussi de banlieues islamisées. Quatre exigences israéliennes minimales et incontournables, sauf à prétendre au suicide du seul état démocratique de cette région !

Ces points, mais aussi celui de Jérusalem, capitale indivisible de l’état d’Israël, devront trouver une réponse avant toute création d’un nouveau foyer arabe de Palestine. Au final, peu importe les positions des puissances internationales si l’on sait que ces nécessités ne seront pas résolues d’ici peu.

Si Benjamin Netanyahou veut réellement progresser vers cette Paix si attendue des israéliens, il devra dresser une liste de ces exigences et la rendre publique afin que le débat s’engage.

Ce qui aura pour effet premier de réduire la pression sur Israël, bouc émissaire bimillénaire de tous les fléaux qui frappent cette planète.