lundi, décembre 07, 2009

Charles Enderlin et l’éthique

« Israël a franchement joué la carte des islamistes » nous assène le grand professionnel de France 2, celui que beaucoup surnomment ‘’Scoopy’’, dans un entretien accordé à Politis. Quand était-ce ? « (…) avant et au tout début de la première Intifada, c’est-à-dire à la fin des années 1980. (…) Cela a duré jusqu’à ce que la Mujamma al-Islami se transforme en Hamas, et même un peu au-delà, jusqu’au printemps 1988 ».

A comprendre textuellement ce qui est écrit, Israël a ''soutenu'' des religieux et non l’organisation terroriste qu’elle est devenue par la suite. Qu’y a-t-il donc de déplorable à cela ? Rien ! Sauf à considérer cette époque avec un regard de nos jours et qui permet à Charles Enderlin la critique systématique de l’état juif. Une de ses spécialités.

Et cela continue !

« Ensuite, c’est la 2e Intifada. Là, Israël choisit de frapper Arafat chaque fois que le Hamas commet un attentat ». Quoi de plus logique que de s’en prendre à l’autorité responsable qui, par son refus d’accepter les propositions faites à Camp David en l’an 2000, voire de tenter de les améliorer par des négociations et pressions politiques et diplomatiques, a préféré initier cette confrontation meurtrière ? Une Autorité palestinienne qui, dès son arrivée en 1994 dans la bande de Gaza, avait installé des ‘’portes-tourniquets’’ à ses prisons. Des portes indiquant par leurs sobriquets la volonté de l’AP de poursuivre sa lutte armée contre « l’entité sioniste ».

Tout cela, ainsi qu’autres, l’envoyé permanent à Jérusalem ne le rappellera pas à ses lecteurs.

Comme par exemple le fait que le seul mois de mars 2002 a vu près de 140 Israéliens massacrés et quelques centaines d’autres mutilés par des membres du Hamas, mais aussi de toutes les autres organisations criminelles se trouvant dans les territoires autonomes.

Et que nous raconte Enderlin à ce sujet ? « L’exemple le plus édifiant est celui de mars 2002. Le général américain Antony Zini était sur le point d’obtenir un accord, la Ligue arabe allait proposer son plan de paix. Le 27 mars, le soir de la Pâque juive, le Hamas commet un attentat dans un grand hôtel de Netanya. Que fait Ariel Sharon ? Il tourne sa riposte contre Arafat. Il fait réoccuper les zones autonomes palestiniennes, il fait attaquer les administrations, les ministères, la police de l’Autorité palestinienne. Il ordonne le siège du QG d’Arafat à Ramallah ».

Que des réactions « disproportionnées » nous diraient certains ! Notons aussi, par ces propos enderlinesques, le refus d’Israël d’attendre sagement l’accord que le Général lui promettait et le plan de paix proposé par la Ligue arabe qui, tout compte fait, se révéla être un plan suicidaire qu’Israël n’a, de nos jours, toujours pas agréé.

Une autre séquence de ses propos ? « (…) en 2005, lorsque Sharon décide le retrait unilatéral de Gaza – ce qui ne figurait absolument pas dans le processus de paix. Il connaît parfaitement le rapport de forces entre le Fatah et le Hamas à Gaza. Il sait que cela peut se terminer par la prise du pouvoir par le Hamas ».

Le comique de la situation est que lorsqu’Israël ‘’occupe’’ des territoires on lui demande de les évacuer au plus tôt, et que lorsqu’il en libère on lui fait le reproche inverse. A savoir, de l’avoir fait intentionnellement dans l’objectif de servir des noirs desseins. Chacun sait ce que révèle l’esprit d’un Juif, évidemment ‘’comploteur’’ devant l’éternel, et reconnu comme tel par ses pairs depuis deux mille année.

Quant à l’esprit d’un Israélien, juif bien sûr, Enderlin le sait mieux que les autres. « Les Israéliens sont travaillés par une communication gouvernementale très efficace. Ils ne sont plus dans l’urgence d’une solution. Bien sûr, ils sont pour la paix. Et, bien sûr, ils ne veulent pas d’un conflit ouvert avec les États-Unis. Mais, pour le reste, je ne vois pas de changement dans l’opinion publique qui mettrait un terme à un conflit qui conduit d’une façon ou d’une autre à la disparition de l’Autorité palestinienne. Les médias israéliens, à l’exception du quotidien Haaretz, ne parlent pratiquement jamais des Palestiniens. Ils ignorent le monde arabe en général. Ils sont devant des émissions de téléréalité. Tout va bien ! La crise économique y est plutôt moins ressentie qu’en Europe. Et Benyamin Netanyahou serait réélu triomphalement si des élections avaient lieu demain. ».

A lire ceci, il est loisible de se demander dans quel pays vit ce journaliste ? Israël est un pays où, par la force du débat engagé, les gouvernements ne terminent plus leurs mandats. Un pays où les manifestations politiques sont légions. Un pays où la justice, à l’initiative du citoyen, des Ongs ou même du ‘’Palestinien’’ dit son mot politique. Où les gouvernants sont conspués à chaque prise de positions. Où les débats politiques dans les médias existent encore. Où les intellectuels et politiques ‘’palestiniens’’ ont porte ouverte dans ces dits médias….

Des vérités flagrantes et vérifiables par chacun qui démentent ces assertions ayant comme objectif unique de faire endosser au peuple israélien la poursuite du conflit et une éventuelle « disparition de l’Autorité palestinienne ».

Tout n’est pas dit ici sur l’entretien accordé à Denis Sieffert. Mais il est ici évoqué suffisamment de faits démontrant le parti-pris politique de l’envoyé permanent de France 2 à Jérusalem. Un penchant très fort qui déforme ses analyses sur le conflit et que sa chaîne retransmet régulièrement et fidèlement. Une inclinaison à l’opposé de la déontologie du métier d’informer qui a vu, entre autres, un Mohamed Al-Dura « assassiné par les Israéliens » et un « mur de séparation » évoquant un apartheid et non pas une clôture de sécurité.

Une tendance politique qui disqualifie définitivement ce journaliste et ses employeurs par leurs manques de déontologie et de rigueur dans l’information. Mais au point où se trouve la France, cela n’a plus réellement d’importance.

mercredi, décembre 02, 2009

Une résolution européenne de plus

Les Ministres des Affaires étrangères européens vont le 7 décembre prochain se réunir à Bruxelles pour débattre, une fois de plus, du processus de paix entre les Israéliens et les ‘’Palestiniens’’.

Selon quelques autorités averties, sous la pression de la présidence de la Suède sera débattue et prise une résolution appelant au partage de Jérusalem et définissant la partie EST comme capitale de la ‘’Palestine’’. Une décision de l’Europe qui, à ce jour, n’a toujours pas reconnu la partie OUEST comme capitale de l’état juif. Etat pourtant constitué et souverain depuis l’an 1948. Une solution ayant peu de chance de plaire aux Israéliens donc, et que tout observateur objectif ne concevra que comme partiale et frein à toute reprise de ces négociations. Les ‘’Palestiniens’’ obtenant concessions sur concessions internationales sans rien céder en échange, on voit mal la raison d’un changement de tactique de leur part.

Mais là n’est pas le plus cocasse de cette résolution à venir. Aux dires d’observateurs introduits, les Ministres de l’UE appelleront, au terme de leur réunion, « (…) à reprendre immédiatement les négociations (…) » dont l’objectif sera « (…) un Etat palestinien indépendant, démocratique, viable et possédant une continuité territoriale incluant la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-est pour capitale ».

Objectif théorique qui s’apparente à de la politique politicienne aux intérêts pétroliers et financiers bien compris. Objectif qui nuit gravement à Israël par son manque de précisions quant aux exigences israéliennes minimales. Tel un état de ‘’Palestine’’ démilitarisé, ou encore la reconnaissance de son caractère juif assurant ainsi une fin de non recevoir à l’exigence d’un droit de retour de ‘’réfugiés’’ en son sein.

Toutefois, si la réalité permet d’envisager la souveraineté de cet état à naître et sa viabilité, encore faut il que les ‘’Palestiniens’’ cessent de compter sur les subsides étrangers pour assurer leur indépendance nationale. Ce qui n’est pas gagné d’avance.

En ce qui concerne les négociations, Benjamin Netanyahou et son gouvernement sont prêts, depuis leurs installations aux manettes de l’état d’Israël, à s’asseoir à cette table et à y faire des compromis. Mahmoud Abbas, en revanche, n’y voit aucun intérêt sauf à être contraint d’accepter les exigences de la partie israélienne ou, à contrario par son intransigeance, de dévoiler à l’opinion mondiale l’objectif caché des ‘’Palestiniens’’ et, à travers eux, de la Ouma.

Quid en revanche de la démocratie ? Qui pourrait croire que l’organisation du Hamas, pour l’exemple de cette démonstration, respectera le choix des électeurs ? Acceptera la liberté d’opinion ? Ou celle de croire ou non en une religion ? Ou autre babiole du même genre qui fait le plaisir des démocraties ?

Quid de cette continuité territoriale entre la Judée, la Samarie et la bande de Gaza ? Faut-il croire qu’Israël sera, lui, un état sectionné en son milieu par un couloir pour satisfaire cette continuité ? Ou, faut-il comme le bons sens non européen l’exige, imaginer le creusement d’un tunnel qui permettrait aux deux états une continuité territoriale ?

Au vu de la réaction israélienne à ce projet de résolution européenne, nul doute que cette dernière sera réduite à n’être qu’un vœu pieux de plus réduit à rejoindre ceux que l’opinion mondiale a déjà oublié. L’Union Européenne gagnerait en prestige à s’abstenir de défendre l’indéfendable et à noircir Israël parce que l’air du temps l’y oblige.

dimanche, novembre 29, 2009

Des concessions au nom de quelle Paix ?

Selon l’administration US, mais d’autres aussi de par le monde occidental, ce qui bloque l’arrivée définitive d’une paix juste et durable dans la région proche-orientale est principalement la « colonisation des territoires occupés ». Barak Hussein Obama a obtenu, pour partie, que Benjamin Netanyahou plie en ce qui concerne la construction dans les implantations. Grâce à ce gel partiel, le processus est donc logiquement en ‘’bonne voie’’ ! Du moins l’espère t-on encore à la Maison Blanche. Même si Mahmoud Abbas fait, à l’heure actuelle, encore la fine bouche.

Aux dernières nouvelles, d’autres exigences de concessions sans négociations, territoriales cette fois-ci, de la part d’Israël sont à l’étude.

Selon cette facture, pourquoi ne pas exiger aussi de l’état juif une délégation de son pouvoir régalien de signer la paix à un tiers choisi ? D’autant plus, si le négociateur désigné serait mondialement reconnu comme ‘’faiseur de Paix’’, récompensé prématurément d’un prix Nobel, et se disant garant de la sécurité de ce pays ? Une procuration cédée et qui serait alors accolée à quelques garde-fous minimaux relevant d’un consensus général au sein du peuple israélien et que nul ne saurait contester. Sauf, bien sûr, à démontrer clairement de l’hostilité envers le peuple israélien et/ou avoir d’autres projets que l’installation d’une paix juste et durable pour la région.

-Telle la reconnaissance publique du caractère juif irrévocable et intrinsèque de l’état d’Israël.

-Tel le renoncement définitif au ‘’droit de retour’’ de « réfugiés » au sein même de cet état.

-La reconnaissance du lien ancestral entre le peuple juif et ce que d’aucuns nomment encore la terre de « l’entité sioniste ».

-Idem pour ce qui concerne le lien entre le Judaïsme et le Mont du Temple.

-Des frontières sûres incluant les grands blocs des implantations, quitte pour cela mettre en place un échange de terrain équivalent.

-Un état de ‘’Palestine’’ démilitarisé sans possibilité d’accords stratégiques avec des pays tiers.

-Et évidemment la fin du conflit et le renoncement à toutes revendications ultérieures.

Des requêtes minimales qui satisferaient amplement les Israéliens et permettraient, à coup sûr, la venue de cette paix tant attendue. Des exigences qui, à contrario, ne contrarierait plus la création d’un état de ‘’Palestine’’.

Pour tout observateur objectif, si Barak Obama obtenait la paix en incluant ces exigences minimales, l’état d’Israël serait, de toute évidence, forcé de lui ériger des monuments à sa gloire.

En revanche, s’il essuyait un échec -ce qui serait plus que prévisible- cela lèverait toute suspicion quant au désir réel de paix du peuple israélien et changerait radicalement son image internationale ternie par la propagande ennemie.

Nonobstant ce côté farfelu d’un tel transfert de pouvoir régalien, ni le Président US ni tout autre médiateur impartial n’accepteront jamais une telle délégation de pouvoir. Car les élections à venir et les intérêts supranationaux qui ont pour noms pétrole et pétrodollars ne peuvent subir d’échecs aussi retentissants suite à de sérieuses confrontations avec les possesseurs de tant de biens.

Exiger des renoncements d’un pays allié, de surcroît ami et fidèle, le pressuriser et le culpabiliser est une chose. En revanche, obtenir des concessions de la communauté musulmane en faveur de la Paix est une autre paire de manche. Barak Obama ne devait il pas, dès l’après discours de Benjamin Netanyahou à l’université de Bar-Ilan, obtenir des gestes d’ouvertures des pays arabes pour favoriser la paix ?

Où sont-ils ? Loin, très loin de la voie de la Paix.

jeudi, novembre 26, 2009

Rien d’autre qu’une capitulation !

Dans les circonstances internationales actuelles, ce geste fera avancer les intérêts et l’image d’Israël dans le monde. Ce n’est pas une simple étape, ni une étape facile, mais elle présente plus d’avantages que d’inconvénients ». « (…) cela nous permettra de montrer au monde cette vérité simple : le gouvernement israélien souhaite entamer des négociations avec les palestiniens, il prend des décisions pour engager des négociations et est très sérieux dans son intention de promouvoir la paix ».

Ainsi s’est expliqué Benjamin Netanyahou lors de la réunion du cabinet de sécurité israélien concernant le gel des constructions en Judée et Samarie. Un gel qui ne concernera pas Jérusalem-est ni l’accroissement naturel des implantations. Un gel qui a le mérite, dorénavant, d’exister officiellement et qui donne l’occasion à Mahmoud Abbas de descendre de l’arbre où Barak Hussein Obama l’avait suspendu.

Aux dernières réactions de l’Autorité palestinienne cette décision israélienne ne semble pas suffisante pour débuter des négociations de paix.

Pour le premier ministre palestinien Salam Fayyad le gel des constructions est inacceptable sans un gel à Jérusalem-est, que les palestiniens veulent comme capitale de leur futur état.

Pour Nabil Abou Rdeneh, conseiller du président de l'Autorité palestinienne, un gel laissant Jérusalem-Est de côté serait inacceptable : « Toute offre israélienne qui n'inclut pas Jérusalem sera immédiatement rejetée. Aucun Palestinien, aucun arabe ne franchira cette ligne ».

Si au nom des USA, George Mitchell a salué cette décision comme un « développement positif et un pas significatif » pour une reprise des négociations de paix, à contrario, quel sorte de ‘’Palestinien’’, ou d’arabe puisque concerné par le processus de paix, accepterait -lors de véritables négociations- la prédominance définitive d’Israël sur cette partie de la ville, voire tout simplement un partage ?

A l’heure actuelle, nul ‘’Palestinien’’ ne s’avise à envisager une partition de la ville sainte, n’imagine avoir comme concitoyens des Israéliens, n’évoque l’idée d’une reconnaissance du caractère juif de l’état d’Israël et donc celle d’abandonner l’exigence d’un droit au retour de ‘’réfugiés’’ en son sein.

Décisions pourtant minimales que toutes négociations avec le gouvernement de Benjamin Netanyahou impliqueraient de prendre clairement au nom d’une paix juste et durable.

Ce qui pousse l’Autorité palestinienne de tout tenter afin d’éviter cette ‘’confrontation’’.

D’où l’exigence d’un arrêt total de la construction dans les ‘’colonies’’, Jérusalem compris. De la menace d’Abou Mazen de ne pas se représenter lors d’éventuelles élections à venir, et mettre à mal ainsi l’existence administrative de l’AP. De déclarer unilatéralement un état de ‘’Palestine’’. D’en appeler au Conseil de sécurité aux fins d’une résolution onusienne reconnaissant la solution de deux états vivant côte à côte, avec comme frontières celles de 1967 et Jérusalem-est comme capitale ‘’palestinienne’’. Voire d’une reprise d’une troisième intifada.

Cela sans compter d’autres exigences qui viendront en temps utile. Tel un retour des ‘’réfugiés’’ au sein de « l’entité sioniste », puis le droit de la ‘’Palestine’’ d’avoir des accords stratégiques avec qui lui plaît, la maitrise de ses cieux, ou encore une force armée pour la défendre.

Au pays des aveugles le borgne est roi. Le monde occidental se refuse à voir l’évidence d’un refus de toute négociation sérieuse de la part des ‘’Palestiniens’’ soutenus par le monde musulman. Seule une reddition, une défaite, une humiliation sera acceptée.

Le seul hic à cette fin ‘’heureuse’’ est que le peuple juif a encore besoin de ce refuge pour de nombreuses générations.

lundi, novembre 23, 2009

Caroline Fourest contre Israël

On ne présente plus celle qui a fait de l’anti Tarik Ramadan son cheval de bataille afin d’atteindre la célébrité. Ce dernier s’épuisant, la voici galopant dorénavant sur le canasson de l’anti-israélisme primaire. Un étalon d’endurance et de ‘’première qualité’’ assurant à son jockey, à coup sûr, réputation ‘’d’expert’’, invitations dans les médias et libres publications ‘’d’opinions’’ devant garantir obligatoirement le statut éternel de bouc émissaire de l’état juif.

Dans une tribune parue dans son quotidien préféré et intitulée « Israël contre Obama », on ne compte plus les contre-vérités de cette dame. La première d’entre elles, est l’affirmation d’un « (…) tournant dans les relations américaines et israéliennes. Sans que l'on puisse encore prédire sa portée ».

Au dire des derniers sondages US, Barak Obama est en chute libre et Israël reconnu de plus en plus comme l’allié le plus fiable de cet état. Ce qui permet de réduire à presque rien la ‘’portée de ce tournant’’ annoncée.

Si l’avenir relationnel US-Israël est confus dans l’esprit de Caroline, le passé est, quant à lui, analysé ‘’scrupuleusement’’ à l’aune d’une phrase anodine mais pleine de sous-entendus : « Force est de constater qu'aujourd'hui, sans doute plus qu'hier, le gouvernement israélien porte la responsabilité du blocage ».

Le gouvernement d’Ehud Olmert avec son intention de partager Jérusalem et d’accueillir un nombre limité de ‘’réfugiés’’, celui d’Ariel Sharon et son évacuation unilatérale de la bande de Gaza, celui d’Ehud Barak acceptant les critères Clinton, ou encore celui d’Itshak Rabin paraphant les « accords d’Oslo » sont donc -selon Mlle Fourest- également « responsables » de la situation actuelle de non paix !

L’Autorité palestinienne (celle d’hier et d’aujourd’hui) par son refus d’abandonner son exigence d’un ‘’droit au retour de réfugiés’’ au sein même d’Israël, de son obligation de reconnaître le caractère intrinsèque de l’état juif -condition sine qua non israélienne-, ou encore de sa négation du lien ente le Judaïsme et le Mont du Temple n’ont évidemment rien à voir avec les divers ‘’échecs’’ des gouvernements israéliens successifs !

Seul « au moins le gel des colonies » permettrait à l’Autorité palestinienne d’être en position de force pour s'autoproclamer « "Etat palestinien" avec l'accord de la communauté internationale », pour normaliser « ses relations avec Israël », et pour négocier « ensuite en position de force avec le Hamas au sujet de Gaza ».

Théorie fourestienne vaseuse si l’on se réfère là encore aux divers refus susmentionnés de l’A.P. que le Hamas, lui-même, approuve.

De la théorie fumeuse aux affirmations assénées par la force d’une certitude, la main de Caroline Fourest ne tremble pas. Ses opinions affirmant que Tsahal est « infiltrée par des militaires orthodoxes combattant au nom de Dieu et non plus au nom de la nation », ou que « La violence disproportionnée avec laquelle l'armée israélienne a répondu au harcèlement des roquettes du Hamas » trahissent une « perte de raison » non pas d’un « Israël (qui) entretient un fanatisme » mais d’une ‘’journaliste’’ en mal de reconnaissance publique et de vedettariat.

Cela se vérifie d’autant plus lorsqu’elle assure, plus loin et le plus sérieusement, que les Etats-Unis ont « une fois de plus dû dégainer leur veto pour empêcher une nouvelle mise en accusation d'Israël à propos du rapport Goldstone sur la guerre de Gaza » sans, pour autant, préciser à ses lecteurs la date d’une telle action, ou lorsqu’elle écrit que « L'illusion d'un choc entre un bloc musulman et un bloc occidental a vécu ».

Des allégations démontrant, si besoin était, que les meilleurs esprits ont aussi besoin d’une nourriture terrestre. Le politiquement correct a donc fourni ce qu’il fallait à Caroline Fourest. A elle de se montrer reconnaissante.

mercredi, novembre 18, 2009

Kouchner, toujours un ‘’ami’’ d’Israël

Le Ministre français des Affaires étrangères, dans une interview donnée au quotidien à fort tirage Yediot Arahonot, insiste sur l’amitié qu’il aurait pour Israël. « Je suis un grand ami d’Israël, je souhaite la paix, et je me suis battu pour cela de longues années » ; « J’aime la démocratie israélienne » ; « Ne vous méprenez pas quant à vos amis. La France est l’amie d’Israël, et si la sécurité d’Israël est menacée, nous serons à ses côtés ».

Si de telles phrases de prime abord peuvent séduire, le reste de l’entretien apporte le doute quant à leur vraisemblance.

Il en est ainsi lorsqu’il aborde le rapport Goldstone. Bernard Kouchner nous rappelle alors que la France a demandé aux ‘’Palestiniens’’ de revoir le texte qu’ils ont déposé à Genève. Suite au refus de ces derniers, « (…) nous n’avons pas participé au vote. La deuxième fois, nous nous sommes abstenus lors du vote sur le transfert du rapport à l’Assemblée générale de l’ONU ».

S’opposer de front à sa majorité systématiquement anti-israélienne aurait eu à n’en point douter, pour la patrie des droits de l’homme, une autre allure. Peut-on alors, suite à cette attitude, spéculer un court instant que la France opposera son véto, au Conseil de sécurité, lors de toutes tentatives de transmission du dossier au Tribunal Pénal International ? Evidemment que non !

Mais le pire est à venir : « Notre position est claire, nous avons toujours dit que nous voulions qu’il y ait du côté israélien une commission d’enquête indépendante. Ce n’est pas que nous adoptons une position inamicale, mais que, face à de telles accusations, cela me semble normal. Qui plus est, c’est dans l’intérêt d’Israël ».

Ainsi, si à l’avenir, quelque individu mandaté par le Conseil de droit de l’homme, dont chacun connaît son intégrité en la matière, enquête -par exemple- sur le sang d’enfants chrétiens récupérés par les Juifs pour faire du pain azyme, ou que Tsahal prélèvent des organes humains pour les vendre sur des ‘’Palestiniens’’ assassinés dans cet objectif, et que des témoignages corroborent de telles accusations sans pour autant amener de preuves formelles, Israël devra mener des enquêtes judiciaires ‘’dans son propre intérêt’’.

La charge de la preuve étant dorénavant en ce qui concerne Israël à sa charge et non plus à celle de ses procureurs.

La suite est à l'avenant. Au rappel du journaliste de la qualification de ce rapport de « récompense au terrorisme » par le gouvernement israélien, Bernard Kouchner cite la position française quant à l’opération « Plomb durci » : « (…) nous nous sommes opposés à l’entrée de l’armée israélienne dans Gaza et nous l’avons dit à l’époque, en tant qu’amis. Si des amis ne se parlent pas franchement, ce ne sont pas de véritables amis. Nous avions dit de manière très claire que ce n’est pas bon pour l’image d’Israël dans le monde ».

S’il est vrai qu’un conflit n’est jamais bon pour l’image d’un pays démocratique, nul ne peut douter que les dizaines de roquettes par jour lancées sur le territoire israélien n’étaient point appréciées par les citoyens de ce pays. ‘’L’ami’’ d’Israël ne se pose même plus la question à ce sujet.

On recherche, par ailleurs, désespérément ne serait-ce qu’une démarche diplomatique française, dans ces quatre dernières années, entreprise aux fins de faire cesser les tirs de missiles du Hamas contre les civils et constituant, pour le moins, des crimes contre l’humanité. Des preuves de ces faits, Israël en possède des milliers -entreposées dans quelques dépôts de Sdérot- et que Bernard Kouchner a ôté de sa mémoire.

Si malgré de tels propos ‘’amicaux’’ la France doit être encore considérée comme un pays ami, les déclarations de son ministre ne viennent pas moins confirmer toute la saveur du célèbre adage demandant à D… de nous préserver de nos amis.

vendredi, novembre 13, 2009

Charles Enderlin en reportage

On ne présente plus Charles Enderlin, le ‘’professionnel’’ envoyé permanent de France 2 à Jérusalem. Dans un de ses ‘’reportages’’ sur la clôture de sécurité entre la Judée-Samarie et Israël, il en vient à la nommer, lors de sa conclusion, « mur de séparation », D’autres, intellectuellement moins fins que lui, auraient choisis le terme de ‘’ mur de ségrégation ’’. C’est d’ailleurs ce que laisse supposer David Pujadas dans le lancement de la séquence :

« Des ouvriers palestiniens qui franchissent clandestinement le mur de séparation pour aller travailler précisément au profit des israéliens sur des chantiers qui grignotent leur territoire ». Quel auditeur ne comparerait pas, automatiquement, ces personnes « interdites de séjours » à Jérusalem à la situation des noirs d’Afrique du Sud interdits de côtoyer la communauté blanche de leur pays lors de l’apartheid ?

Des ‘’Palestiniens’’ qui, pour faire vivre leur famille, prennent « le risque d’être arrêtés et condamnés à de la prison », « rampent sous les barbelés » et guettent la patrouille israélienne « avant de passer de l’autre côté ».

L’autre partie du ‘’reportage’’ est consacrée à l’exploitation de ces travailleurs clandestins dans un « chantier d’une implantation à Jérusalem Est » qui « permettent ainsi le développement de la colonisation ». « Aujourd’hui, ils seraient plus de quarante milles » à « franchir le mur là où il n’est pas terminé » et « là où il est surveillé sporadiquement par les gardes-frontières ».

D’où la conclusion enderlinesque que « l’importance sécuritaire de cet ouvrage est donc très limité, les terroristes aussi pourraient utiliser ces points de passages ». « En d’autres termes il ne s’agit pas d’un mur de sécurité mais d’un mur de séparation ».

Preuve est donc faite, par le journaliste, que la clôture de sécurité n’est en rien bénéfique à la tranquillité des Israéliens mais sert des desseins politiques malsains. Une idée de mur pourtant née dans les milieux de gauche dans les années 1995-2000, principalement le mouvement de la Paix maintenant, et combattue par les partis de droite de peur d’entériner le fait d’un état ‘’palestinien’’. Une clôture entreprise par Ariel Sharon en 2002, et qui dès sa construction a vu décroître le nombre d’attentats, jusqu’à ne plus en permettre un seul de nos jours.

Charles Enderlin n’étant pas à son premier ‘’reportage’’ orienté politiquement et à charge contre Israël, il y aurait beaucoup à dire et à rappeler si cela pouvait ressusciter son devoir d’objectivité lié à la déontologie du métier. Comme par exemple, le fait oublié qu’avant les crimes contre l’humanité commis à l’encontre des civils israéliens, les ‘’palestiniens’’ circulaient et travaillaient librement en Israël.

Mais le plus caustique serait de lui demander quel nom donne t-il à la barrière séparant les Israéliens des individus de la bande de Gaza, gouvernés par le Hamas et creusant des tunnels pour importer armes, explosifs et roquettes, voire permettre l’enlèvement d’otage ?

Osera t-il, là encore, confirmer ‘’l’apartheid’’ israélien en nommant cette clôture « mur de séparation » ?