mercredi 18 mars 2009

La pensée unique a encore frappé

Eric Zemmour est un journaliste de talent, puisqu’invité en permanence dans différents médias pour y verser toute sa science sur tout propos. Dans le quotidien Le Figaro, il a écrit un article dont le sujet est la dénonciation du « Mythe du complot (qui) fait toujours recette » chez ceux qui cherchent « (…) des boucs émissaires afin de trouver des explications simples à ce qui leur déplaît ». Un sujet que l’on sait permanent et d’actualité chez le peuple juif en général et devenant préoccupant pour le peuple israélien.

Cependant, ne croyez pas que ce dernier, pour Eric Zemmour, ne fait pas parti de « ceux qui cherchent des boucs émissaires ». Ainsi, affirme t-il dans sa chronique, « Les gouvernements israéliens se servent volontiers de l'extermination des Juifs, pendant la Seconde Guerre mondiale, comme armure médiatique de leur politique » (sic).

J’ai eu beau chercher, réfléchir, interroger mes proches… Aucun souvenir ne vint corroborer cette assertion introduite, on ne sait pourquoi, dans un texte à priori intéressant. Sur ce, j’ai décidé de poser la question directement à l’auteur en lui réclamant des précisions quant aux occasions où son assertion s’est avérée être exacte : « Etant Israélien, et au courant de la politique de ce pays, j'ai beau cherché je ne vois pas quand un politique, un parti, un ministre a couvert les agissements de son pays par l'armure médiatique de la Shoa ? ».

Voici sa réponse : « Il faudrait un (gros) livre pour collationner toutes les références à la shoah dans la bouche des gouvernements israéliens depuis au moins Begin qui affectionnait les déclarations du genre : « nous ne laisserons pas exterminer notre peuple à nouveau ». Si je me souviens bien, à la vielle de la guerre des six jours déjà…Les Palestiniens sont dans le désir mimétique : ils imitent en tout Israël qu’ils haïssent d’admirer autant, qu’ils veulent détruire pour mieux le remplacer : naqba pour shoah, gaza-camp de concentration. Etc. Mais il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Cordialement. Eric. ».

Si sa réponse est polie et sèche, elle n’en est pas moins vide de précision quant à ma demande. Les conflits n’étant pas une denrée rare dans cette région du monde, on peut légitimement s’interroger sur ce manque de preuves confirmant ses dires et son seul rappel de Menahem Begin (z’’l) retiré de la politique en 1983 et décédé en 1992 ! Une seule citation qui, cependant, ne confirme en rien ce qu’il affirme, et qui ne suffirait pas à remplir, sur ce sujet, son « gros livre ».

En revanche, il est intéressant de s’apercevoir qu’il est, lui-même, plus prolixe lorsqu’il s’agit de rappeler la lobotomisation de la propagande ennemie qui, à chaque occasion, rattache les faits et gestes d’Israël à cette sombre période. Ainsi, la Shoa est Nakba, Gaza… un camp de concentration, Tsahal… l’armée nazie, l’étoile de David… le svastika, un combat…un génocide, etc.…

Si Eric Zemmour a écrit cette phrase, ce ne fut pas par volonté de nuire à Israël et à sa caste dirigeante, mais persuadé de la réalité de ce fait. Ce journaliste, comme tant d’autres, subissent inconsciemment ‘’l’air du temps’’ qui affirme, sans fin, la nocivité, la malignité, le vice d’Israël, quand ce n’est pas son abus d’existence.

Et sans un sursaut des intellectuels, mais aussi de la classe politique française et européenne, il est à craindre qu’Israël continuera à avoir mauvaise presse, alors qu’il n’est que le bouc émissaire de certains qui leur permet « de trouver des explications simples à ce qui leur déplaît ».

Et cela n’est pas un mythe.

jeudi 12 mars 2009

Le ''judaïsme'' de Jacques Attali

Jacques Attali a accordé une interview concernant la publication de son « Dictionnaire amoureux du Judaïsme ». A lire cet entretien, intitulé -par les soins de la rédaction du journal en ligne LeMatin- « Jacques Attali: ‘’Israël n'est pas le peuple juif’’ », on ne peut douter que l’abysse creusé par ses différentes interventions n’augmentent entre lui et la très grande majorité du peuple juif à travers la planète. Et notamment la part belle qui habite la terre ancestrale du Judaïsme.

A la question de savoir si « (…) le conflit israélo-palestinien empêche actuellement d'être amoureux du peuple juif ? » Jacques Attali répond que « C'est un conflit territorial entre deux nations. Ça n'a aucun rapport avec le judaïsme qui existe depuis 3000 ans et qui continuera à exister quoi qu'il arrive à Israël ».

S’il est vrai que le Judaïsme survivra à ce qui pourrait arriver à l’Etat d’Israël, on se demande quel est le nom du deuxième belligérant ? Si le conflit est seulement et vraiment territorial, pour quelles raisons autant de pays musulmans, éloignés du front, n’entretiennent pas de relations diplomatiques et commerciales avec l’état Hébreu depuis sa renaissance et fournissent autant de moyens à son éradication ?

Lors de la question suivante, Attali persiste et signe : « Le peuple juif a une histoire planétaire et millénaire qui n'a rien à voir avec l'Etat d'Israël ». Il est dommage que le journaliste n’ait pas pensé à lui demander par qui est constitué le peuple israélien et pour quelle raison et pour qui ce pays fut crée ?

Mais n’en demandons pas trop à un individu qui confirme, l’air agacé, au journaliste que l’intolérance actuelle n’est pas liée au conflit israélo-arabe : « L'antisémitisme précède l'existence de l'Etat d'Israël. La Shoah a eu lieu avant la création de l'Etat d'Israël ».

Que les « morts aux juifs » soient devenus, de nos jours, des slogans courants dans les manifestations ‘’pacifiques’’ françaises et européennes ; que les biens de la communauté juive soient protégés à temps complet pour éviter tout vandalisme ; et que les Juifs eux-mêmes soient violentés dès qu’ils sont reconnus comme tels, n’interpelle nullement ce ‘’grand esprit’’. Pour lui l’antisémitisme s’est arrêté à la Shoah.

C’est probablement pour cette raison que nul ne se souvient de sa présence lors de la manifestation de 2002, organisée par le Crif et ayant pour thème « Contre l’antisémitisme et pour l’amitié avec Israël ».

Les dernières réponses de ce triste sire dénoncent un complot américano-sioniste voulant attribuer le caractère antisémite à la France pour faire immigrer la communauté juive française en Israël.

Si ce ‘’complot’’ aurait réussi, Jacques Attali aurait-il changé d’opinion et finir par affirmer qu’Israël EST partie intégrante du peuple juif ?

Rien n’est moins sûr. Car cela compromettrait ses nombreuses invitations à discourir dans les médias ainsi que la promotion de ses bouquins. Et entre deux maux, il faut bien choisir.

mardi 10 mars 2009

Des paroles disproportionnées

C’est largement à se demander si la raison, la logique et le bon sens ont déserté le monde occidental tant l’incompréhension des dires et des faits des hommes politiques sur le conflit proche-oriental nous saisit. Le Ministre des Affaires étrangères françaises, Bernard Kouchner, a accordé une interview à l’inénarrable et ‘’grand spécialiste’’ Renaud Girard -collaborateur du Figaro- qui interpelle tout intellect convenablement constitué dès les questions posées.

« La France a été précurseur sur la Syrie. Pourquoi ne le seriez-vous pas en parlant avec le Hamas, qui, après tout, a gagné les seules élections libres jamais organisées en Palestine ? »

Il suffit donc, pour le journaliste, de participer à des élections démocratiques pour devenir fréquentable. Sans se recentrer sur d’autres ‘’élus démocratiques ‘’ et sur les catastrophes planétaires qu’ils ont déclenché par la suite, on est interloqué par la mise à l’écart systématique de toutes réflexions sur les crimes contre l’humanité, reconnus par tous, commis par cette organisation dans l’objectif de détruire un état souverain.

Bien qu’appelant du pied à la « constitution d’un gouvernement représentatif de tous les Palestiniens », Bernard Kouchner ne s’est pas laisser aller au delà des limites que la bienséance impose encore sur le sujet : « Dès lors que le Hamas formera un gouvernement avec le Fatah et respectera les principes du processus de paix, nous n'au¬rons plus de problème pour parler avec lui ». Tout comme Israël.

Mais faut-il être forcément ministre pour s’apercevoir que le Hamas n’est pas au seuil d’une reconnaissance explicite de l’état juif, des traités déjà signés et de la fin des violences à son égard ?

Evidemment que non !

Une autre question, tout comme sa réponse, laissent pantois l’honnête quidam en quête d’informations sur la politique étrangère de la France, défenderesse (paraît-il) des valeurs universelles.

« Fin décembre, la ministre des Affaires étrangères israélienne Tzipi Livni a été reçue à l'Élysée. Le président Sarkozy lui a recommandé la modération sur l'affaire de Gaza. Y a-t-il une fatalité à ce qu'Israël n'écoute jamais les conseils de la France ? ».

Un état, garant de la sécurité de ses citoyens peut il être « modéré » lorsqu’il reçoit sur son territoire près de quatre vingt missiles par jour et une déclaration de guerre en bonne et due forme de la part du Hamas, organisation ‘’élue démocratiquement ’’ ? Là encore non !

Par ailleurs, lorsque l’on sait les précautions prisent par l’armée israélienne lors de l’opération « plomb durci » on se demande légitimement où peut encore se nicher la ‘’modération’’ souhaitée par le président français !

Si pour le Ministre, « La suite a montré que l'offensive militaire israélienne à Gaza a été contre-productive et n'a rien réglé » l’observateur moyen comprendra lui, alors, que la ‘’fatalité’’ soulevée par l’intervieweur se poursuive entre Israël et la France un certain temps encore.

D’autant plus lorsqu’on lit la suite.

Q : « En poursuivant son processus de colonisation en Cisjordanie occupée, Israël ne rend-il pas impossible la constitution future d'un État palestinien viable ? ».

R : « Sans aucun doute. (…) Il n'y aura pas de paix possible tant que les colonies essaimeront ».

Quelle logique permet d’affirmer qu’une ‘’colonisation’’ israélienne empêche la constitution d’un futur état ‘’palestinien’’ ? Combien de pays ont trouvé leur indépendance bien après des siècles d’impérialisme français, anglais, espagnol, portugais et autre hollandais ?

C’est oublier aussi qu’Israël, au nom de la paix avec l’Egypte, détruisit Yamit dans le Sinaï, mais aussi toutes les implantations de la bande de Gaza dans l’espoir de voir ce territoire devenir prospère entre les mains des ‘’Palestiniens’’.

C’est oublier encore qu’Israël se retirera seulement des territoires lorsque la Paix, exigée par tout processus, sera assurée définitivement par ses voisins immédiats. Et omettre cette condition première ne permet pas, selon tout bon sens, de devenir ministre dans une démocratie. Ce qui est pourtant le cas en France, mais aussi en Europe. Ce qui laisse deviner l’état lamentable mental de cette région du monde.

Mais le pompon de l’interview reste à venir :

Q : « L'histoire de la dernière décennie à Gaza se résume à des bombes financées par les Américains détruisant des installations publiques palestiniennes financées par les Européens. N'est-il pas temps d'arrêter ce cycle ? »

R : « C'est la guerre qu'il faut arrêter. (…) Mais l'urgence aujourd'hui, c'est la levée du blocus de Gaza et des barrages militaires israéliens en Cisjordanie ».

Là encore, toute réflexion a disparu. Outre que l’intellect non encore lobotomisé peut se demander qui finance les missiles provoquant les dégâts dans les villes israéliennes aux abords de la bande de Gaza -seule cause des représailles israéliennes- l’interrogation quant à l’urgence de la levée du blocus et des check-points reste posée. Sauf, évidemment, à refuser de prendre en compte la sécurité essentielle des israéliens pourtant affirmée haut et fort par le gouvernement français.

Mais qui le croit encore ? N’a-t-il pas assuré de contribuer à l’arrêt de la contrebande d’armes vers Gaza ? Paroles assurément excessives en vue des pauvres moyens français.

Comme on le voit, la pensée politique française oublie volontairement, lorsqu’il s’agit du conflit proche-oriental, toute logique, raison et bon sens. Les pays n’ayant que des intérêts et pas d’amis on n’est guère étonné de voir les alliés naturels de la France humiliés, voire combattus par cette dernière.

Son gain immédiat est le calme de ses banlieues, mais aussi le pétrole et les pétrodollars des pays musulmans. Que pèse donc le peuple israélien face à ces soucis qui s’amoncellent sur les bureaux des décideurs français, mais aussi européens ?

mardi 3 mars 2009

Notre ex-‘’amie’’ du PCF

Ce que n’aime pas particulièrement le Parti communiste français, comme tous les partis frères d’ailleurs, est d’être rapproché idéologiquement aux autres extrêmes. Tel le brun, évidemment, mais aussi le vert de l’islamisme.

Richard Prasquier, président du Crif, avait dans des propos tenus sur Radio France Internationale « assimilé la position du Parti communiste français à celle des groupes islamistes radicaux voir à celle du terrorisme international ».

N’appréciant point cet amalgame, et reconnaissant de ce fait la barbarie de l’idéologie des groupes islamistes radicaux, Marie-Georges buffet -Secrétaire Nationale du PCF- adressa une lettre au Président du Crif lui précisant que cela n’est pas acceptable « (…) en regard des rapports entre nos deux organisations marquées jusqu’à présent par le débat, la confrontation mais la reconnaissance de la parole réellement portée de part et d’autre ». Mais aussi en regard de l’histoire du parti et des « combats menés par les communistes français tout au long de leur histoire (…), de la mémoire de ces résistants juifs et communistes ou l’inverse, (…et) pour tous les justes qui sont dans nos rangs ».

S’il est vrai qu’entre la communauté juive et le parti rouge le débat et la confrontation ne sont pas des vains mots depuis longtemps, pour ce qui est de l’histoire, la Secrétaire du parti aurait pu, par souci d’honnêteté, rappeler aussi le pacte de non agression daté du 23 août 1939 signé entre le Parti National-socialiste du Führer et l’URSS soutenu alors par le Parti Communiste Français.

Détail honteux et qui ferait tâche aujourd’hui dans une lettre adressée au Président d’une association de la communauté juive.

Détail oublié intentionnellement et lui permettant de se prévaloir de la mémoire des résistants à la barbarie nazie et de celles des justes parmi les hommes mettant en péril alors leurs vies pour sauver des individus parce que JUIFS.

Détail effacé qui permet de positionner cyniquement le parti dans le camp des démocrates.

Il en va pourtant tout autrement aujourd’hui au PCF. Il ne peut se justifier de résistants à l’islamisme, véritable pendant du fascisme. Et encore moins de justes prêts à se sacrifier pour combattre l’antisémitisme renaissant en France par la grâce des ‘’jeunes’’, véritables soutiens des « groupes islamistes radicaux » dénoncés.

De nos jours, bien au contraire, ce parti manifeste auprès de ces ‘’jeunes’’ dans les rues de France contre -dixit Marie Georges Buffet- « (…) les colonisations, les annexions, le mur » et pour « (…) un Etat Palestinien libre, viable sur les frontières de 1967, indépendant au coté d’un Etat Israélien, vivant en sécurité ».

Un bla-bla rituel justifiant l’antisionisme.

Et tant pis si les manifestants côtoyant ceux du PCF hurlent « mort aux Juifs » ; brûlent des drapeaux israéliens ; manifestent avec des maquettes de missiles sur l’épaule ; brandissent des pancartes assimilant les Sionistes, donc les Juifs israéliens, à des SS ; jumellent la croix gammée et l’étoile de David ou comparent les Israéliens aux nazis d’hier !!!

Des abus qui caricaturent l’objet même des manifestations sensées rechercher une « paix juste et durable ».

Toutes choses cependant vues et entendues par Marie-Georges Buffet lors de sa participation aux manifestations ( photos ) et jamais dénoncées du haut de la tribune de son parti, ‘’riche’’ -dit-elle- d’une histoire du passé.

On a entendu, lors d’un dîner annuel passé du Crif, Roger Cukierman -ancien président de l’association- dénoncer la collusion entre les mouvements politiques brun-vert-rouge. Lors de son dernier dîner annuel, le Crif n’a pas invité, pour la première fois, la Secrétaire Nationale du Parti Communiste Français rejoignant, de ce fait, la liste peu enviable des exclus comprenant le Front National et la Ligue Communiste Révolutionnaire.

Si cela a pris un certain temps aux responsables du Crif pour reconnaître que le PCF combat Israël au non d’une certaine palestinophilie frôlant l’antisionisme primaire, il faut espérer que le temps n’effacera pas cette décision salutaire pour la défense du Sionisme qui n’est autre que le droit à l’autodétermination du peuple juif sur une partie de sa terre ancestrale.

mardi 17 février 2009

Idée préconçue

Avigord Libermann a remporté quinze sièges parlementaires lors des dernières élections israéliennes. Ce qui lui donne assurément une possibilité de se joindre à toute coalition gouvernementale qui se formera. Au vu de son programme de gouvernement, les médias, mais aussi les classes politiques étrangères -notamment européennes- ont classé son parti Israël Beiteinou comme « extrémiste de droite ». Simplificateur à souhait, ce qualificatif ne tient pas la route si l’on confronte, par exemple, les exigences de ce parti aux requêtes de l’Autorité palestinienne (AP) lui permettant, selon sa vision, de parvenir à une « paix juste et durable » pour la région !!!

Cette dernière, partenaire d’une résolution définitive, a, entre autre, comme exigence indiscutable un retrait total de tous les « colons » du territoire appelé à devenir la « nouvelle Palestine ». Ainsi, il est inenvisageable à ses yeux de voir des « colonies » juives devenir des villes palestiniennes, et des Israéliens acquérir une nationalité de plus ou recevoir un statut de résident légal et permanent. Cette ‘’Palestine’’ se devra d’être Judenrein. Point barre. Il n’est pas dit, en revanche, si les synagogues seront détruites après le départ des religieux à l’image de ce qui s’est fait dans la bande de Gaza en 2005 !?

Ce que propose Avigord Libermann n’est ni plus ni moins qu’un copier coller de l’exigence de l’AP. A une différence de taille près tout de même. Les villes et villages arabo-israéliens proches de la ligne d’armistice de 1949 ne seront pas détruits et leurs habitants expulsés, mais intégrés dans la « nouvelle Palestine » par un déplacement de frontières. Quant aux habitants de ceux se situant au sein même du territoire israélien, ils seront considérés comme citoyens à part entière à la condition écrite d’être loyaux à l’état juif.

On a donc d’un côté une région qui sera totalement purifiée de tout juif et de l’autre un état exigeant de ses citoyens arabo-musulmans restant, mais aussi de tous les autres habitants -Juifs religieux compris, une loyauté totale à l’égard du pays. Et c’est cette exigence politique qui autorise certaines ‘’bonnes consciences’’ d’affirmer l’extrémisme de droite d’Avigord Libermann!?!?

Le second point phare du programme d’Israël Beiteinou est justement la loyauté indiscutable envers le pays. Si cette obligation n’est point respectée, il n’est nullement prévu qu’une expulsion sera envisagée à l’encontre des récalcitrants, mais que des sanctions financières, administratives ou autre de même genre seront prises selon la loi. Si l’on compare là encore cette future décision au vécu de la ‘’démocratie ‘’ passé et actuel de l’Olp, de celui de l’AP au temps de feu Yasser Arafat, ou encore de celui du Hamastan, il n’y a pas photo. Car le négatif de ceux qui furent muselés, emprisonnés et/ou assassinés pour avoir été déloyaux aux gouvernants ‘’palestiniens’’ en place nous est encore en mémoire.

Et c’est encore le parti israélien qui est, là, qualifié « d’extrémiste de droite », et l’AP, voire bientôt le Hamas pourquoi pas, confirmés comme fréquentables ?

Mahmoud Abbas, le Président de l’AP, a été récemment reçu par le parlement européen et a été ovationné par les députés présents. Un tonnerre d’applaudissements a ‘’remercié’’ ce dernier pour avoir demandé l’arrêt de toute coopération « (…) avec Israël en tant que pays qui se place au dessus des lois (…) », et réclamé l’interrogation des « (…) leaders israéliens qui œuvrent en dehors de tout cadre juridique. ».

Qui peut réellement imaginer, par les temps qui courent qu’Avigord Libermann, fier de son pays et le défendant bec et ongles, serait reçu d’une telle manière en Europe ?

Nul n’y pense ! Pas même pour Benjamin Netanyahou, homme politique de droite et membre d’un parti qui a signé la Paix en 1981 avec l’Egypte.

dimanche 15 février 2009

Une guerre qui vient

Le président américain Barak Obama est en poste à la Maison Blanche depuis le 20 janvier dernier. Si l’on se fie à sa volonté affichée de négocier directement, l’on pourrait en déduire, si l’on était un tant soi peu optimiste, que le différent nucléaire avec l’Iran ira en s’atténuant et que le Proche-Orient se dirige, enfin, vers une période de calme. Malheureusement, si l’on analyse minutieusement les réactions à ce jour de la théocratie iranienne, on ne peut exclure que la détermination des démocrates us ne se brise sur son refus de renoncer à sa domination sur la communauté musulmane par la possession de la bombe nucléaire. Les américains feront ils alors du Georges W Bush en pilonnant les centrales iraniennes ? A ce jour, nul ne connaît suffisamment le courage du nouvel élu pour abonder dans tel ou tel sens.

En revanche, s’il est une évidence, c’est que l’état d’Israël ne s’autorisera nulle hypothèse de travail impliquant le cas d’un Iran nucléarisé. Benjamin Netanyahou aux manettes de l’état d’Israël, on ne peut douter que la Knesset ainsi que le peuple dans sa très grande majorité lui imposera une attaque ciblée du danger à l’image de ce qui se fit à Osirak en 1981. Ce qui déclenchera, en riposte, les missiles des Ayatollahs, mais aussi ceux de leurs affidés tels le Hamas, le Hezbollah ou encore la Syrie. Israël étant préparé au scénario de cette guerre prévisible, on ne peut douter de sa réaction militaire, forcément « disproportionnée », par voie de terre, air et mer.

Ce n’est donc pas a priori cette guerre-ci que le monde occidental doit redouter. Israël est à même d’y faire face, même si malheureusement des victimes seront à déplorer et les condamnations internationales usuelles et hypocrites de mise.

Il est une guerre, par contre, qui s’annonce beaucoup plus dangereuse pour l’occident si les autorités compétentes ne se décident à agir rapidement pour l’enrayer tant que faire se peut.

Lors de la dernière offensive israélienne dans la bande de Gaza, l’on a pu mesurer le degré de haine à l’encontre du peuple juif qui habite le cœur du monde musulman. Particulièrement les musulmans demeurant au sein de l’Europe qui ressentent le soutien de celle-ci à Israël comme injuste et toute victoire israélienne comme humiliante. Au-delà des habituels drapeaux israéliens brûlés et des sempiternels slogans antisémites tels « morts aux Juifs » (que nul parti politique européen n’a d’ailleurs à ce jour condamné) on a pu s’apercevoir que des membres de la communauté juive, ainsi que ses biens furent atteints cette fois-ci beaucoup plus fortement. Mais aussi que le soutien au Hamas fut plus prononcé en terre européenne qu’en terre musulmane, et que les partis politiques, conscients de cette force communautaire, ont courbé l’échine en faisant silence ou ont défilé, eux aussi, pour dénoncer les « crimes » des Juifs.

En conséquence, si l’on imagine que dans un futur proche, par sa réaction aux missiles reçus, Israël humilie à nouveau ce monde musulman malade de sa haine ancestrale, en éradiquant pour de bon le Hamas ainsi que le Hezbollah, en détruisant l’armée syrienne et ridiculisant le régime perse qui préconise interminablement la fin proche de « l’entité sioniste », il est à craindre sérieusement que le monde musulman européen s’enflammera gravement.

Si des dégâts ont été occasionnés lors des dernières manifestations, il est à prévoir que la prochaine fois l’humiliation ressentie sera telle que la violence n’atteigne un niveau encore jamais égalé en Europe. Voiture incendiée, magasin vandalisé, abribus brisé ne seront que les ‘’bons souvenirs’’ des manifestations de rues ‘’calmes’’ en France, en Espagne, en Angleterre ou encore en Allemagne.

Si les quelques vingt deux millions de musulmans européens, recensés par Leila Shahid, ne seront pas tous dans les rues pour manifester et réclamer vengeance contre ce pays qui ne ‘’respecte pas’’ les lois internationales, le noyau dur est suffisamment important pour prendre conscience du danger certain qu’il représente. Refuser d’envisager ce pire maintenant, et laisser agir ce noyau comme il lui plaît c’est probablement prendre pour l’avenir le risque d’une guerre ‘’fratricide’’, déclenchée cette fois-ci par les « souchiens ».

vendredi 6 février 2009

Les illogismes de Jacques Attali

Le Crif, dans sa rubrique « Revue de presse » nous dresse les ‘’réflexions’’ proche-orientales de celui qui fut, longtemps, un conseiller de François Mitterrand. Un véritable expert se doit de maitriser parfaitement le sujet traité. Après la lecture des ces ‘’pensées’’, le moins que l’on puisse affirmer c’est qu’Attali n’est pas compétent en la matière et se contente de clichés préétablis par la propagande.

Il part du postulat que l’élection israélienne prochaine « (…) concerne le monde entier, dont la stabilité dépend très largement de celle du Moyen-Orient, qui dépend-elle même beaucoup de la capacité des Israéliens et des Palestiniens à faire la paix et à se reconnaître ». Qui peut réellement croire, outre les idéologues, que la paix survenue au Proche-Orient, la planète se libèrera de tous ses autres conflits ? On peut même affirmer le contraire ! Israël en paix avec ses voisins, ceux-ci inévitablement auront quelques différents à solutionner sans avoir pour possibilité d’accuser l'éternel bouc émissaire juif.

Il poursuit en affirmant que « (…) les sondages, en Israël et en Palestine, montre qu’une immense majorité des deux peuples veut reconnaître l’autre, et vivre en bon voisinage (…) ». Il serait plus qu’intéressant de consulter les sondages concernant les ‘’Palestiniens’’ puis de les communiquer aux Israéliens !!! A preuve du contraire, ces derniers sont toujours plutôt enclins à soutenir les bombes humaines et les terroristes de la « résistance » que les diplomates en quête de paix définitive.

Vient ensuite la litanie habituelle des concessions nécessaires pour une fin du conflit : « (…) Un retour aux frontières de 1967, un partage de Jérusalem et de ses lieux saints ; un échange de territoires, pour assurer aux Israéliens une sécurité qui n’existait pas dans les frontières de 1948 (…) ». Curieusement, l’exigence du « droit au retour des réfugiés » en Israël -véritable épine de tout plan de paix- n’est pas même mentionnée ?!?! Pour quelle raison ? N’est-ce pas une reconnaissance implicite du fait que l’apaisement n’est nullement recherchée par la partie musulmane, sauf à céder sur ce que d’aucuns affirment être un piège mortel pour les Israéliens !!!

Après ses ‘’ solutions ’’, viennent les risques encourus par les parties si elles ne vont « pas très vite dans cette direction ». D’où son alerte à nous prévenir : « (…) le pire est vraisemblable » nous assène t-il. « (…) le conflit de Gaza a contribué à discréditer l’OLP et l’autorité palestinienne. Il a aussi renforcé le Hamas, et tous ceux qui dans le monde arabe ne veulent plus d’un compromis (…) ». Outre l’observation qu’une grande partie de la communauté musulmane ne veut pas de la paix, on se demande bien en quoi le Hamas a pu se renforcer ? Militairement ? Politiquement ? Diplomatiquement ? Economiquement ? Sur quelles études se base t-il pour nous imposer cette assertion ?

Dans le raisonnement de tout ‘’expert’’ qui se respecte, après les extrémistes ‘’Palestiniens’’ viennent obligatoirement les ‘’jusqu’au-boutistes’’ israéliens : « (…) de même, une partie de l’extrême droite israélienne, une fois de plus d’accord avec les plus extrêmes des palestiniens, commence à redire qu’il n y a pas de place pour deux Etats viables dans la région(…) ». La comparaison peut paraître judicieuse, sauf si l’on se souvient que l’état d’Israël est un état de droit ayant une police, voire une armée, prête à exécuter les ordres du gouvernement. Et ridicule sera celui qui affirmera sérieusement que l’extrême droite israélienne est en passe de prendre le pouvoir en ce pays.

Pour conclure, il nous affirme que « (…) s’ouvre donc une très brève, et ultime, fenêtre d’opportunité : un gouvernement israélien nouvellement élu aura tous les pouvoirs, pendant quelques mois. Il lui faudra aller vite, pour proposer une paix des braves, définir les conditions de la négociation avec les Syriens et une stratégie face aux Iraniens ».

Le comique de cette allégation est l’oubli basique et systématique que pour faire la paix il faut être au moins deux.

-Le Hamas, et ses affidés, sont ils prêts à s’asseoir à la table de négociation et, ainsi, reconnaître le droit légitime des Israéliens à vivre dans un état juif ?
-La Syrie est-elle prête à renoncer à soutenir le Hezbollah qui ne vit que par sa « résistance à l’entité sioniste » ?
-L’Iran est-il prêt à renoncer de son plein gré à sa nucléarisation, ses soutiens aux différents groupes terroristes qui composent la société ‘’palestinienne’’ et mettre fin à son appel permanent à l’éradication de l’état d’Israël ?

Ces trois questions non exhaustives, anodines mais essentielles quant à l’avenir de la région, Jacques Attali les a soustrait de son ‘’analyse’’ préférant tomber dans le prêt à penser du microcosme intellectuel parisien mettant sur le dos israélien la responsabilité de la poursuite du conflit.

C’est ainsi que s’établit, peu à peu dans les faits, la logique de l’immoralité de la légitime défense israélienne ; des condamnations internationales quoique fasse ce pays ; de l’appel ouvert aux boycotts pourtant interdits par les lois ; de l’amalgame nauséeux entre les nazis et les Juifs ; de l’accroissement de l’antisémitisme à travers la planète ; des ruptures diplomatiques ; ou encore des manifestations de rues haineuses.

Jacques Attali concourt indirectement, par ses ‘’analyses’’ insensées, au développement du conflit et de l’antisémitisme à travers la planète. On ne s’improvise pas expert lorsque l’on vit en permanence à quatre milles kilomètres du sujet traité. Le conseil que l’on pourrait donner alors, en toute modestie, à ce grand commis de l’état français, serait celui de se documenter, voire de réfléchir, avant tout prochain exposé sur le sujet.

Ce qui lui permettrait de se démarquer, pour son propre bénéfice, du politiquement correct, qui sied si bien aux haïsseurs d’Israël.