mardi 24 juillet 2007

L’envers du décor

Les droits de l’homme sont la motrice de nos modes de pensées occidentales, et loin de tout véritable démocrate l’idée d’en supprimer la moindre once de sa contenance. Mais l’utilisation de ces droits qui en est faite parfois, laisse, très souvent, pantois leurs défenseurs.

Lors de la conférence de presse quotidienne du 23 juillet 2007 du ministère français des Affaires étrangères et européennes, la réponse du porte-parole à la question d’un intervenant donne en filigrane le la, voire la musique de ce que doit être, et non autre, les lois de ce petit pays que des millions de tarés d’Allah s’acharnent à vouloir détruire. A savoir, l’Etat des Juifs, Israël.

Question du journaliste : « Quelle est la réaction de la France au projet de loi votée par la Knesset israélienne interdisant la location de ''terres d'Etat'' à une partie des citoyens israéliens: stipulant ''que les terres d'Etat ne peuvent pas être louées ou vendues à des non-juifs'' ? »

Réponse du porte-parole : « Je n'ai aucun commentaire à ce sujet. Les organismes compétents des Nations unies auront l'occasion d'y revenir »

Ne doutons pas que « les organismes compétents » (sic) de l’Onu interviendront très prochainement au nom des droits de l’homme pour… évidemment condamner cet état ‘’raciste’’.

Il faut savoir, avant de continuer la réflexion, que la presque totalité des terres de l’état sont propriétés d’Israël et que le citoyen propriétaire -quel qu’il soit- d’un immeuble ne dispose que d’un bail de jouissance pluriannuel de la surface où sied le dit bien. Il est, par contre, évident que toute personne peut évidemment acheter le bien déjà construit, mais nul ne pourra, en revanche, disposer d’une parcelle libre de toute construction sans, auparavant, détenir les droits requis sur celle-ci. Ce qui préserve, sans aucun doute, l’objectif premier des pères fondateurs de l’Etat d’Israël, à savoir : posséder les droits de propriétaires pour installer librement dans le pays de nos ancêtres tous les Juifs menacés de par le monde, ou tout simplement ceux qui le souhaitent.

Imaginons maintenant, qu’un état musulman ou plusieurs, forts de leurs pétrodollars, initient -sous un quelconque camouflage- un mouvement d’acquisition de terres de grande ampleur, cela afin de privilégier la seule minorité arabo-israélienne qui se révèle être, au fil des jours, une quasi cinquième colonne ? L’exclusion des citoyens juifs de ce pays, la majorité donc, seraient exclus de toutes possibilités de gérer et développer leur propre pays comme bon leur semble.

C’est donc pour éviter cette possibilité, très réaliste, que le parlement israélien a décidé de voter cette loi de ‘’préférence culturelle’’. Loi qui choque nos droits de l’hommistes, toujours prompts à juger et condamner Israël sans considérer auparavant l’environnement et la réalité de la situation. Des droits de l’homme qui servent de paravent à des mobiles nettement moins nobles et font, en fin de compte, passer un pays, exemple de démocratie, en paria des nations dans l’unique dessein de le voir disparaître au plus tôt.

La question qui s’impose naturellement à tout observateur objectif à la lueur de ce constat, est donc celle de savoir à quel point ces droits doivent être ralentis quelque peu afin que tous, Juifs et Israéliens compris, en bénéficient au maximum.

Les droits de l’homme sont une avancée incroyable de l’humanité. Il ne faut pas, en conséquences, que l’envers du décor, qui est hideux, ne devienne la règle et servent les totalitarismes qui se succèdent.

Malheureusement, ne comptons pas sur « les organismes compétents de l’Onu » pour être à la tête de ce combat.

1 commentaire:

LAYANI a dit…

De toutes façons l'ONU ne pourra modifier cette législation qui est interne à Israel. Elle ne pourrait que la critiquer, mais là, nous y sommes habitués.