mercredi 5 juin 2013

L’information délivrée par Charles Enderlin

L’envoyé permanent à Jérusalem de France 2 est, selon ses pairs et depuis l’affaire A-Dura, un « grand professionnel ». Cela fait près de quatre décennies qu’il couvre le conflit israélo-arabe et autant qu’il ‘’informe’’ son lectorat. A lire l’interview, mais pas seulement, qu’il a donnée suite à la parution de son dernier livre, la question se pose quant à la qualité et l’impartialité de  ‘’l’information’’ qu’il distribue.

Pour un « grand professionnel » cela fait tâche.

A la question : « Qui sont ces nationalistes religieux et quel est leur programme ? » il répond que « Leur but est de contrôler la Cisjordanie, Jérusalem-Est et l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam, qui est aussi le seul lieu saint juif, avec ce qui reste du Temple d’Hérode d’il y a 2 000 ans ».

A bien comprendre, le rêve des Juifs du monde entier depuis deux millénaires de retourner « l’an prochain  à Jérusalem » et reprendre possession du Mont du Temple et de la terre de ancêtres a transformé ceux-ci, de facto, en ‘’fondamentalistes messianiques’’. Y compris Théodore Herzl qui a fondé politiquement l’état du peuple juif sur rien d’autre que les faits religieux et historiques transmis de père en fils.

Par simplification, tous les juifs désireux de retourner sur la terre de leurs ancêtres, et principalement à Jérusalem, étaient des ‘’extrémistes’’ qui s’ignoraient !

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Quant au « troisième lieu saint d’Islam », pour Enderlin c’est une vérité indiscutable. Quand bien même ce site n’est jamais cité dans le livre saint de l’Islam, religion qui construit systématiquement des mosquées sur les lieux de prières des autres religions quant elle ne les détruit pas, ni même n’a été un site de pèlerinage musulman ou construit du temps de Mohamed (Paix, Amour et Tolérance sur ses disciples).

Autre extrait de la pensée enderlinienne :

« Le problème de la souveraineté sur ce lieu  est une des raisons de l’échec des négociations de Camp David entre Israël et les Palestiniens, en juillet 2000. Cela dit, le blocage politique ne concerne pas seulement le mont du Temple, mais bien l’ensemble des colonies en Cisjordanie »

Outre qu’Ehud Barak avait proposé à Camp David un partage du lieu alors qu’Arafat le refusait et ne fit aucune contre-proposition hormis une guerre mortelle aux civils israéliens, le lecteur ignorera l’exigence du monde musulman d’un « droit de retour » de millions de « réfugiés » au sein même du seul état du peuple juif.

Pour Charles Enderlin pourtant, paraît-il, au fait du conflit depuis près de quatre décennies, cette exigence n’existe pas !

A bien comprendre celui-ci, la paix n’adviendra que lorsque les Israéliens abandonneront totalement le Mont du Temple et transformeront, telle la bande de Gaza,  la Judée et la Samarie en territoire nettoyée de toute présence de Juifs.

A preuve, à la question « Doit-on comprendre que, selon vous, la solution de deux États — Israël et la Palestine — côte à côte, c’est terminé ? » il répond : « (…) la probabilité de la mettre en œuvre paraît extrêmement réduite. Lors du retrait israélien de Gaza, en 2005, il avait fallu mobiliser 13 000 militaires et policiers pour évacuer 8 000 colons. Aujourd’hui, avec 350 000 colons israéliens en Cisjordanie, faites le calcul ! »

Il ne lui vient pas à l’idée que nombre des villes habitées par ces « colons » resteront, lors de tout accord de paix quel qu’il soit, au sein d’Israël, ni même qu’il puisse avoir des Israéliens acceptant la double nationalité et désireux de vivre en paix en « Palestine » ! Selon ce ‘’professionnel’’ ces territoires doivent être judenrein et totalement attribués à l’AP.

Le monde arabe ne dit rien d’autre ! C’est simple la politique pour certains !

Question : « En lisant votre livre, on a l’impression que le conflit, qui était à l’origine territorial, est devenu un conflit religieux »

Réponse : « (…) Autant les sionistes religieux considèrent qu’il n’y a pas de place pour une Palestine indépendante en terre d’Israël, autant le Hamas estime qu’il n’y a pas de place en Palestine pour un État juif »

Exit le Fatah ! Il est vrai que la principale composante ‘’palestinienne’’, oublié benoîtement dans sa réponse, du ‘’modéré’’ Mahmoud Abbas reconnaît un Etat d’Israël…uniquement peuplé de millions de « réfugiés palestiniens » regagnant leurs demeures grâce à ce fameux « droit au retour ». Un Etat d’Israël qui se transformera, de ce fait et par le jeu démographique, en énième pays musulman. Si l’on ajoute à cette ‘’reconnaissance’’ tout refus du Président de l’AP de reconnaître Israël comme pays du peuple juif, on ne peut qu’être d’accord avec l’envoyé de France 2. Il s’agit bien d’un conflit religieux qui a débuté en…1948.

Enderlin n’a, apparemment, toujours pas compris le jeu subtil entre le Hamas et le Fatah. A n’en plus douter, il s’agit véritablement d’un ‘’grand professionnel’’ !

Pour conclure cette triste série de contre-vérités, d’omissions volontaires ou d’analyse tronquée, il faut lire la réponse à la question suivante :

dimanche 2 juin 2013

Les raisons du refus d’une commission d’enquête de la part de France-Télévision

Le 30 septembre 2000 mourrait, certifiait Charles Enderlin envoyé permanent de France 2 à Jérusalem, Mohamed A-Dura alors que son père Jamal fut plusieurs fois blessé. Depuis lors, plusieurs enquêtes furent menées à titre personnel par des individus soutenant, entre autres conclusions, qu’il s’agissait d’une mise en scène. Depuis le 19 mai dernier ces quidams sont rejoints par le gouvernement israélien qui a endossé le rapport d’une commission d’enquête sur le sujet concluant que « les accusations et allégations centrales du reportage de France 2 ne sont pas soutenues par les éléments que la chaîne avait en sa possession au moment du reportage ». Il n’y a pas de preuve que Jamal Al-Doura ou son fils ont été gravement blessés et, au contraire, « de nombreuses indications qu'ils n'ont pas du tout été atteints par des balles ».

Dit plus prosaïquement, France 2 avait, alors, diffusé un faux.

Pour le moins contrariés, France 2 et Charles Enderlin n’ont rien trouvé de mieux que de charger leurs avocats israéliens d’exiger du gouvernement israélien des informations sur cette commission leur permettant, in fine, d’y trouver quelques failles afin d’obtenir judiciairement le retrait de ce rapport. Une méthode déjà utilisée par ailleurs et qui, à ce jour, n’a toujours pas donné les résultats escomptés. Ce qui ne les empêche nullement d’affirmer, la main sur le cœur, qu’ils sont prêts à  participer à une « enquête indépendante, réalisée selon les critères internationaux, à Gaza et en Israël, là où les faits en cause se sont déroulés ».

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Indépendante de qui ? Des Israéliens, voire de leurs soutiens ?

Idem pour les critères internationaux ! Quels sont-ils ?

Que reste t-il à Gaza qui ne peut être examiné ailleurs, et que s’est-il passé en Israël à ce sujet ailleurs que dans les bureaux de France 2 à Jérusalem ? Rien !

A n’en pas douter, tout cela n’est que difficultés ayant comme seul objet d’interdire toute commission d’enquête internationale digne de ce nom ! Il n’en reste pas moins, n’en déplaise à la direction de France Télévisions qu’un état, démocratique de surcroît, accuse dorénavant France 2, la principale chaîne du groupe audiovisuel, de ‘’couverture mensongère’’ pour avoir ‘’monté et commenté le reportage de façon à créer une impression trompeuse’’.

Rien de moins !

On ne peut donc qu’être étonné de ce rejet permanent à toute recherche de la vérité. De ce refus de la part de Rémy Pflimlin, PDG de France Télévisions,  de former, pour le moins, une commission interne à la maison qu’il dirige afin de jauger la validité des accusations portées. Il est dans ses possibilités de former une commission selon des critères communs à toute démocratie digne de ce nom, de nommer les membres de son choix, lesquels sélectionneront eux-mêmes les professionnels nécessaires à l’enquête.

A charge pour la direction de France Télévisions d’endosser ensuite la conclusion du rapport qui en sortira quelle qu’elle soit !

Conclusions qui peuvent être de trois sortes :

mercredi 22 mai 2013

Les amis de Charles Enderlin montent au front


Passé la publication du rapport de l’Etat d’Israël sur ce qui est devenu l’affaire Charles Enderlin, les thuriféraires de celui-ci ont contre-attaqué. Parmi ceux-ci, Daniel Schneidermann, un ‘’spécialiste’’ de ‘’l’arrêt sur image’’, nom et thème de son ancienne émission. A la lecture de son article publié sur le site en ligne Rue89 et intitulé « Mort de Mohamed al-Dura : Israël rejoint le camp des anti-Enderlin », on peut légitimement douter de son professionnalisme. Mais faut-il attendre autre chose aujourd’hui des journalistes français ?

Si dans le titre chacun supputera, par la formulation choisie, que l’Etat d’Israël n’est pas un état de droit mais de parti-pris, dans le corps de l’article on y trouve la confirmation : « On voit bien l’intérêt des Israéliens à décrédibiliser les images de France 2, devenues emblématiques. Comme dans toutes les controverses de même nature (le mécanisme argumentatif des anti-Enderlin rappelle fortement celui de ceux qui croient la CIA responsable des attentats du 11 septembre), le meilleur traitement ne consiste certainement pas à les réfuter ».

L’Etat d’Israël réduit à un vulgaire Thierry Meyssan !

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Mais là n’est pas le plus risible. Il se trouve dans le fait que Daniel Schneidermann assure qu’il vaut mieux « explorer (…) les conséquences ultimes de ces hypothèses. (…) Vous affirmez, Messieurs, que le père du petit Mohamed n’a jamais été blessé dans la fusillade ? Admettons. Alors examinons ensemble la liste des menteurs nécessaires au succès de cette gigantesque manipulation. Menteurs, les médecins militaires jordaniens qui l’ont opéré ? Menteur, le roi Abdallah qui lui a rendu visite à l’hôpital d’Amman ?

Et l’enfant Mohamed Al-Dura lui-même n’est pas mort ? Il est donc encore vivant. Pourquoi n’a-t-il pas été retrouvé ? ».

Le niveau intellectuel des journalistes français est-il si bas qu’il lui est impossible de répondre tout seul à ces simples questions ?

Que fait il de l’image de l’enfant, annoncé mort et cependant bougeant encore ? Pour quelles ‘’bonnes’’ raisons Charles Enderlin a-t-il supprimé celle-ci de son montage ? Des questions que Daniel Schneidermann préférera ignorer !

Par ailleurs, combien de médecins et d’infirmières faut-il pour opérer un patient ? Dans des cas sérieux, deux chirurgiens et trois infirmières pas plus ! Est-il si difficile que cela de trouver cinq personnes, de ce corps de métier, anti-israéliennes sinon antisémites, en Jordanie ? Voire, est-il inimaginable que cela d’envisager des menaces physiques à leur encontre dans le cas d’un refus de coopération ? Le Fatah et le Hamas manqueraient-ils de petit bras ? Cette façon de procéder ne serait pas dans leurs habitudes ?

Le Roi Abdallah a effectivement rendu visite à cet illustre blessé. A-t-il vérifié les blessures ou simplement constaté les bandages et le sang sur celles-ci ? Faut-il être si chevronné pour ainsi manipuler un Roi et l’opinion publique mondiale en mettant en scène l’apparence de Jamal A-Dura ?

Ces simples questions ‘’l’as’’ d’une émission décortiquant les images est incapable de se les poser ! Il est même incapable de s’interroger sur les raisons qui empêchent Jamal A-Dura, depuis plus d’une décennie, de faire examiner ses blessures par un collège d’experts indépendants afin de faire taire les anti-Enderlin, forcément « extrémistes » ! 

Aurait-il quelque chose à cacher ?

lundi 20 mai 2013

Charles Enderlin et France 2 à l’heure des comptes


Le 30 septembre 2000 Charles Enderlin a eu son jour de gloire. Il avait alors flairé le scoop du siècle que lui avait servi, sur un plateau, son caméraman Talal Abou Rahmeh, militant de la cause ‘’palestinienne’’. La preuve par l’image que les Juifs ‘’assassinaient’’ de sang froid, aussi, les enfants. Scoop qui fut aussitôt mis gracieusement à la disposition des médias internationaux et largement diffusé. Sauf que, à la lecture des images, le doute s’installa quant à la véracité des images. Il s’amplifia suite aux obscures réponses obtenues et aux diverses tentatives de l’intéressé et de France 2 d’étouffer toute commission d’enquête sur cet ‘’assassinat’’.

Le gouvernement israélien a donc décidé d’établir un rapport sur le sujet. Sa conclusion est sans appel. Au vu du matériau disponible l’enfant Mohamed A-Dura n’est pas mort. Rien ne permet de l’établir. « Il n'y a qu'une seule façon de contrer les mensonges, c'est par la vérité » a affirmé le Premier ministre Benjamin Netanyahou. L’Etat d’Israël va-t-il être poursuivi en justice pour diffamation comme le fut Philippe Karsenty ? Nul ne le pariera ! Le temps n’est plus ce qu’il était. Il est celui de rendre les comptes !

Il faut se souvenir en effet, suite aux contestations et aux demandes d’éclaircissements venant forcément « d’extrémistes de droite pro-israéliens », du soutien sans faille de la profession, se vantant d’avoir une déontologie mais allant jusqu’à pétitionner en 2008 Pour Charles Enderlin : « Voilà sept ans qu’une campagne obstinée et haineuse s’efforce de salir la dignité professionnelle de notre confrère Charles Enderlin, correspondant de France 2 à Jérusalem ».

« dignité professionnelle » ont-ils dit ?

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Il faut lire la liste impressionnante de journalistes et des personnalités ayant fait corps autour de lui plutôt que de réfléchir aux interrogations soulevées. Il faut voir les médias français faisant obstruction à cette campagne forcément « obstinée et haineuse » plutôt que servir l’information et leur lectorat.

Il faut se souvenir évidemment du soutien de Jacques Chirac, alors Président de la République, par une lettre écrite le 25 février 2004 où y est précisé « l’expérience inégalée », « le travail de recherche qui honore » et le « souci de l’exactitude des faits » sur un livre écrit par l’envoyé permanent à Jérusalem. Un Président ayant eu tout le loisir de se pencher sur la divergence les trois années précédentes, voire d’exiger une commission d’enquête mais qui a préféré resté silencieux tant cette affaire collait à la politique pro-arabe et anti-israélienne qu’il partageait sans état d’âme.

Il faut se souvenir encore que le Consul Général de France à Jérusalem a remis les insignes de Chevalier de l’Ordre national de la Légion d’honneur à Charles Enderlin sur décret en date du 13 juillet 2009 du Président de la République Nicolas Sarkozy. Une médaille qui récompense, sans doute, les mérites éminents civils rendus à la nation par ce journaliste et un président qui se prétend ami d’Israël mais n’est pourtant pas capable de comprendre l’importance que ce pays soit reconnu comme étant l’état du peuple juif.

Il faut surtout se souvenir des noms de tous ces morts israéliens (z’’l), mais pas seulement, que l’on peut accrocher, sans aucune contestation possible, aux palmarès du journaliste et de France 2 dans l’essor de l’intifada qui a suivi. Daniel Pearl (z’’l), journaliste juif américain, est presque devenu l’emblème de cette escroquerie intellectuelle pour avoir eu la gorge tranchée face à une caméra et pour venger « l’assassinat » de Mohamed A-Dura.

vendredi 17 mai 2013

Les ‘’idiots dangereux’’ de JCall


Les citoyens juifs européens et les amis d'Israël de JCall « qui aspirent à une paix au Proche-Orient reposant sur un accord entre Israéliens et Palestiniens, selon le principe «deux peuples, deux États » se sont rendus en voyage en Israël et en « Palestine » du 28 avril au 4 mai 2013. Si chacun sait où se situe, sur le globe terrestre, l’état renaissant du peuple juif au passé plusieurs fois millénaire, nul ne peut en revanche citer, par exemple, la capitale du deuxième pays fantasmé et visité par tous ces bons apôtres ni même raconter son histoire en amont de l’année 1967. Et pourtant, ils s’y sont rendus !

Mais là n’est pas le plus fort !

Lors de ce voyage, trois étapes étaient prévues. Côté israélien, des rencontres avec des « colons », des ‘’bons Juifs’’ de Sdérot et des Arabes israéliens.

Côté ‘’palestinien’’, des entretiens avec « le Premier ministre Salam Fayyad, Saman Khoury qui a participé à l’initiative de Genève, des habitants d’un camp de réfugiés aux abords de Bethléem, et un tour de la ville-fantôme de Hébron dont la rue centrale aujourd’hui gardée par l’armée a été évacuée de ses résidents ». On imagine, sans peine, ce qu’a pu leur relater le premier ministre ‘’palestinien’’ sur les « réfugiés » qui sont encore en cette triste situation sous l’administration de l’AP depuis près d’une vingtaine d’années ou sur ces israéliens désireux de vivre, sans crainte, auprès du caveau des patriarches du peuple juif.

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La troisième étape consistait en des débats avec plusieurs ‘’analystes’’. « Qu’ils soient historiens comme Elie Barnavi, experts en géopolitique comme Shaul Ariéli ou journalistes comme Marius Schattner ou Charles Enderlin », l’essentiel étant qu’ils soient tous de gauche, voire d’extrême gauche et confortant les ‘’touristes’’ dans leurs opinions premières.

Fort de ce voyage ‘’instructif’’, la centaine des membres de JCall venus d’Allemagne, de Belgique, de France, de Hollande, d’Italie et de Suisse sont revenus « porteurs d’une double demande  formulée par les démocrates israéliens ». Chacun comprendra qui sont ces derniers.

La première demande consiste à pousser les Juifs de diaspora à s’élever contre les « colons ». Une demande qui fera pouffer les réels démocrates, majoritaire en Israël et véritablement pour une solution de deux états pour deux peuples.

La seconde demande les fera, en revanche, moins rire. Elle s’adresse à la communauté européenne « pour qu’elle exprime son souci de l’avenir d’Israël et intervienne avant que la solution “deux peuples / deux États” ne soit radiée de facto sur le terrain en mettant très vite tout en œuvre pour empêcher l’extension de la colonisation ».

Est-ce à dire que JCall pousse l’U.E. à intervenir en contraignant l’Etat d’Israël à renoncer à sa capitale, Jérusalem, et principalement à la vieille ville parce que le monde musulman n’envisage nulle paix si celle-ci reste entre les mains juives ? Pas même une cogérance ! Il semblerait que oui !

Est-ce à dire que JCall pousse l’U.E. à intervenir en exigeant du monde musulman l’abandon du « droit de retour de centaines de milliers de réfugiés » au sein même de l’Etat du peuple juif ? Quelqu’un aurait-il vu ou entendu un membre quelconque de cette association réclamer cette concession en faveur de la solution deux peuples/ deux états ? L’U.E. a-t-elle déjà formulé cette exigence ? Peut-on assurer qu’elle en a dorénavant l’intention ?

Bien sûr que non !

lundi 13 mai 2013

Leçon d’antisémitisme sur TV5MONDE


La télévision est, à n’en pas douter, un moyen éducatif sensationnel. Chacun, au gré de ses envies, peut, par ce biais, s’enrichir intellectuellement en développant ses connaissances dans le domaine scientifique, animalier, politique, culinaire, sportif ou autres. TV5MONDE, quant à elle, a enrichi son offre en proposant à ses téléspectateurs de développer une nouvelle spécialité : l’hostilité envers les Juifs. Soit, selon tout dictionnaire sérieux, l’antisémitisme.

Sa dernière émission dominicale, Maghreb-Orient Express, avait comme sujet « Israël-Palestine : Apartheid, la fin d’un tabou ? ». « Maghreb-Orient Express donne la parole aux Israéliens qui dénoncent le système ségrégationniste mis en place par Israël. Longtemps tabou, le mot « apartheid » est désormais ouvertement employé, notamment par des ex-Premiers ministres comme Ehud Olmert ou Ehud Barak, pour désigner la situation des Palestiniens des territoires occupés et celle des Arabes israéliens. Quelles sont ces discriminations ? »

Pour en parler, la rédaction du magazine a donc convié trois personnes dont deux israéliens. Le premier d’entre eux est Michel Warschawski qu’il est inutile de présenter. La deuxième invitée est Tal Dor qui prépare actuellement une thèse sur le « processus de libération d’une conscience anticoloniale ». Faut-il préciser que pour le présentateur Mohamed Kaci et TV5MONDE ces deux israéliens sont évidemment des « pacifistes » ?

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Le troisième invité n’est pas, comme on pourrait l’envisager, un opposant portant la contradiction aux deux premiers mais Michel Bôle-Richard qui vient d’écrire un livre intitulé… « Israël, le nouvel apartheid ». Soit, en fait, un plateau d’extrémistes de gauche ayant comme objectif politique de salir l’Etat d’Israël en le faisant passer pour un état colonial et raciste ayant installé un régime ségrégationniste envers les ‘’Palestiniens’’ mais aussi envers les arabes israéliens, « citoyens de seconde zone ».

Rien de moins et qui se vérifie tout au long de l’émission.

S’il est inintéressant de répondre à toutes les énormités annoncées comme vérités, il est saint toutefois de démontrer combien s’est fourvoyée cette chaîne française en assurant l’existence d’un apartheid en Israël et dans les territoires disputés.

Contrairement à l’énoncé du programme cité plus haut, jamais les ex-Premiers ministres Ehud Olmert ou Ehud Barak ont confirmé l’existence d’une quelconque ségrégation israélienne envers les arabes israéliens et/ou les ‘’Palestiniens’’. Des ‘’Palestiniens’’ pas même gérés par l’administration israélienne. Le terme fut utilisé par ces derniers pour décrire ce que deviendra, selon leur propre vision, l’Etat d’Israël si un état ‘’palestinien’’ n’est pas créé à ses côtés. La formulation de cette chaîne et donc malhonnête et a bien comme dessein de servir la haine d’Israël.

S’il est inutile d’analyser le contenu de l’émission car par trop mensongère, il est saint toutefois de constater que la seule solution réaliste pour ces trois invités au conflit proche-oriental est, ni plus ni moins, l’éradication de l’état du peuple juif. Une conclusion évidente si l’on s’en remet à cette demi-heure de pure haine.

Un état qui, selon ces trois ‘’experts’’, a refusé la création d’un état ‘’palestinien’’. Faut-il rappeler les conditions du monde musulman ? A savoir, les « frontières de 1967 », Jérusalem-est -incluant la vielle ville- comme capitale du nouvel état, ainsi que le droit de retour de centaines de milliers de « réfugiés » en son sein.

Solution que tout quidam un tantinet honnête reconnaîtra comme étant un appel à la fin d’Israël comme état du peuple juif.

jeudi 9 mai 2013

Lorsque l’AFP fait de la propagande


L’AFP est, officiellement, une agence de presse française. Elle est donc, selon la déontologie de la profession, censée diffuser de l’information factuelle, vérifiée et vérifiable par tous, et non pas celle servant les intérêts de l’Autorité palestinienne dans le conflit proche-oriental. A lire sa dépêche intitulée « Le mufti de Jérusalem entendu par la police israélienne », chacun comprendra alors la raison de certains de la surnommer « Agence France Palestine ».

Micky Rosenfeld est le porte-parole de la police israélienne pour la presse étrangère. A la journaliste Kristell Bernaud il explique que « Des chaises ont été jetées sur un groupe de juifs au mont du Temple (…) ».

« Mont du Temple » étant vraisemblablement à ses oreilles un gros mot, aussitôt, celle-ci se sent obligée de mentionner « -- l'esplanade des mosquées pour les musulmans –  (…) L'esplanade des mosquées, qui abrite la mosquée Al-Aqsa et le Dôme du Rocher, est le troisième lieu saint de l'islam ».

Si elle a bien appris la leçon, elle serait bien en peine de dire, en tant que journaliste respectueuse de son devoir d’informer honnêtement, en quoi ce lieu est le troisième lieu saint de l’Islam ? Ni ce lieu, ni la ville qui l’abrite ne sont mentionnés dans le Coran. Jamais aucun pèlerinage de musulmans n’a eu cours en cette contrée ! Entre les mains musulmanes (arabes ou non) ce lieu fut déserté, pas entretenu, ni même l’endroit d’où les prêches du vendredi furent transmis sur les ondes au bon peuple par l’imam en chef du moment. Entre les mains de la Jordanie, Jérusalem ne fut pas une ville particulière !

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Ce lieu est devenu saint depuis l’année 1967 ! Que chacun en cherche la raison ! Curiosité que n’aura pas cette pigiste !

Autre aberration ! « L'interrogatoire du mufti de Jérusalem survient alors qu'Israël célèbre la "Journée de Jérusalem", qui marque l'anniversaire de la conquête israélienne de Jérusalem-Est lors de la guerre israélo-arabe des Six-Jours, en juin 1967. Des milliers d'Israéliens vont participer à des marches et des cérémonies sionistes (…) ».

Ainsi, une cérémonie décrétée par l’état, célébrée par les écoles, le pouvoir officiel en place, les médias mais aussi par une très large partie du public est une cérémonie « sioniste » et non pas israélienne !?