lundi 28 mai 2012

Le plan de paix arabe


En 1964 fut prise la décision de créer une organisation à l’intitulé bien précis. L’Organisation de Libération de la Palestine (OLP). En cette année il s’agissait alors de libérer la « Palestine » de la mer méditerranée à la ligne d’armistice de 1949. De nos jours l’espace à libérer va du Jourdain à la mer. La Jordanie occupant près de quatre-vingt pour-cent de la Palestine mandataire n’est pas, bien sûr, visé par cet objectif.

Pour ce faire, un plan en trois phases fut élaboré.

La première d’entre elles consistait à faire admettre irrémédiablement au niveau mondial la réalité d’un « peuple palestinien privé de sa terre ». L’assassinat politique, l’attentat, le détournement d’avion de ligne, la menace d’un boycott économique ou encore celle d’un embargo pétrolier eurent raison du bloc occidental. En 1973, après neuf années seulement, Yasser Arafat fut accueilli à l’ONU, brindille d’olivier à la main et révolver à la ceinture, comme représentant de ce peuple tant ‘’oublié’’.

Mission accomplie. Qui de nos jours osera mettre en doute l’authenticité de ce peuple voire même que la « Palestine » fut son pays ? Une évidence qui discréditera tout individu tentant simplement de rappeler l’histoire. Une ‘’vérité’’ qui installe par enchaînement l’Etat d’Israël comme « occupant » de la Judée et de la Samarie mais aussi de la ville de David, et les ‘’palestiniens’’ comme des « réfugiés » d’une tragédie survenue en 1948.

La deuxième phase consiste par conséquent, par la pression d’un ‘’processus de paix’’, à obtenir de cette communauté internationale abusée ‘’réparation’’. A savoir, la libération de tous les territoires conquis en 1967 ainsi qu’une juste solution pour les millions de « réfugiés » au sein même de l’état juif. 

Ainsi et pas seulement, l’Assemblée Générale de l’ONU ou encore le Conseil des Droits de l’Homme, si mal nommé, furent mis à contribution. Au fil de résolutions de l’une ignorant les droits primaires de l’état juif, mais également au fil des condamnations systématiques du second dès lors que la légitime défense fut utilisée, l’Etat d’Israël se retrouve petit à petit désigné d’office comme coupable sans même avoir eu la possibilité de plaider sa cause.

L’appel au boycott, les flottilles air-mer-terre, les manifestations haineuses font parties de cette panoplie aidant à installer cet état en état paria afin de mieux l’isoler de ses soutiens diplomatiques, économiques et militaires.

La dernière phase consistera ensuite, si réparation n’est pas faite, à éliminer toute présence de cet état devenu paria de la surface de la « Palestine ». Qui condamnera alors cette recherche de ‘’justice’’ à l’encontre de cet état ‘’colonisateur’’ et ‘’génocidaire’’ ?

La quête du nucléaire sera un excellent moyen pour que l’Iran s’installe, aux yeux de l’Umma, comme ‘’libérateur’’ de la « Palestine ». Quitte pour cela éliminer définitivement le problème ‘’palestinien’’, excuse politique devant assouvir l’antisémitisme prégnant la communauté musulmane.

Est-ce à dire alors que l’Etat d’Israël n’a d’autres solutions que celles concernant l’objectif de son éradication ? Non !

vendredi 25 mai 2012

Chansons sur Israël

Paroles et chansons anciennes qu’il est bon de réentendre. D’autant plus si elles sont interprétées par les Bee-GeesSerge Gainsbourg et Nino Ferrer .


Bee Gees : "Israël"

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Serge Gainsbourg : "Le sable d'Israël"

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Oui, je défendrai le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël;
Quitte à mourir pour le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël;
Je défendrai contre tout ennemi,
Le sable et la terre, qui m'étaient promis
Quitte à mourir pour le sable d'Israël,
Les villes d'Israël, le pays d'Israël;
Tous les Goliaths venus des pyramides,
Reculeront devant l'étoile de David.


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Nino Ferrer: "Je vous dis bonne chance"

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Ça fait bientôt vingt siècles
Qu’ils cherchent la Terre Promise
Ça fait bientôt vingt siècles
Et ça fait trop longtemps
Dans le désert ils ont planté des oliviers
Et les autres pour les arracher
Se mettront bien trente contre un
Moi je vous dis bonne chance
Moi je bous dis bonne chance
Moi je vous dis bonne chance
Et j’ai des larmes dans les yeux
Car je ne peux pas oublier que

Ça fait bientôt vingt siècles
Et tant de mort pour rien
Et toute cette souffrance
On s’en est lavé les mains.
Jusqu’à quand faudra-t-il laisser couler le sang
De ces Justes et de leurs enfants
Les bras croisés le cœur indifférent
Je vous en demande pardon
Je vous en demande pardon
Je vous en demande pardon
Et j’ai des larmes dans les yeux
Car je ne peux pas oublier tout ça
Et je vous crie bonne chance
Et je vous crie bonne chance…

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Merci à JSSnews et à Philosémitisme.

mercredi 23 mai 2012

Philippe Karsenty ou Gil Taïeb ?


Michèle Parravicini est la candidate du Front de Gauche dans la circonscription dont dépendent les Français d’Israël. Son programme, reçu par émail par chaque électeur, tourne autour de « L’humain d’abord ». Ce qui est très louable. Sauf si l’on se trouve être israélien. Ainsi, au programme de la politique étrangère « Le Front de Gauche veut que la France agisse dans le monde au service de la paix. Nous nous battrons pour la suprématie du droit international sur la force, et notamment pour le droit souverain du peuple palestinien à disposer d’un État viable et indépendant, dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale et dans le respect du principe du droit au retour des réfugiés, un État palestinien vivant pacifiquement aux côtés d’Israël conformément aux résolutions de l’ONU ».

S’il n’est pas dit clairement que l’avenir des Israéliens est de redevenir à terme apatrides, chacun le comprendra aisément. Sauf, bien sûr, à accepter de vivre en soumis. En fait, la vision du ‘’droit international’’ de ce parti n’est rien d’autre qu’une exigence de capitulation de la part de l’état juif.

Il est évidemment grotesque d’imaginer que ce pays se pliera à cet oukase et encore plus de se pencher sur ce ‘’ programme’’. Sauf que celui-ci est étrangement ressemblant, à quelques nuances près, aux propositions de tous les autres partis politiques français.

De l’extrême droite à l’extrême gauche, en passant par l’UMP et le PS, la présence de juifs en Judée et Samarie est vue comme une « colonisation » ; aucun de ces partis n’imagine une « Palestine » autrement que judenrein ; Jérusalem-est, et donc la vieille ville, devra être la capitale de ce nouvel état ; et une juste solution pour les « réfugiés » devra être trouvée. Autrement dit, Israël se devra d’en recevoir un certain nombre, voire un nombre certain faute d’être désigné comme responsable de l’échec du ‘’processus de Paix’’.

Bref ! Rien de réjouissant.

La question qui reste est donc de savoir pour qui voter lors de ce scrutin si l’on se sent Israélien ? Celui-ci peut-il raisonnablement élire un député censé détruire son pays ? Son mode de vie ? Sa sécurité physique ?

Exit donc tous les candidats encartés. Si tous, ainsi que leurs suppléants et alliés, assurent par une même propagande qu’ils seront à l’écoute des besoins administratifs des Israéliens, aucun d’eux ne s’avise à dénoncer cette politique arabe commune, cause d’un grand tort à l’Etat d’Israël. Quel que soit l’élu il sera donc tenu à la discipline du parti sauf à y être exclu. Aucune marge de manœuvre ne lui sera attribuée pour contrer ce dessein anti-israélien.

Voter pour l’un d’eux revient donc pour l’électorat franco-israélien à s’handicaper un peu plus !

Ne reste plus alors en lice que deux seuls candidats. Gil Taïeb et Philippe Karsenty. Deux candidats indépendants et qualifiés comme Sionistes sans l’ombre d’un seul doute. S’il est évident qu’aucun d’eux n’aura assez de force politique pour combattre la politique pro-arabe, il n’en reste pas moins que cette députation leur servira de caisse de résonnance pro-israélienne. Une sonorité dérangeante que nul parti ne pourra éteindre par la menace d’une exclusion. Un grain de sable perturbant l’ordre établi et la ‘’ culpabilité ‘’ israélienne trop souvent brandie.

Reste donc à déterminer lequel des deux utilisera le mieux ce poste. Si Gil Taïeb est un formidable humanitaire, on ne compte plus ses actions bénéfiques, Philippe Karsenty est, quant à lui, un excellent communiquant politique. L’Affaire A-Dura a su démontrer que les puissants ne le troublent pas, qu’il savait payer de sa personne et défendre l’honneur et les intérêts de l’état juif. C’est de cela que ce pays à le plus besoin et cette différence tranchera, à n’en pas douter, entre eux.

lundi 21 mai 2012

Délégitimation et boycott d’Israël


« L’Afrique du Sud envisage d’imposer la mention «Palestine» ou «Territoires occupés» sur les produits provenant des colonies israéliennes ». Telle est la décision du Ministre du Commerce Rob Davies de « permettre aux Sud-Africains qui ne soutiennent pas Israël, mais soutiennent les Palestiniens, d’identifier ces produits». En fait, complète Macdonald Netshitenzhe, directeur pour la politique et la législation commerciale au ministère sud-africain du Commerce, « la loi sur la protection du consommateur impose de ne pas induire en erreur sur la provenance exacte du produit. Si par exemple c’est un vin de Bordeaux, il ne peut pas venir de Bretagne ».

Si nul ne contestera ici les droits du consommateur, cependant il est étonnant de voir que le seul pays à subir cette discrimination est encore une fois l’état juif.

Nul ne réclamera par exemple la suppression Made in China sur les produits fabriqués au Tibet. Ni sur ceux manufacturés au Kurdistan turc et définis comme produits par la Turquie. Deux exemples parmi tant d’autres qui ne préoccupent point l’Afrique du Sud, pays ayant vécu dans sa chair la ségrégation ethnique, ni sa défense des droits des consommateurs si chère à son ministère.

Une préoccupation exclusive donc en faveur des « Palestiniens, occupés, violentés, pillés ». Tout le mantra nécessaire à une condamnation systématique et automatique du peuple israélien. Une propagande assurant que la « Palestine » est un très vieux pays, Jérusalem une ville sainte musulmane, et les autochtones de la Judée, de la Samarie et de la bande de Gaza les « Palestiniens » d’origine.  Un ‘’peuple’’ et un ‘’pays’’ qui n’ont pourtant comme passé que l’histoire construite par la propagande depuis 1967. Une intoxication intellectuelle reprise en chœur par les pays occidentaux pour de basses raisons mercantiles et qui se rachètent en réclamant, au nom des droits de l’homme, la sécurité pour Israël.

Quant à reconnaître que ce pays est celui du peuple juif, cela est une toute autre affaire !

Affaire qui arrange bien les affaires du Hamas. Mahmoud Zahar, l’un des dirigeants de ce groupe de criminels, a donné une interview à Euronews. Dans celle-ci il pose une série de questions au bloc occidental.

« La première est la suivante : notre terre, avant 1948, était-elle un territoire juif ? S’agissait-il de la terre d’Israël ? Ou était-elle plutôt la terre des musulmans arabes palestiniens ? ».

« Deuxième question : un retour des Juifs, trois mille ans plus tard, pour établir un état sous prétexte que leurs ancêtres vivaient ici, est-ce que c’est cela que l’Occident appelle le droit au retour ? Acceptez-vous le droit de la politique au retour ? Dans ce cas, retournons donc en Espagne puisque nous l’avons quittée en 1492 ».

Le Fatah de Mahmoud Abbas se contente pour une paix juste et durable, en version anglaise uniquement, des « frontières de 1967, d’Al-Qods comme capitale et d’une solution juste pour les réfugiés » au sein de « l’entité sioniste » évidemment. Le Hamas, lui, n’a pas ces pudeurs. Que fera alors l’Occident si ce groupe prend les commandes de l’Autorité palestinienne et diffuse, matraque SA propagande en l’accompagnant de menaces implicites mais suffisamment précises à son égard ? A savoir, celle de Juifs « colonisateurs de terre arabes » y compris celles attribuées par l’ONU en 1947.

Après combien d’années, pour le bien de l’humanité, sera-t-il alors conseillé puis exigé de l’Etat d’Israël de se transformer en un état binational et, en conséquence, au peuple juif de retrouver sa condition d’apatride ?

Après combien d’années, suite à son refus de cette ‘’solution peine de bon sens’’ agrée par la communauté internationale, seront prises des mesures de rétorsions à l’encontre de cet état évidemment « colonisateur, génocidaire et pilleur » ?

vendredi 18 mai 2012

Halte à la censure de la presse


Le mouvement Siona s’est senti obligé de faire paraître une publicité payante pour avoir accès aux lecteurs du Figaro du 15 mai 2012-05-12. Un encart publicitaire intitulé « Halte aux mensonges » rappelant quelques faits simples et incontournables du conflit proche-oriental si souvent soustraits.

Outre qu’il est inconvenant de s’apercevoir que dans une démocratie il est nécessaire de payer pour communiquer, on s’attend à voir de quelles façons les mis en cause vont réagir. Vont-ils êtes contraints de s’offrir une publicité ou le quotidien leur ouvrira gratuitement ses colonnes ?


jeudi 17 mai 2012

Le ‘’professionnalisme’’ de Charles Enderlin et France 2


Talal Abou Rahmeh avait affirmé sous serment le 3 octobre 2000 avoir filmé près de vingt-sept sur quarante-cinq minutes de ce que l’on nomme « l’Affaire A-Dura ». Des rushes l’autorisant à assurer que par sa « longue expérience acquise en couvrant des incidents vigoureux et des affrontements violents, et ma capacité à distinguer les bruits produits par les fusillades, je puis confirmer que l’enfant a été tué intentionnellement et de sang froid, de même que son père a été blessé par l’armée israélienne ». On comprend donc que c’est cette certitude et cette longueur des prises de vues qui a autorisé Charles Enderlin à réaliser aussitôt un reportage sur « l’assassinat de Mohamed A-Dura » et France 2 à le diffuser.

D’aucuns ne voyant dans les images diffusées qu’interrogations et suspicions, se sont vu poursuivi en diffamation. La Cour d’Appel de Paris, curieuse de matérialiser les accusations portées par Philippe Karsenty, exigea de visionner les rushes tournés par le caméraman de France 2. Du coup, la durée se réduisit à dix-huit minutes. Que devinrent les neuf minutes manquantes ? Selon une dépêche de l’AFP elles furent détruites ‘’car ne concernant pas l’épisode incriminé’’.

Ce n’est cependant pas ce qu’affirment en chœur les journalistes Denis Jeambar et Daniel Leconte dans une interview donnée à RCJ le 01 février 2005 à propos des « 27 ou 28 minutes qui avaient été tournées par le cameraman ». « Nous les avons visionnés, et nous avons reposé un certain nombre de questions parce que nous étions extrêmement troublés par ce que nous avions vu à ce moment là lors de la projection de ces rushes dans le bureau, (…), d’Arlette Chabot qui a parfaitement joué le jeu, la directrice de l’information de France 2 ».

Agir de manière à entraver le cours normal de l'administration de la justice, à porter atteinte à l'autorité ou à la dignité d’un tribunal sont les caractéristiques d’un outrage. Qui aurait pu croire cela de la part de France 2 et de son envoyé permanent à Jérusalem ?

mercredi 9 mai 2012

Réflexion sur le regard de la France porté sur Israël


Les ténors du Parti Socialiste ont tous nié, avant le second tour des présidentielles, que les imams de centaines de mosquées, ou encore le théologien Tarik Ramadan aient appelé à voter François Hollande. Au soir de sa victoire les drapeaux de l’Algérie, de Tunisie, du Maroc, d’Egypte, du Liban, ou encore de la « Palestine » ont flotté sur la place de la Bastille. Le drapeau français était, quant à lui, quasi absent. Intrigués, les journalistes de Khouspa Tv ont filmé ce qu’en pensent quelques jeunes militants sur place. Ils obtinrent quatre minutes de stupidités sur le conflit proche-oriental, d’accusations mensongères et de haine pure. Un anti-israélisme primaire partagé à n’en pas douter par un très grand nombre de français. Ce qui impose à tout quidam curieux un certain questionnement.

Comment en 2012, en France la Patrie des droits de l’homme, de telles idées nauséeuses peuvent êtres aussi répandues ?

Voici quelques citations :

« Israël ne respecte pas les frontières de 47 et elle colonise les territoires ».

« La vision du sionisme que j’ai ce sont les volontés de colonisation avec un lobby de gens qui soutiennent Israël pour continuer à coloniser en Palestine ».

« La terre palestinienne elle appartient aux palestiniens ».

« C’est contre la politique terroriste d’Israël ».

« On tolère un pays comme Israël qui a un comportement de terroriste ».

« En Palestine ils sont discriminatoires et ils sont persécutant envers les petits palestiniens. Des persécutions aussi bien morales que physiques. Quand il y a des petits palestiniens qui vont à la mosquée ou des petites qui vont à l’école, vous pouvez regarder sur You tube, il y a des vidéos, ils leur jettent des cailloux ».

« Moi je suis pour ceux qui sont coincés dans le ghetto (de Gaza). C’est inhumain. Ils sont obligés de creuser des tunnels  pour se ravitailler. Franchement c’est pas humain ».

« Il y a beaucoup de Juifs ici mais ils sont pas comme les autres, (…)  racistes, ils tuent les enfants ».

« Les Juifs ils ont volé un  état ».

« Je pense pas qu’un état pour une religion soit légitime déjà. Un état qui est créé sur une religion est forcément un état pas ouvert d’esprit et forcément un état qui est raciste à la base ».

« Qu’on arrête de considérer Israël comme une victime, c’est un grand mensonge, un grand mensonge ».

« Les victimes d’hier sont les bourreaux d’aujourd’hui. C’est incroyable ! ».

« Il faut que se soit un état au sens propre du terme et non pas un état juif. Parce que dans leur propre religion ils ont pas le droit d’avoir un état ».

« On a pas à expatrier des gens qui étaient là juste par principe parce que la France et tous les états de l’Occident ont collaborés avec le régime d’Hitler. C’est ça la cause en fait ».

« Boycottons l’Israël ».

« Je pense que les explosions c’est peut-être des coups montés des Israéliens pour salir l’Islam. Sans doute. Même c’est sûr ! C’est rare les personnes qui veulent se faire exploser en martyrs. Je suis prêt à aller en Israël pour les virer à coup de bottes. A n’importe quelle arme qu’il le faut. Si ça suffit pas des poings on ira avec des armes ».

Question du journaliste : « Tu t’appelles comment ? ». Réponse : « Mohammed Mehra ».

Démonstration parfaite quant à la lobotomisation de leurs esprits. Qui en est responsable ?

lundi 7 mai 2012

Quel député sera choisi dans la 8éme circonscription des Français de l’étranger ?


François Hollande vient d’être élu à la Présidence de la République Française. Le troisième tour, celui des législatives, commence donc ! Faut-il donner au nouveau président une majorité de gauche ou lui imposer une cohabitation avec l’UMP ? Pour les Français de la 8éme circonscription, particulièrement pour ceux vivant en Israël qui ont voté en très grande majorité contre le nouveau président, la question est autre. Faut-il élire un député d’un camp ou d’un autre ou alors un homme indépendant prêt à s’élever contre la politique arabe que partagent tous les partis français depuis près de cinq décennies ?

Les électeurs Français demeurant dans l’état juif auront, vu leur nombre et leur positionnement politique commun –un peu plus de 30% du corps électoral de la circonscription s’étant exprimé au premier tour de l’élection présidentielle-, l’avantage de décider qui sera celui-ci. Au vu de leur plein soutien à Nicolas Sarkozy, on ne peut douter qu’il sera de droite. Exit donc les espoirs des candidats de gauche ainsi que ceux de Michel Thooris du Front National.

Seuls quatre candidats déclarés à ce jour cadrent avec ces constatations.

- Philippe Soussi du Nouveau Centre (NC).
- Valerie Hoffenberg de l’UMP
- Gil Taïeb indépendant
- Philippe Karsenty indépendant.

Philippe Soussi est un parfait inconnu en Israël. Seule sa suppléance auprès de Rudy Salles Président du Groupe d'amitié France-Israël à l’Assemblée parlementaire pourra justifier une sympathie à son égard auprès de l’électorat. Malgré ceci, ses chances semblent quasi nulles !

Valérie Hoffenberg a l’étiquette UMP, est conseillère de Paris du 16e arrondissement et a été représentante spéciale de la France, nommée par Nicolas Sarkozy en 2008, pour la dimension économique, culturelle, commerciale, éducative et environnementale du processus de paix au Proche-Orient. Titre et poste qui n’ont pas condamné (le peut-elle sauf à se faire exclure du parti) et encore moins empêché le président sortant de voter l’admission de la « Palestine » à l’Unesco, ou encore, simple exemple supplémentaire, affirmer, lors d’une réunion de cabinet, qu’« il est ridicule de parler d'un État juif ». « Ce serait comme de dire que cette table est catholique. Il y a deux millions d'Arabes en Israël » aurait-il ajouté !

Est-ce une telle candidate dont aurait besoin Israël, alors que s’annonce un  gouvernement français comprenant des Verts et des rouges du Front de Gauche connus pour leur antisionisme primaire ?

Très peu probable !

On ne présente pas Gil Taïeb. Un véritable "cumulard" de l’humanitaire pro-juif et pro-israélien. Président de l’ASI-ABSI-Keren Or (Association de Soutien à Israël – Association pour le Bien-être du Soldat Israélien), Vice-président du FSJU ou encore Président d’AMI (Alya et Meilleur Intégration). Cependant, par son refus de donner une consigne publique de vote pour le second tour, un sérieux doute s’élève quant à ses positions politiques mais aussi vis-à-vis de ses capacités à contester, lorsqu’il le faudra, le futur gouvernement socialo-communiste. Un silence qui devient gênant si l’on prend en compte l’opposition massive à François Hollande des électeurs demeurant en Israël. Un silence qui ne peut s’expliquer que par une peur de nuire à la position de sa femme, conseillère municipale à la Mairie de Paris. Une gêne qui à coup sûr se représentera, n’avantagera pas l’état juif et qui favorisera un peu plus les groupes de pression ‘’pro-palestiniens’’ à réclamer la cessation de toute collaboration franco-israélienne comme ce fut le cas lors du défilé unitaire de la gauche du 1er mai.

jeudi 3 mai 2012

Les grandiloquences de François Hollande

Au sortir du débat qui a opposé le deux mai, sur les ondes hertziennes, les deux candidats à la magistrature suprême française, nul ne peut prétendre que l’un ou l’autre en est sorti vainqueur. En revanche, sur le vide des dires de chacun, le candidat de gauche est largement victorieux. Sans affirmer que tout est mensonge et propagande de sa part, une analyse de quelques paroles de François Hollande le démontre sans ambigüité.

Ainsi, face à quelques millions de téléspectateurs et sans rougir, il a demandé à son rival d’où il tient que « les immigrés sont musulmans ? ». C’est à s’interroger si celui-ci sort quelque peu de sa permanence socialiste pour constater de visu la réalité du terrain.

Mais là n’est pas le plus intéressant de la démonstration présente. Lors du débat, François Hollande a éclairci, entre autres, l’un de ses soixante engagements. A savoir, celui de réformer le statut pénal du Président de la République. Ainsi, l’élu devra, le cas échéant, rendre des comptes à la justice sur la période qui a précédé son  élection. Chacun peut donc imaginer l’avancée ‘’considérable’’ de la mesure. D’autant plus s’il a en mémoire les ratés du juge d’instruction Lambert dans l’affaire Grégory Villemin.

« Moi, président de la République, j’aurai aussi à cœur de ne pas avoir de statut pénal du chef de l’Etat, je le ferai réformer de façon à ce que si des actes antérieures à ma prise de fonction venaient à être contestés je puisse dans certaines conditions me rendre à la convocation de tel ou tel magistrat ou m’expliquer devant un certain nombre d’instances ».

Ainsi, chaque juge recevant une plainte concernant le Président sera évidemment honorer de l’instruire. De le recevoir, au vu et su de tous, en son bureau ou d’aller à l’Elysée recueillir son témoignage. De faire fuiter jusqu’à plus soif quelques secrets de l’instruction pour avoir sa photo en une. Voire de mettre en examen le Président, d’autant plus s’il s’avère être un opposant politique.  

Les journaux s’empresseront, si le ‘’prévenu’’ leur est aussi sympathique que le fut Nicolas Sarkozy, de mettre la pression. D’assurer la publicité des fuites organisées ou de dépositions ‘’incontestables’’ ayant vu le loup dans la bergerie. Ou encore, celle d’analyses ‘’d’experts’’ plus ‘’chevronnés’’ les uns que les autres. D’exiger sa démission. Assurer ne plus avoir confiance en ce président ayant trahi le bon peuple. Etc.

Le tribunal, pour ce qui le concerne, jugera en son âme et conscience. Mais aussi selon la mesure de la pression de la rue qui refusera toutes sentences, quelques soient. Innocent, le tribunal sera considéré comme vendu au pouvoir. Coupable, ce même tribunal sera observé comme vendu à l’opposition. Une quiétude qui sied, chacun le voit, à la justice.

Le Président déclaré ‘’coupable’’ par le tribunal de première instance se pourvoira, évidemment, en Cour d’appel. Puis en Cour de Cassation. Démarches qui relanceront aussitôt l’intérêt de la presse d’autant plus si une élection se précise. Ce qui, quelque part, dictera le choix des électeurs. Un acte très éloigné de l’idée de démocratie.

Entre le dépôt de plainte et le jugement, s’écouleront plusieurs années qui verront le Président, préoccupé par sa défense et sa réélection, avoir la tête ailleurs que dans les inquiétudes des Français. Au niveau international, le prestige de la France en prendra un coup.

Bref ! Un engagement de campagne qui n’engage que le candidat PS et qui ne verra pas le jour. Sauf à vouloir définir, à l’avenir, la France comme une République bananière gouvernée forcément  par des malfrats !

Pour la fine bouche, il faut savoir que la loi actuelle n’amnistie pas le Président pour ses fautes passées mais interrompt, le temps du mandat, toutes démarches judiciaires à son encontre pour lui permettre d’exercer librement, loin de toutes pressions. Le cas de Jacques Chirac, récemment condamné, est là pour témoigner de la réalité de cette loi.

On peut donc s’étonner que cet engagement n’ait pas été plus pensé que cela par les experts du Parti Socialiste. Au vu des derniers sondages, la France s’apprête à nommer François Hollande à la Présidence de la République. Il ne reste plus qu’à espérer que l’ensemble de ses cinquante-neuf autres engagements ne se rapporte pas à son ramage ouï lors du débat.