mardi 31 mai 2011

ירושלים - Jérusalem - 4000 ans d'histoire en cinq minutes

Une vidéo sur l'histoire de Jérusalem de sa création à nos jours. Ou la nécessité de garder la ville sous le régime israélien le seul ayant un respect pour toutes les croyances.


Version en hébreu ici.
Version anglaise ici.
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dimanche 29 mai 2011

Election législative de 2012 : Huitième circonscription des Français de l’étranger.

La révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 introduit la représentation à l’Assemblée nationale des Français établis hors de France. En 2012, pour la première fois, onze députés seront élus. Parmi ceux-ci, un député sera désigné par les Français domiciliés notamment en Israël et représentant près de cinquante-cinq pour-cent du corps électoral de la huitième circonscription comprenant également l’Italie, Malte, Saint-Marin, le Saint-Siège, Chypre, la Grèce et la Turquie.

Pour cela, ils doivent s’être inscrits auparavant à l’ambassade ou au poste consulaire de leur résidence au plus tard le 31 décembre 2011 lors d’un déplacement ou par correspondance, par télécopie ou par courriel, en justifiant de leur identité, de leur nationalité française et de leur domiciliation. Outre les possibilités usuelles de vote à l’urne en personne et par procuration, ils pourront à l’avenir voter par voie électronique/Internet ou s’ils le souhaitent par correspondance sous pli fermé.

Ceci posé, il est temps de s’interroger sur les candidatures possibles ou celles déclarées et de jauger leurs chances d’autant plus que le corps électoral israélien est particulièrement déterminant dans cette circonscription.

On ne s’attardera pas sur ceux déclarant fièrement leurs couleurs de gauche. Comme Daphna Poznanski-Benhamou du Parti Socialiste dont nombreux ‘’éléphants’’ affirment, par exemple, être solidaires du boycott prôné contre l’état-juif. Ou lorsqu’ils défendent des alliances politiques plurielles qui font honte aux véritables droits de l’hommistes au vu de leurs participations aux manifestations où y est scandé « morts aux Juifs » ou « mort à Israël » et où le drapeau de celui-ci y est brulé comme un refrain.

On ne s’attardera pas non plus sur les candidatures possibles des extrêmes dont chacun connaît l’antisionisme déclaré, authentique paravent de l’antisémitisme.

Dans les candidatures des partis, reste celle déclarée de Valérie Hoffenberg encartée par l’UMP. Une candidate qui aura à répondre de la politique de son mentor Nicolas Sarkozy. Celle qui affirme, parmi tant d’autres choses irréalistes, que les frontières doivent se baser sur celles de « 1967 » ou que l’alliance du Fatah et du Hamas « est une bonne chose pour la paix » ! Ceci sans jamais exiger des ‘’Palestiniens’’, publiquement haut et fort, d’abandonner l’exigence du « droit au retour » de centaines de milliers de « réfugiés » au sein même d’Israël. Un programme équivalent à une solution finale de l’état juif.

On imagine très mal Valérie Hoffenberg se distancer de cette politique nauséeuse prônée par un  ‘’ami d’Israël‘’. Singulièrement lorsqu’elle affirme que « la France prendra ses responsabilités sur la question centrale de la reconnaissance de l’Etat palestinien » en septembre prochain lors de l’assemblée générale de l’Onu.

En bref, des candidats qui, s’ils étaient seuls à se présenter, pousseront le score de l’abstention.

Reste les candidats indépendants de tous partis.

Il en est ainsi de Gil Taïeb aux nombreuses casquettes. Président A.B.S.I. – Keren Or, vice-président du FSJU et Président d’AMI, il a une riche activité communautaire et de soutien continu à Israël sur le terrain depuis plus de 20 ans. Le point noir de ce candidat est son silence, lors de manifestations communautaires du CRIF, sur la présence de membres de JCall et l’absence quasi systématique de représentants de Raison Garder. Une association, pourtant très majoritaire au sein de la communauté juive française, qui ne délégitime pas -comme les JCalliens- le gouvernement de Benjamin Netanyahou

Une délégitimation qui n’a rien à envier à celle des partis politiques français.

mardi 24 mai 2011

A quoi bon la Paix ?

Les dirigeants de la planète sont penchés sur le conflit proche-oriental et tentent de trouver, pour certains une paix juste et durable pour la région, pour les autres le moyen d’en finir définitivement avec l’état juif. Pour les premiers, se trouve à leurs dispositions, entre autres, le site de l’OLP expliquant ce qu’est cette « paix juste et durable » tant recherchée. A les entendre, on ne peut douter qu’ils ont des oreilles attentives au narratif ‘’palestinien’’.

Concernant le « droit au retour des réfugiés » (1), la position de la Mission de Palestine en France est la suivante :

« Il ne peut y avoir de solution complète et définitive au conflit israélo-palestinien sans honorer les droits des réfugiés palestiniens. La clé de la résolution du problème des réfugiés est la reconnaissance par Israël de sa responsabilité quant à la création de ce problème, et son acceptation des principes et droits applicables aux réfugiés, y compris leur droit au retour à leurs maisons et à leurs terres. La reconnaissance de principe de ces droits permettrait d’ouvrir la voie à une négociation entre les deux parties sur leur mise en œuvre ».

Outre qu’il est sommé à l’état juif de reconnaître sa pleine responsabilité dans le refus du monde arabe de sa propre existence, il lui est demandé également d’ouvrir largement ses portes à des individus élevés dans la haine du juif, dans l’esprit de revanche et n’ayant aucun lien avec Israël sauf d’avoir eu des aïeuls empressés à fuir les combats de 1948, lorsqu’ils n’aidèrent pas les armées de leurs frères à jeter les Juifs à la mer.

Dans un récent entretien dans le Guardian, Saëb Arékat a dénombré les « réfugiés » à près de sept millions !

Autre sujet épineux du conflit : Jérusalem, que le monde musulman nomme Al’Qods (la sainte). Il est vrai qu’il affirme que la ville contient le troisième lieu saint de l’Islam. Un lieu cependant nullement cité dans le Coran et vers lequel aucun musulman au monde ne se tourne pour prier. Pas même ceux se trouvant sur place. Une ‘’sainteté’’ que même les Jordaniens ayant eu « l’Esplanade des mosquées » entre les mains de 1948 à 1967 ne sanctifièrent pas en radiodiffusant, par exemple, le prêche sacré du vendredi. Une mosquée d’Aman fit, pour l’occasion, l’affaire.

vendredi 20 mai 2011

‘’L’idiot utile’’ Ofer Bronchtein

Photo de la remise d’un passeport ‘’palestinien’’ à Ofer Bronchtein le 21 avril 2011

*****

Le peuple juif est très composite. En son sein, se trouve une petite minorité, très bruyante et non représentative du peuple, qui affirme cependant défendre et aimer Israël et qui ne voit la ‘’paix’’ venir en ce pays que par un passage par les fourches caudines du monde musulman. Une minorité que chacun qualifiera ‘’d’idiot utile’’ au vu de ses propositions très largement rejetées et condamnées par les Israéliens.

Ofer Bronchtein en est un parfait prototype. Israélien, vivant à Paris et Président d’un Forum international pour la paix dont chacun s’interroge quant à son utilité, il est souvent l’invité de médias qui l’encouragent dans ce rôle jugé on ne peut plus néfaste pour la très grande majorité du peuple israélien.

Dans une interview publiée dans un journal de complaisance et intitulée « Ofer Bronchtein : "Ce que j'attends de Barack Obama" » la démonstration en est faite.

Ainsi, il s’impatiente que le Président US dise « qu'il est pour un Etat palestinien, que cela va être sur les frontières de 1967 ou dire que les colonies sont un obstacle à la paix ». 

Outre que l’affirmation des « frontières de 1967 » (qui ne sont que le tracé de la ligne d’armistice de 1949) démontre ainsi tout sa sympathie pour le narratif ‘’palestinien’’, un état judenrein ne serait pas gênant pour lui. Il lui est difficile d’imaginer que quelques « colonies » deviennent, suite à un véritable traité de paix, des villes ‘’palestiniennes’’.

Autre discordance : « Jérusalem-Est capitale de l'Etat palestinien, Jérusalem-Ouest capitale d'Israël, le 1,5 km² de la ville sainte gérée par la communauté internationale ». Que c’est simple la ‘’Paix’’ ! Faut-il commenter ceci lorsque l’on se rappelle que cela est proposé par un individu s’affichant juif et israélien ?

Mais là n’est pas encore le pire : «une solution équitable et négociée sur la question des réfugiés ».

mercredi 18 mai 2011

Le programme funeste de Mahmoud Abbas

Tout quidam, un tantinet honnête, ne peut plus affirmer, sans se déjuger, que l’Autorité palestinienne est un ‘’partenaire pour la paix’’. Au vu des réactions négatives des officiels de l’AP au discours du Premier ministre Benjamin Netanyahou à la Knesset le doute n’est plus permis. 

Nul ne peut en  effet attester que le peuple juif est reconnu dans ses droits les plus basiques par cette dernière ! Notamment, celui de posséder une patrie, de surcroît sur la terre ancestrale, pour s’y autodéterminer librement.

Le programme de Mahmoud Abbas est de contraindre Israël à accepter SA paix. Sa démarche restera donc, selon une tribune publiée dans le New York Times, d’internationaliser « le conflit en tant que problème juridique, et non plus seulement politique ». Ce qui, croit-il, permettra de « poursuivre Israël aux Nations Unies et devant la Cour Internationale de Justice » et, de ce fait, d’obtenir des condamnations puis des sanctions. Voire, pourquoi pas, une intervention militaire internationale pour contraindre Israël à obtempérer aux oukases internationaux. 

Scénario catastrophique dont on voit mal les grandes puissances suivre à la lettre et qui démontre clairement le peu d’intérêt de ce belligérant à une paix juste et durable pour cette région.  

Ce qui ne l’empêche nullement d’espérer par la suite des ‘’pourparlers’’ pour « négocier sur tous les "problèmes centraux" du conflit, en se concentrant sur une solution pour les réfugiés palestiniens d'après la Résolution 194 ». Imaginant, par cela, avoir auparavant obtenu de la communauté internationale la reconnaissance d’un état basé sur les «frontières de 1967, judenrein et dont la capitale sera Jérusalem». 

Il ne restera plus alors à négocier que le retour de centaines de milliers de « réfugiés » au sein d’Israël. Nulle incertitude, là encore, quant à un appel à la communauté internationale pour qu’elle dise le ‘’droit’’ puis esquisse une solution ‘’juste’’ à ce problème en cas d’échec évident de ces ‘’négociations’’.

« Si la communauté internationale tenait sa promesse faite il y a 60 ans, et s'assurait qu'une juste résolution pour les réfugiés palestiniens soit mise en application, alors il y aura un futur d'espoir et de dignité pour notre peuple ».

mardi 17 mai 2011

Les lignes rouges israéliennes

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a, du haut de la tribune de la Knesset, fixé précisément ce que seront les conditions intangibles pour toute création d’un deuxième état de ‘’Palestine’’. Des lignes rouges acceptées par l’opposition, malgré une approche politique évidemment différente, et qui se confirment être logiques et de bon sens et qui seules inciteront les Israéliens à soutenir très majoritairement un traité de paix.

- Israël devra être reconnu publiquement comme étant l’état-nation du seul peuple juif.

- Les blocs d’implantations seront parties intégrantes de l’état d’Israël.

- Les « réfugiés » n’intégreront pas les frontières israéliennes et devront trouver une solution dans l’état à naître ou ailleurs.

- Tout accord trouvé entre les belligérants devra signifier la fin du conflit et donc des réclamations.

- Le nouvel état devra être démilitarisé.

- L’armée israélienne sera partie prenante principale de la surveillance des frontières de cet état.

- Jérusalem restera la capitale une et indivisible de l’état d’Israël.

Des exigences pleines de bon sens qui laissent lire entre les lignes la création d’un état ‘’palestinien’’ sur environ 92 à 93 % de la Judée et de la Samarie et 100% de la bande de Gaza. Ce qui dénote une démarche historique et réaliste de la part d’un gouvernement sensé être contre toute idée d’une partition du territoire ancestrale !

Démarche toutefois rejetée par l’Autorité palestinienne. Pour le porte-parole du président de l'A.P. Nabil Abou Rodeina, « les propos de Netanyahou prouvent qu'Israël, une fois de plus, ne veut pas la paix ». « Rien n'empêchera le peuple palestinien d'exiger la totalité de ses droits nationaux y-compris sa reconnaissance par les Nations Unies ».

Quant à Saëb Arékat, ex-négociateur en chef, il a déclaré que « l'autorité palestinienne, n'a face à elle, aucun partenaire en Israël ». « Les négociations entre les Palestiniens et les Israéliens sont finies. J'en ai assez que les Israéliens m'ignorent, j'en ai assez que ces gens veulent m'imposer et me dire ce qui est bon et ce qui ne l'est pas ».

mercredi 11 mai 2011

Le narratif proche-oriental fictif de Courrier international

Philippe Thureau-Dangin est le directeur de la rédaction de l’hebdomadaire Courrier International sensé faire découvrir à ses lecteurs la presse du monde entier traduite en français. On ne peut donc soupçonner ce journal, ainsi que ce journaliste, d’être ignares sur le conflit proche-oriental et son voisinage immédiat.

Dans un article intitulé « Ben-Laden et Israël » ce couple ‘’bienveillant’’ compte comptabiliser les « mauvaises nouvelles (qui) s’accumulent pour Israël » qui, selon l’auteur, sont autant de ‘’bonnes informations’’ pour la Paix.

« Il y a tout d’abord les soulèvements dans les pays arabes qui ne suivent pas la voie escomptée. On n’y voit pas de foules fanatisées par l’islamisme, mais des peuples qui aspirent tout simplement à plus de liberté ». 

A lire ceci, on croirait presque que la démocratie et les valeurs universelles ont gagné cette région !

Sauf que, les lecteurs ayant de la mémoire se souviendront de la ‘’messe’’ dite sur la place égyptienne Tahrir face à plusieurs centaines de milliers de sympathisants par Youssef al-Qardaoui, président de l'Union Internationale des Savants Musulmans (oulémas) et membre de la confrérie des frères musulmans dont chacun connaît ‘’l’humanisme’’. Lequel appela à la libération de la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem et recueillit un « amen » sonore et enthousiaste. Ils se souviendront aussi des étoiles de David dessinées sur les portraits d’Hosni Moubarak, ou encore des sondages où plus de la moitié des Egyptiens désirent la fin du traité de paix avec « l’entité sioniste ».

C’est, apparemment, ce qui se désigne comme ‘’aspiration à plus de liberté’’ !

Pour ce qui est de la Lybie, les « rebelles » ont ‘’découvert’’, par pur hasard évidemment, la « judaïté » de leur ancien ‘guide’’ Kadhafi. Quant à la Tunisie, la grande synagogue de la capitale aperçut des islamistes hurlant « Ô Juifs souvenez-vous de Khaybar, l’armée de Mahomet reviendra ».

Que ceux voyant en tout cela de ‘’bonnes nouvelles’’ pour Israël ne s’étonnent pas de la suite.

 «Alors qu’un Moubarak vieillissant et impopulaire n’osait rien faire, le nouveau régime va de l’avant. Il laisse passer les bateaux iraniens par le canal de Suez ».

En fait, exclusivement deux bateaux de guerre. Les bâtiments en question étaient le Kharg, un navire de ravitaillement et de soutien de 33.000 tonnes, et l’Alvand, une frégate de patrouille, largement soupçonnés d’avoir livré à la Syrie des armes à destination du Hamas. Précisément cinquante tonnes d’armes iraniennes saisies par la marine israélienne, quelques jours plus tard, sur le Victoria.

Autre ‘’bonne nouvelle’’ selon Thureau-Dangin : « Or, le ministre des Affaires étrangères égyptien, Nabil El-Araby, explique aux Palestiniens des deux bords qu’il ne faut plus parler de “processus de paix” mais de “paix” ».

Suite à ce conseil, le leader du Hamas Khaled Meshaal s’empressa d’affirmer à l’agence Reuters que la question de la reconnaissance d’Israël «ne pourra être discutée qu’une fois un Etat palestinien créé sur la Rive occidentale et à Gaza. Permettez aux Palestiniens de créer leur Etat sur leur territoire, et vous pourrez ensuite demander au gouvernement s’il accepte de reconnaître Israël». 

On se doute, après cette déclaration, qu’Israël va se hâter vers cette capitulation exigée !

mardi 10 mai 2011

Bon anniversaire à l'état d'Israël

Pour réaliser ce que l'état d'Israël est devenu en soixante trois années malgré la haine qui l'entoure.


Merci à  Road 90 pour ce résumé en image si parlant.

Pour ne pas rester sur sa faim de bonnes nouvelles, en voici soixante trois de plus. A lire sur Kef Israël

dimanche 8 mai 2011

La ‘’Palestine’’ de Mahmoud Abbas

Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale de l’Onu vota, à la majorité, la résolution 181 recommandant la nécessité d’un partage du reste de la Palestine situé à l’ouest du Jourdain en deux états pour deux peuples distincts. Le 14 mai 1948, David Ben Gourion, alors Président de l’agence juive, fit l'annonce officielle de la naissance de l’état juif nommé Israël. Ce qui constitua en soi l’acte juridique de sa création et autorisa sa reconnaissance officielle par les nations.

Pour ce qui concerne le territoire alors attribué aux Arabes de Palestine, ceux-ci guidés par les pays frères préférèrent prêter main forte à l’éradication du nouvel état juif que de concevoir le leur. Ce qui permis aux Transjordaniens et aux Egyptiens de l’annexer, sans oppositions, jusqu’à la guerre de juin 1967 qui changea son statut en territoires disputés. On a pu ainsi avoir la preuve que pendant dix-neuf années le ‘’peuple palestinien’’ n’était qu’une chimère.

En septembre prochain, L’Autorité palestinienne, par l’intermédiaire d’un pays tiers, demandera une reconnaissance onusienne de l’état de ‘’Palestine’’ dans les « frontières de 1967 » et ayant pour capitale Jérusalem-est. Nul ne doute qu’une large majorité se dessinera en faveur d’une telle résolution recommandant la création de cet état. Qu’il y soit précisé les frontières et la capitale ne changera rien. Nul état, à ce jour, ne conditionne ses liens diplomatiques à ces précisions. A preuve l’état d’Israël dont nul ne connaît toutes ses frontières et dont sa capitale n’est pas évidente pour toutes les nations.

Suite à cette résolution, Mahmoud Abbas, Président de l’Autorité palestinienne, devra alors constituer l’acte juridique de la naissance de ce nouvel état. Un geste qui changera unilatéralement le statut de la Judée, Samarie et de la bande de Gaza et s’opposera directement aux accords précédemment signés. Un acte qui libérera a contrario les Israéliens de ces dits accords, leur permettra de ce fait d’annexer les implantations ou tout terrain qu’ils jugeront utiles à leur sécurité puis d’opérer, au final pourquoi pas, un retrait total de ce qui deviendra une ‘’Palestine’’ indépendante. Un nouvel état qui ne pourra plus se targuer d’être « occupé » et qui devra trouver des ententes économiques et politiques avec son puissant voisin jusqu’à la signature d’une paix véritable dessinant les frontières communes définitives et reconnaissant Israël comme état du seul peuple juif.

vendredi 6 mai 2011

Les faux amis d’Israël

A la sortie de l’Elysée, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a indiqué que le Président français Nicolas Sarkozy avait rappelé, lors de leur entretien, son engagement pour la sécurité d’Israël mais également soutenu que ‘’ceux qui souhaitaient la paix devaient arrêter de vouloir détruire Israël mais aussi le reconnaître comme état du peuple juif’’.

Reconnaître Israël comme état-nation du peuple juif revient, en somme, à admettre la résolution 181 de l’Assemblée générale de l’Onu. A savoir, le partage du reste de la Palestine mandataire, à l’ouest du Jourdain, en deux états pour deux peuples.

Si cette reconnaissance ne pose aucun problème à la majorité des états, il n’en est pas de même pour l’OCI et les cinquante-sept pays membres musulmans qui la composent. Un refus qui dure depuis 1948 et que l’on ne voit nullement se terminer. L’astuce, que certaines puissances refusent de voir à ce jour, étant d’exiger -suite à la création de la ‘’Palestine’’ dans les « frontières de 1967 et ayant pour capitale Jérusalem » -un droit de retour pour les « réfugiés de 1948 et 1967 chez eux». Autrement dit, sur le territoire israélien.

Saëb Arékat, principal négociateur ‘’palestinien’’ les a estimé récemment à quelques sept millions. Chacun esquissera en conséquence ce que deviendra le droit du peuple juif à s’autodéterminer librement sur la terre ancestrale !

On le voit bien, le nœud du conflit n’est donc pas la «colonisation» mais l’existence d’un état juif sur quelques vingt-milles km². Un grain  de sable à l’échelle planétaire. Et cependant, aucune grande nation ne s’affiche solidairement et solennellement aux côtés de ce droit élémentaire. Bien qu’assuré par Benjamin Netanyahou, la reconnaissance d’Israël comme état du peuple juif par Nicolas Sarkozy n’est, à ce jour, nullement authentifiée par les services élyséens ni reprise par le Quai d’Orsay.

mercredi 4 mai 2011

Nicolas Sarkozy ex-ami d’Israël

Nicolas Sarkozy a été interviewé par l’hebdomadaire L’Express. Notamment sur le conflit proche-oriental. Il est donc intéressant d’analyser la position française actuelle qui soulève de nombreuses interrogations malgré une lecture assez correcte du conflit.

« Premièrement, c'était une erreur de mettre la fin de la colonisation comme préalable à la discussion entre Israël et la Palestine ».

Outre qu’il s’agit d’une belle peau de banane glissée sous les pieds de Barak Obama, ce n’en est pas moins un quitus pour Benjamin Netanyahou qui refuse de négocier sous conditions. On s’étonnera par ailleurs de n’avoir pas entendu alors le Président français, ni son gouvernement, appeler à une reprise immédiate du processus de paix bloqué par l’Autorité palestinienne !?

« (…) qu'on sait très bien qu'au terme de la négociation, certains territoires pourraient revenir à Israël, d'autres à la Palestine, dans le cadre d'un échange agréé ».

Autre point accordant à Israël les blocs d’implantations que lui refuse l’AP.

« (…) je vais parler cette semaine à Benjamin Netanyahou ; il doit, selon moi, dire plus clairement que les Palestiniens ont droit à leur État et agir en conséquence ».

Si l’on se souvient du discours à l’université de Bar-Ilan reconnaissant la solution de deux états pour deux peuples, Nicolas Sarkozy n’a pas à ce jour exigé des ‘’palestiniens’’ la reconnaissance d’Israël comme état du peuple juif ! Condition exclusive de toutes autres pour la fin du conflit.

«La France attend de lui qu'il prenne le risque de la paix».

Selon l’adage les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Nul, en conséquence, ne parviendra plus à convaincre le peuple israélien à prendre des risques si le sentiment d’une paix éphémère persiste. La Judée et la Samarie étant situées au cœur de l’état juif, toutes les précautions et la méfiance envers un partenaire peu fiable seront requises du Premier ministre israélien quel qu’il soit.

«(…)  mais il n'y aura pas de sécurité pour Israël sans un Etat palestinien viable, démocratique et moderne ».

Autre signe de bon sens qui étonne au vu du silence de la France sur le manque de démocratie au sein de la société ‘’palestinienne’’.

Suite à sa lecture du conflit, Nicolas Sarkozy en vient à ses propositions.

 «La France veut que le processus de paix soit relancé avant le rendez-vous difficile de septembre à l'ONU ».

La seule solution à cette demande reste un retour de Mahmoud Abbas à la table des négociations sans aucunes conditions préalables. Ce qui reste, à l’heure actuelle, de la fiction.

« Si, à l'inverse, le processus de paix est toujours au point mort en septembre, la France prendra ses responsabilités sur la question centrale de la reconnaissance de l'Etat palestinien ».

Ce qui incite d’ors et déjà l’Autorité Palestinienne à l’intransigeance et au refus de négociations sans conditions et démontre les contradictions de la politique des ‘’amis’’ autoproclamés d’Israël.

En effet ! Quid, suite à une reconnaissance de l’état ‘’palestrinien’’ à l’Onu, des négociations concernant « certains territoires (qui) pourraient revenir à Israël, (et) d'autres à la Palestine, dans le cadre d'un échange agréé » ?

Quid des « risques de la paix » qu’Israël se verrait ainsi empêché de prendre ?

Quid du fait qu’« il n'y aura pas de sécurité pour Israël sans un Etat palestinien viable, démocratique et moderne » ? Est-ce que le passage en force à l’Onu concrétisera la ‘’Palestine’’ en une véritable démocratie ?