jeudi 15 septembre 2005

P.S.P., ou l’art de la propagande

On ne présente plus l’envoyé ( très spécial ) du Figaro en Israël, Patrick Saint-Paul, du fait de sa popularité croissante suscitée par sa très grande partialité dans le conflit israélo-arabe. On peut, sincèrement, se demander si lui-même croit à ses écrits journalistiques et/ou s’il prend les lecteurs du quotidien qui l’emploie pour des imbéciles.

C’est en tous les cas les questions que tout lecteur sensé se pose après la lecture de son dernier ‘’conte’’ publié par Le Figaro, où sévit, pourtant, l’excellent Yvan Rioufol. Un ‘’conte’’ intitulé « La liberté précaire des Palestiniens de Gaza » et écrit de façon à faire dresser les cheveux des petits enfants qui ne sont ni Juifs et/ou ni Israéliens. Car ces derniers en rigoleraient plutôt, si n’était la situation tragique de leurs pays.

Après nous avoir indiqué que les soldats israéliens ont quitté la maison de Hussein El-Aidi seulement après avoir « attendu jusqu’au dernier moment pour décrocher leur drapeau » et « sans un mot d’adieu pour la famille, qui les a accueillis, malgré elle, durant cinq ans », P.S.P. s’emploie à nous ‘’démontrer’’ toute la ‘’rudesse et le mépris’’ de ces Israéliens qui « prennent plaisir à humilier les ‘’Palestiniens’’ » comme nous l’assurerait un autre antisémite notoire.

« Au bout de quelques jours, ils ont laissé le choix à Hussein et sa famille : rester et vivre comme des prisonniers, ou partir et voir sa maison détruite. ‘’Ils m'ont dit que si je partais, ils me mettraient sur leur liste des personnes recherchées, parce qu'ils craignaient que je cherche à me venger, dit Hussein el-Aidi. C'était comme une condamnation à mort. Alors nous sommes restés.’’ ».

Et dire que les Israéliens ont vécu cinq années auprès d’ennemis, dont une grande partie de leur bien a été confisqué, sans pourtant craindre de leur part une quelconque vengeance… Quel courage !

De telles illogismes, voire des réfutations, ce ‘’conte’’ en est garni. Mais le plus ahurissant n’est pas en ces racontars dont P.S.P. -pourtant tenu à une déontologie- est coutumier, mais plutôt dans les mots choisis afin de conduire l’imagination du lecteur, ignare des valeurs israéliennes, vers une condamnation totale.

A preuve ce qui suit. Je laisse à votre intelligence le soin d’imaginer ce cadre tout droit sorti de son reportage. « Un jour, les soldats n'ont pas reconnu la femme d'Hussein. Ils ont mitraillé autour d'elle pendant de longues minutes. Jusqu'à ce qu'elle s'effondre …».

« … mitraillé…de longues minutes » !?!?. Vu l’emploi du pluriel, cela suppose un minimum de deux minutes et, en conséquences, quelques centaines de projectiles tirés à l’encontre d’une simple femme rentrant vers son domicile. Déduction extraite directement des termes choisis par P.S.P. et non pas des dires de ‘’son témoin’’. Un peu comme s’il avait vécu, lui-même, ce moment. Ce qui n’est pas évidemment le cas.

Je vous rassure, à en croire P.S.P., la femme se releva et put réintégrer son domicile.

Autre morceau choisi de la prose de ce propagandiste très cher payé ( par qui ? là est la question ) décrivant les ‘’malheurs’’ de Saber Abou Dahar, autre ‘’Palestinien’’ dont « …trente membres de sa famille ont été blessé par balles…» … israéliennes, cela va de soi. Rien d’autre sur ce sujet, de ce pamphlet anti-israélien, ne viendra corroborer les allégations de P.S.P. Le lecteur est donc prié de le croire sur parole, de ne pas chercher à en savoir plus, et de blâmer prestement les autorités israéliennes, voire le peuple qui les a élu.

S’il fallait, pour finir, une énième preuve de son parti pris et/ou de sa médiocrité, le passage suivant nous la fourni : « ... Ses 25 vaches ont été tuées début octobre 2000, par des gaz lacrymogènes israéliens, le jour de la mort du petit Mohammed al-Doura, mort sous les balles israéliennes… ».

Outre le fait que pour ce journaleux -escamotant ainsi la controverse qui fait rage à ce sujet- Mohamed Al-Dura est bien mort, je vous laisse imaginer la quantité de gaz qu’il a fallu aux soldats de Tsahal afin d’assassiner 25 vaches qui, on peut le croire, ne restèrent pas immobiles à attendre leur exécution.

Il est dommage que Charles Enderlin ne nous a pas, alors, informé de l’agonie de ces pauvres bêtes. Il est vrai que son cameraman préféré était occupé ailleurs.

A trop vouloir en faire, le journalisme français se décrédibilise. Il est, on le voit, à l’image de la politique arabe de la France. Il est donc temps que les rares journalistes honnêtes et respectueux de la déontologie de leur métier s’opposent, enfin, à cette idéologie, fatale uniquement à la qualité de leur profession.

Les déficits des journaux s’accroissant, il est peut être temps qu’ils se fassent du soucis.

1 commentaire:

Sébastien a dit…

J'ai eu la même réaction que vous en lisant cet article du Figaro. J'avais d'ailleurs vu un reportage au journal de France 2 consacré à Hussein El-Aidi.

A quand un livre ?

On veut enrayer l'antisémitisme en France ? Alors que certains médias arrêtent de faire passer les israéliens (pas les juifs bien sûr, les israéliens) pour un peuple "sûr de lui et dominateur" ?