jeudi 27 août 2009

Colonisation des esprits face à la ‘’colonisation’’ de territoires

Sur le site Rue89, ‘’l’expert’’ de l’IRIS, a examiné la déclaration de Nicolas Sarkozy émise lors de la Conférence annuelle des ambassadeurs. Une ''analyse'' intitulée « Diplomatie : Sarkozy retrouve les rails de Chirac ». Au vu du titre, on ne peut douter que Pascal Boniface est satisfait de ce constat. A lire son texte, la tournure de sa pensée démontre son contentement. Ainsi, affirme t-il, le pragmatisme du Président français « le conduisait à (…) donner au conflit israélo-palestinien un caractère central dans les relations internationales -contrairement aux amis les plus inconditionnels d'Israël, qui plaident pour le qualifier « de portée limitée et régionale », et dont le règlement n'était donc pas une urgence ».

Il est vrai, il faut le reconnaître, que les « plus inconditionnels » du monde musulman ont conduit, eux, le monde occidental -sous la menace d’embargos de pétrole et de terrorisme, mais aussi de chantage à la guerre de civilisation- à se défaire autant qu’il se peut de ses valeurs centenaires afin qu’il admette la vision que ce conflit réglé, rien d’autre n’empêchera la planète de tourner rondement. Une reconnaissance publique fortement soutenue par le mercantilisme de ce monde occidental ainsi que par des banlieues de plus en plus islamisées.

Une ‘’centralité’’ qui ne pourra guère satisfaire tout quidam curieux de trouver le lien entre les guerres d’Irak, d’Afghanistan, du cachemire, du Darfour, de Tchétchénie etc.…et celle du Proche-Orient !

Autre passage de ‘’l’analyse’’ citée :

« Pour ce conflit, au moment où Israël essaye de gagner du temps, il (Nicolas Sarkozy) a martelé que « le temps n'était pas notre allié mais notre juge » et il a émis le souhait qu'il y ait « un gel précis et complet de la colonisation » et une relance de la négociation, indiquant que cela serait une erreur de penser que l'on peut poursuivre la colonisation et espérer la paix, en rappelant que la création d'un Etat palestinien était un axe fort de la politique française ».

Si l’on peut se moquer éperdument de l’appréciation de Boniface quant au temps ‘’gagné’’ par Israël, on ne reste pas moins perplexe quant à l’affirmation qu’un « gel précis et complet de la colonisation » fera avancer le processus de paix. Dans l’hypothèse où Israël se retirerait unilatéralement de tous les territoires conquis en 1967, Jérusalem compris, le Président pense t-il que ce pays devra accepter le droit de retour de millions d’étrangers (héritiers grâce aux bons soins de l’Onu du statut de réfugiés de leurs pères) en son sein et ainsi forcer le peuple juif à renoncer à son droit à l’autodétermination ? A lire son silence à ce sujet dans toutes ses interviews, conférences et prises de positions, on ne peut douter que la raison du plus grand nombre l’oblige à regarder le doigt et non la lune qu’il indique.

Tout expert sérieux du conflit proche-oriental affirmera, au contraire de Pascal Boniface et des dirigeants de l’Europe, que la centralité du malaise entre l’Occident et le monde musulman réside dans le fait qu’Israël est vu comme une partie du monde occidental honni et qu’après Samedi viendra Dimanche.

Continuer, en conséquence, à alléguer que la ‘’colonisation’’ est l’obstacle majeur à tout règlement définitif de ce « conflit central » autorise le commerce avec ceux qui détiennent le pétrole, les pétrodollars et la paix du monde, fait le jeu des antisémites rêvant de l’éradication du foyer juif, accroît l’animosité du monde musulman et, forcément, assure des lendemains sans honneur et probablement dans la guerre.

Pascal Boniface, par ses nombreuses interventions superficielles, facilite cet engrenage maléfique, et le Président Nicolas Sarkozy ne fait qu’assurer sa futur réélection. Mais aucun des deux, à l’instar de Jacques Chirac, ne pourra prétendre, pour l’un, à voir son nom associé à un début de processus de paix digne de ce nom, et pour l’autre à voir son nom en tête ‘’d’analyses’’ qui n’appellent pas d’aussi âpres rappels à la réalité.

jeudi 20 août 2009

Mentez ! Mentez ! Il en restera toujours quelque chose.

Y a t-il encore une accusation que le genre ‘’humain’’ n’a pas porté à l’encontre du peuple juif et d’Israël ? Le journal suédois Aftonbladet, dans la rubrique Kultur (sic) publie un article de Donald Boström -journaliste, photographe et auteur- intitulé « Nos fils pillés de leurs organes ». (Traduction Google du suédois au français).

‘’ Nos fils ’’ sont les ‘’Palestiniens’’ et les pilleurs, vous l’aurez deviné, les Israéliens par l’intermédiaire de leur armée. Le hic de cette grave accusation est que nulle preuve ne vient étayer cette charge dans l’article. Seuls les témoignages de ‘’parents’’ et du ‘’journaliste’’ forment le réquisitoire.

Comme introduction, et pour mettre le lecteur en confiance dans ce qui suivra, rien de mieux que de parler d’un individu nommé Levy Izhak Rosenbaum de Brooklyn (rien de plus juif que cela) accusé d’acheter « des organismes de personnes dans le besoin en Israël pour 10 $ 000 et de les vendre au désespoir des patients aux États-Unis pour 160 $ 000 ». Marché lucratif s’il en est, et Juif cupide s’enrichissant sur le dos (les reins en l’occurrence) des autres.

Pour confirmer la véracité de cette charge anti-israélienne, le témoignage d’une insoupçonnable personnalité aidera : « Francis Delmonici, Harvard, professeur de chirurgie de transplantation, et membre du conseil d'administration de la National Kidney Foundation, a déclaré dans le même journal que ce type de trafic d'organes en Israël est également en cours ailleurs dans le monde. En gros, il est de 10 pour cent des 63 000 transplantations rénale dans le monde illégal ». (Traduction Google).

Levy, Israël, 63000 transplantations, monde illégal… Le décor est planté ! Reste, avant de décrire l’horreur du méfait, à comparer Israël avec la Chine, le Pakistan et les Philippines -célèbres par leur démocratie- et affirmer que suite à cette « très sérieuse suspicion », « la CIJ, la Cour Internationale de Justice, doit absolument ouvrir une enquête pour savoir si il s'agit de crimes de guerre israéliens ».

Si, après cette entrée en matière, le lecteur doute encore de la bonne foi du ‘’journaliste’’, cela ne sera dû qu’au refus de celui-ci de prendre la propagande pour de l’information.

Quelques citations de ‘’l’horreur’’ traduite toujours par notre ami Google et largement compréhensible :

« (…) population terrifiée. (…) Les militaires avaient rompu toute l'électricité dans le village (…) une force spéciale israélienne se mettre en embuscade dans le village des artisans. La personne que les forces spéciales a été chargé de détruire les 19-year-old Ahmed Bilal Ghana, l'un des actifs palestiniens de jets de pierres des jeunes qui a rendu la vie difficile à la puissance occupante israélienne. (…) Quand Bilal est suffisamment proche, à seulement sur la gâchette. Le premier coup frappé à la poitrine. Selon des villageois qui ont été témoins de l'incident, il était alors d'une balle dans chaque jambe. Ensuite, deux soldats de se snickeriet et lui a tiré une fois encore dans l'estomac. Enfin, ils ont pris Bilal dans les pieds et traîné jusqu'à la 20 pas snickeriets escalier en pierre. (…) Cinq jours plus tard, il revint dans le noir, mort et enveloppé dans des tissus verts hôpital (…) l'occasion d'entendre les rires des soldats qui ont jusqu'à ce qu'ils venaient de rentrer à la maison quelques blagues à l'autre (…) Nos fils sont utilisés comme donneurs d'organes forcés, a déclaré la famille de Khaled de Naplouse pour moi, comme la mère de Raed de Djénine, et les oncles de Machmod et Nafes de la bande de Gaza, qui avaient disparu d'un certain nombre de jours et de revenir à la nuit, tuer et disséquer ».

Et pour conclure, le ‘journaliste’’ d’affirmer qu’il est « Temps de faire la lumière sur cette macabre activité sur ce qui se passe et ce qui s'est passé dans les territoires occupés par Israël depuis l'Intifada a commencé ».

On ne peut douter que l’article incriminant Israël n’est qu’une soupe aux calomnies. Si l’on ne peut exclure que quelques Israéliens ou Juifs participent au commerce illégal des organes et sont condamnables comme tout autre, rien dans ce texte, insultant l’intelligence, ne démontre la participation, de prés ou de loin, des autorités politiques, militaires et/ou médicales dans l’assassinat et le meurtre prémédité de ‘’Palestiniens’’ et son objectif de s’approprier quelque organe que se soit de leur corps.

Tout quidam, un tantinet curieux et connaissant l’indépendance de la justice israélienne, s’interrogera quant à l’absence de plainte de la part des parents des victimes ou de la myriade d’Ongs, financées par des pays tiers, ayant vocation à salir « l’entité sioniste ».

A ce jour, nul procès sur ce sujet n’a été intenté.

Alfonbladet est un journal à grand tirage en Suède. La publication de l’article ci-dessus incriminé démontre, si cela était nécessaire, la pensée dominante à l’encontre d’Israël régnante dans ce pays. Une pensée où réduire l’état juif à un pays sans loi ni foi en les valeurs humaines est coutumier du fait.

S’il ne faut accuser tous les suédois d’antisémitisme primaire, on est dans le devoir de s’interroger sur le microcosme intellectuel ‘’éclairant’’ ce pays sur les faits et gestes d’un état luttant, depuis son renouveau, pour sa survie. Et mentir autant conduit, sans échappatoire possible, les lecteurs suédois au regret de ce renouveau.

Etait-ce l’objectif de cet article ? Il est difficile d'en percevoir un autre!

lundi 27 juillet 2009

En mémoire d’Ilan

Trois années déjà qu’un monde s’est éteint. Ce monde, le peuple juif, par ses propres moyens, le fera vivre dans sa mémoire nationale. Voire au-delà.

Pardonner ? Peut-être ! Oublier ? Jamais !

L’association « Tora Box » propose la création de la première bibliothèque francophone au Kotel dont l’intégralité des Livres de Prières et de Tehilim seront dédiés à l’élévation d’âme d’Ilan ben Ruth Halimi.

La rédaction de Juif.org se propose de recueillir les dons qui vous permettront d’être béni et voir votre nom inscrit à l’intérieur des livres offerts.

Geste symbolique comme tant d’autres mais qui aura le mérite de pointer son doigt accusateur envers la barbarie, la haine, mais aussi le renouveau de l’antisémitisme dans des contrées qui affirment, pourtant, leur guérison définitive.

lundi 13 juillet 2009

Politiquement correct malgré soi

On ne présente plus le philosophe Alain Finkielkraut, seul, ou presque, parmi les siens, à dénoncer infatigablement la dictature du politiquement correct et ses effets pervers. Et pourtant ! Dans une interview accordée à France Inter le 26 juin dernier, il a démontré involontairement, par ses réponses, combien ce fléau noyautait, malgré tout, les esprits les plus éclairés.

Lors de cet entretien et échange téléphonique avec les auditeurs sur le sujet préoccupant de la Burqua, vint inexorablement une question sur le conflit proche-oriental posée par Abdelkader : (12’25 – 12’56).

« (…) Vous venez de dire que vous soutenez le peuple iranien et que vous avez manifesté samedi dernier à Paris auprès des Iraniens et que vous étiez bouleversé. Est-ce que vous avez soutenu auprès des Palestiniens à Paris pendant leur massacre à Gaza, est-ce que vous étiez aussi bouleversé par ce qui se passait à Gaza ? »

Réponse A.F. (13’02 – 15’21)

« (…) Cela fait 25 ans que j’interviens publiquement sur le conflit israélo-palestinien. (…) Depuis cette époque, je milite ardemment pour la création d’un état palestinien aux côtés d’Israël. J’ai participé à un nombre incalculable de réunions et de meetings des amis de la ‘’Paix maintenant’’ (…) Je n’ai jamais varié. Je me suis félicité du retrait de Gaza. Je suis pour un démantèlement des colonies. Je ne vois aucune objection à la pression exercée aujourd’hui par le Président Obama sur Israël, et je pense, si elle s’accentue j’y serais favorable. Mais je suis malgré tout extrêmement choqué par la question parce que (…) l’ambiance totalitaire de ce monde elle consiste notamment dans cette espèce d’obsession d’Israël. C'est-à-dire Israël le petit Satan qui tire les ficelles du grand. Israël le pays d’où tout le mal vient. Donc cette comparaison entre l’horreur iranienne et le conflit israélo-palestinien relève du même phénomène. Et j’ajouterai (…) que l’un des enjeux justement de la révolte iranienne, c’est d’en finir avec la paranoïa qui focalise le monde arabe (…) sur l’entité sioniste comme ils disent, pour effectivement oublier, négliger, distraire les foules des turpitudes des régimes en place. »

Si l’on ne peut faire grief au philosophe d’avoir dénoncé, encore une fois, l’excuse du bouc-émissaire juif, ni de s’être défendu car accusé directement d’humanisme sectaire, on peut en revanche lui faire reproche d’avoir laissé passer à l’antenne l’objectif de l’auditeur. A savoir, juxtaposer l’ignominie des dirigeants iraniens pourchassant, violentant, assassinant leurs citoyens ayant des velléités de liberté démocratique, avec l’obligation des responsables israéliens de faire cesser définitivement les menaces de mort pesant continuellement sur près de 250.000 citoyens, frontaliers de la bande de Gaza.

Si le politiquement correct avait pour mission de salir une fois encore l’état d’Israël, le philosophe a raté l’occasion de le dénoncer et le réduire à sa plus simple expression. Abdelkader, ou ses clones, pourront encore pérorer longtemps sur les ‘’turpitudes’’ imaginaires israéliennes.

Une autre habitude du politiquement correct est d’affirmer le refus permanent d’Israël à toute paix. Règle qui n’est pas devenue vérité seulement dans l’esprit des ennemis de ce pays. Ainsi, on peut noter dans la réponse d’Alain Finkielkraut qu’il est favorable « à la pression exercée aujourd’hui par le Président Obama » en ce qui concerne le gel des ‘’colonies’’. Ceci, exprimé publiquement par un philosophe de renom, confirme que les implantations sont les obstacles majeurs à l’avancée d’une paix juste et durable, alors que l’histoire passée d’Israël en faveur de la paix avec l’Egypte et son retrait unilatéral de la bande de Gaza illustre tout le contraire.

Assurer sans sourciller ceci c’est, d’une part, oublier que l’éventail politique israélien -partant de l’extrême gauche jusqu’au Likoud et Israël Beitenou- affiche la nécessité de la destruction de certaines implantations et d’un échange de territoires équivalant à celles gardées dans l’objectif de la création d’un état palestinien et c’est, d’autre part, faire le jeu de ceux se servant de ce sujet pour faire diversion quant à leur réel ‘’désir’’ de paix et leur objectif véritable. A savoir, la poursuite du conflit, d’une manière ou d’une autre, jusqu’à l’éradication complète de l’état juif.

Cette petite analyse sur les propos d’Alain Finkielkraut prouve, si besoin était, la nocivité du politiquement correct qui installe inlassablement en lieu et place de la réalité le mensonge et la propagande. Si l’esprit éclairé qu’il est ne peut contrer celle maladie intellectuelle, on peut en conséquence légitimement se soucier quant à l’avenir de la raison, du bon sens et de la logique, valeurs nécessaires à la résolution des problèmes de ce monde.

mercredi 1 juillet 2009

La ‘’colonisation’’ israélienne

La mésentente entre les Etats-Unis et Israël concernant la croissance naturelle des implantations en Judée-Samarie persiste toujours. Ce qui fait l’affaire de l’Autorité palestinienne qui affirme, si l’on s’y fie, que les négociations pour la fin du conflit proche-oriental ne reprendront pas tant que le gel total de la « colonisation » des territoires ne sera pas décrété officiellement. Une « colonisation » si ‘’perturbante’’ que toute paix en est, à ses yeux, utopique !

Est-ce vraiment le cas ?

La très grande majorité du peuple israélien, 70% au dernier sondage, est consentante à la création d’un deuxième pays pour les arabes de Palestine et donc à une ‘’décolonisation’’ massive de leurs concitoyens. Cela, aux conditions incontournables que ce nouvel état soit démilitarisé et que la légitimité d’Israël soit explicitement reconnue. Des clauses qui, si elles venaient sur la table de négociations, seraient intenables aux yeux du monde musulman en quête d’expansion à travers la planète. Le sujet de « colonisation » sera donc de rigueur et d’importance première tant qu’une ‘’solution’’ ne sera pas trouvée ou qu’un nouveau gouvernement israélien ne soit nommé et mette une fin définitive aux ‘’exigences’’ juives !

Ce qui autorise l’affirmation que la « colonisation » ne met pas de frein à toutes avancées dans le processus de paix. Car, selon la volonté de la plupart des gouvernants israéliens qui se sont succédés depuis les « accords d’Oslo », les frontières internationales se traceront par un échange équitable de terrain, et selon les surfaces des implantations les plus peuplées qui intégreront l’espace israélien.

On ne voit donc pas ici quel peut être la gêne quant à la reprise immédiate des négociations ! Hormis l’exigence d’un démantèlement complet de ces dernières, ce qui serait une revendication inacceptable quelque soit les gouvernements à venir et une excuse ‘’palestinienne’’ difficilement escamotable aux yeux de l’opinion mondiale quant à sa volonté d'une reprise des négociations de paix.

Quant aux implantations qu’Israël ne gardera pas, elles seront détruites comme le furent celles du Sinaï -lors de sa restitution suite à la signature du traité de paix avec l’Egypte- et celles de la bande de Gaza lors du retrait unilatéral de 2005. Ici, non plus, nul obstacle ne peut être opposé à l’encontre d’un retour immédiat aux négociations car le passé récent israélien est éloquent de bonne volonté.

Sauf, évidemment, à s’étonner et s’écœurer que l’état à naître se devra d’être Juderein, tel que l’a rêvé Adolphe Hitler pour l’Europe !

Si donc le nettoyage ethnique est banal dans les états musulmans et ne choque nullement les esprits occidentaux, la prise de position de ces derniers est, de par son insistance d’une demande d’arrêt total de la ‘’colonisation’’, incompréhensible ! D’autant plus, si l’on se souvient que le Ministre des Affaires étrangères Avigord Liberman est qualifié d’extrémiste de droite par les moralisateurs, reçu avec antipathie dans les chancelleries et ‘’démissionné’’ par un Président d’une France qui ne sait plus comment faire plaisir à ses banlieues musulmanes. Ceci, pour avoir suggéré un échange de territoires incluant une population, et pour tenir un discours clairs sur chacun.

Il ne fait aucun doute que le sujet de la « colonisation » fera encore les beaux jours de ceux qui s’en servent comme excuse pour ne pas avancer sur le chemin d’une « paix juste et durable » pour la région ou pour satisfaire des intérêts particuliers de certains ‘’médiateurs’’. A la charge du gouvernement israélien actuel de faire comprendre à la communauté occidentale sa lâcheté à trop étreindre la position du monde musulman, sans omettre de faire saisir à son peuple le désir inébranlable arabo-musulman de l’éradication du refuge juif par des subterfuges.

On peut donc parier que la Paix n’est pas pour après-demain dans cette région.

jeudi 25 juin 2009

Les ‘’abus’’ d’Israël

On ne présente plus les positions politiques de Michel Bole-Richard, le correspondant du quotidien Le Monde à Jérusalem. Elles sont systématiquement anti-israéliennes. Son dernier papier, intitulé « L'improbable Etat palestinien de Benyamin Netanyahou » (1), en est encore une preuve. Son objectif unique est de démontrer la mauvaise volonté israélienne dans la création d’un état de ‘’Palestine’’.

On se souvient, évidemment, de ses textes ‘’condamnant’’, par une phraséologie choisie, la clôture de sécurité et ‘’réclamant’’ de fait sa démolition afin de respecter la légalité internationale. (Ce qui aurait accru les attentats suicides et donc le nombre de meurtres d’Israéliens).

Cette précision pour bien spécifier qu’un mur se démolit. En revanche, dans son article, le journaliste affirme, sans rire, qu'Avigdord Lieberman « ne manque pas d’aplomb » pour avoir affirmé à Ban Ki-Moon « que les colonies ne sont pas un ‘’obstacle’’ pour la recherche de la paix et qu'il est manifeste qu'il s'agit d'"une excuse pour ceux qui veulent esquiver les pourparlers", à savoir les Palestiniens ». On ne peut, en conséquence, douter que dans l’esprit de Bole-Richard, les murs des implantations sont indestructibles. Malgré les preuves du contraire. A savoir les implantations détruites dans le Sinaï pour permettre la signature de la paix avec l’Egypte, et celles démolies dans la bande de Gaza en 2005. Israël n’a alors pas manqué ‘’d’aplomb’’ pour tenter la paix. Sans oublier, pour autant, la possibilité d’échanges de territoires.

S’ensuit ensuite une litanie de conditions qui rendent, selon, l’envoyé du Monde, ‘’improbable’’ toute création d’un état ‘’palestinien’’. « Démilitarisé, sans contrôle de ses frontières, de son espace aérien ni de ses ressources, sans la liberté de nouer des alliances. La vallée du Jourdain restera sous contrôle israélien. Les forces de sécurité garderont le droit d'intervenir à leur guise dans un Etat croupion, mais qui aura son drapeau, son hymne national et son gouvernement, a promis M. Netanyahou ».

On connaît tous la citation affirmant que moins on possède de culture, plus on a tendance à l’étaler. Michel Bole-Richard a peu d’arguments, mais son appétence à en rajouter ne lui fait pas défaut. Si ‘’l’état croupion’’ n’aura effectivement pas le droit de mettre en péril la sécurité de l’état juif voisin et que ce dernier se devra d’intervenir dans cet unique cas, il n’en reste pas moins qu’il lui sera possible de nouer des alliances autres que militaires, disposera -malgré l’affirmation écœurante contraire- de l’entièreté de ses propres ressources et jouira de ses frontières sauf dans l’importation de matériel militaire. Des conditions qui lui font qualifier cet état de « protectorat » et non pas d’état souverain. Monaco et Andorre apprécieront.

Après les conditions, Bole-Richard nous fait mention des « garde-fous » de ‘’Bibi’’. L’un d’eux est d’être reconnu comme état juif. Mais quid des « 1,5 million de Palestiniens d'Israël, soit 20 % de la population, (qui) doit renoncer à sa spécificité et se plier à la volonté "étatico-religieuse" » nous écrit-il ? Voilà donc, par la grâce de ce ‘’procureur’’, les arabes-israéliens contraints de se convertir. Il ne nous dit pas si les Chrétiens de la future ‘’Palestine’’ devront, eux, « renoncer à leur spécificité et se plier à la volonté étatico-religieuse du Hamas ou du Djihad islamique ». Il est vrai que ce n’était pas le sujet du papier !

Le reste est à l’avenant. D’un appel à Obama à « faire entendre raison aux Israéliens » par la pression, jusqu’à ‘’l’étonnement’’ d’un refus israélien d’une « reconnaissance de responsabilité dans l'expulsion et le déracinement de 760 000 Palestiniens en 1948, ni d'indemnisation ni de possibilité de réintégration », Michel Bole-Richard démontre à chacun de ses écrits que sa motivation n’est pas l’information mais la distillation d’une haine idéologique.

L’objectif de ce dernier, mais aussi de nombreux de ses semblables, est de discréditer les exigences israéliennes forcément ‘’exorbitantes’’. Faire reconnaître, lors de négociations, sa légitimité ou son droit à la sécurité, c’est empêcher toute relance future du conflit. Ce qui, évidemment, déplaît fortement à ceux que l’état d’Israël gêne. Car l’existence d’un état refuge juif ce sont des boucs émissaires faciles et à disposition en moins.

Et cela est inconcevable pour certains ‘’humanistes’’.

lundi 15 juin 2009

Un discours très gênant

Le Premier Ministre Benjamin Netanyahou, au vu et au su de la planète, a reconnu sous certaines conditions la nécessité d’un état pour les ‘’Palestiniens’’. Malgré cette reconnaissance explicite, l’Autorité palestinienne, la ligue arabe ou encore les sympathisants de leur cause n’y voient que raisons pour la poursuite du conflit.

Pour autant, le discours du Premier ministre signifie, pour l’intellect de tout quidam éclairé, la fin de la ‘’colonisation’’ des territoires gagnés lors de la guerre défensive de juin 1967. Chose particulièrement gênante pour ceux qui ont comme objectif premier l’éradication d’Israël, et ont donc besoin de la justification de l’accusation facile et systématique de ce pays comme fauteur de guerres. En conséquence, ces derniers s’empressent de trouver des palliatifs idéologiques de substitutions permettant la continuité du conflit.

Une des conditions du Premier ministre israélien est un état ‘’palestinien’’ désarmé, sans maitrises de l’espace aérien et possibilités de signer divers accords défensifs avec d’autres états. Ce qui autorise les ‘’artisans’’ d’une « paix juste et durable » (sic) à qualifier d’ors et déjà ce futur état de « camp », « réserve », « protectorat » et/ou « bantoustan ». Tout individu, non dénué de bon sens, s’interrogera quant à l’exigence d’une armée, d’accords défensifs ou du contrôle aérien hors l’objectif de la poursuite du conflit actuel !

Il en va de même pour la reconnaissance d’Israël comme « état du peuple juif ». Ces mêmes ‘’artisans’’ d’une « paix juste et durable » s’étonnent que ce pays ait cette revendication ‘’alors qu’il a en son sein près de 20% de musulmans et de chrétiens’’. Le quidam intègre s’étonnera, lui, que cinquante sept pays se soient associer au sein de l’Organisation de la Conférence Islamique qui a inscrit dans sa charte la sauvegarde des seuls lieux saints de l'islam, ou encore la solidarité islamique entre les États membres, malgré l’existence de minorités en leurs seins. ! Le tout sans que ces mêmes ‘’artisans’’ pour une « paix juste et durable » ne trouvent à y redire !

Il en va de même également pour le « droit de retour des réfugiés » au sein même d’Israël alors qu’un état ‘’palestinien’’ sera disponible pour permettre l’installation et l’épanouissement des ‘’réfugiés’’. Le quidam, là encore, s’interrogera quant à ce ‘’droit’’, sauf, évidemment, si la disparition du seul refuge juif de par le monde et la reconnaissance, par la communauté internationale, de la faute originelle d’Israël par sa renaissance étaient l’objectif de cette exigence !

Gageons que dans les jours à venir, les adeptes d’une « paix juste et durable » nous indiquerons d’autres motifs de refus de négociations, et nous expliquerons la nécessité du combat contre « l’entité sioniste ».

Il n’en reste pas moins, que Benjamin Netanyahou a démontré par ce discours, très gênant pour beaucoup, que l’excuse de la ‘’colonisation’’ ne tient plus face à la réalité. Si Israël a tenu le mauvais rôle depuis les « accords d’Oslo », la communauté internationale ne pourra plus ignorer, comme ce fut le cas jusqu’à présent, les demandes exorbitantes de la communauté musulmane. Elle se devra d’y répondre fermement en contraignant l’Autorité palestinienne à admettre un état juif, vivant en toute sécurité à ses cotés.

Dans le cas contraire, il ne restera plus au peuple juif et aux véritables démocrates qu’à se compter et à renifler l’odeur nauséeuse du pétrole et des pétrodollars.