mardi 29 mai 2007

Les analyses tronquées

Joris Luyendijk, qui a été correspondant au Proche-Orient durant une période de cinq années, a écrit un article sur le « mal » du journalisme occidental. Les mots biaisés du Proche-Orient , analyse publiée par Le Monde diplomatique.

L’article nous éclaire sur l’utilisation de mots et d’expressions employés à mauvais escient et permet à l’auteur une conclusion ferme : « les journalistes occidentaux ne peuvent pas décrire précisément, et encore moins objectivement, le monde arabe ni le Proche-Orient. Même en suivant à la lettre les règles journalistiques, ils peignent un tableau profondément déformé de la région ».

C’est clair et concis.

Cela, pour la bonne raison que « Le problème essentiel tient aux mots utilisés : ceux qu’emploient les journalistes ne signifient rien pour les publics européen ou américain, ou sont compris de manières différentes, ou sont tout simplement biaisés ».

Cette confirmation -tant de fois écrite et affirmée par tous ceux qui vivent très mal le lynchage médiatique d’Israël et de ses soutiens- ne vient pas, pour autant, dédouaner son auteur de ce reproche. Car s’il mentionne assez bien l’incompréhension occidentale des médias sur la réalité des dictatures arabes, il se ferre de tout son être dans l’explication de « l’occupation israélienne » lorsqu’il tente un parallèle entre une occupation colonialiste et celle contrainte par la défense de l’Etat d’Israël : « Mais qui explique aux publics occidentaux la terreur qui se cache derrière le mot « occupation » ? Quelle que soit l’année à laquelle on se réfère, le nombre de civils palestiniens tués en raison de l’occupation israélienne est au moins trois fois supérieur à celui des civils israéliens morts à la suite d’attentats. Mais les correspondants et les commentateurs occidentaux, qui évoquent les ‘’ sanglants attentats-suicides’’, ne parlent jamais de la ‘’ sanglante occupation’’ ».

Il en va ainsi des clichés des journalistes sur ce conflit qui perdurent depuis plus de quatre décennies, pourtant durée officielle de « l’occupation ». Ainsi, à le lire, le civil ‘’palestinien’’ est la cible de l’armée israélienne tout comme le civil israélien visé sciemment par toutes les ‘’brigades de libération de la Palestine du Jourdain à la Mer Méditerranée’’. Sauf à biaiser les faits, il est évident que les civils ‘’palestiniens’’ ne risquent rien de l’Etat d’Israël tant que les terroristes ne se réfugient pas auprès d’eux après leurs lâches forfaits accomplis.

Il est évident que ce ‘’grand’’ psychanalyste du mal médiatique occidental amalgame cause et effet de « l’occupation » et néglige le désir maintes fois répété, publiquement ou par des voies détournées, par le monde musulman d’éradiquer Israël de la surface de sa terre ancestrale. Si l’on suit le raisonnement de l’auteur -indiqué entre les lignes-, la fin de cette « sanglante occupation » mettrait un terme au conflit. Ce qui est faux et ne peut être maintenu par tout observateur intègre.

En effet ! Qui peut nier la volonté du peuple d’Israël quant à la création d’un état ‘’palestinien’’ aux côtés du leur ?

Sans remonter à 1948 et l’acceptation de la résolution 181 par Ben Gourion, en 1999 Ehud Barak fut élu avec un mandat de paix. Volonté aboutissant un an plus tard à la « guerre d’Oslo » voulue et organisée par Yasser Arafat.

En 2003, Ariel Sharon fut réélu avec, cette fois, le mandat de quitter la bande de Gaza unilatéralement. Ce qui fut fait et ce qui permit l’accession du Hamas à la tête du gouvernement de l’Autorité Palestinienne. Parti prônant publiquement l’éradication d’Israël.

En 2006, Ehud Olmert fut élu avec le mandat d’aller de l’avant dans la séparation définitive des deux peuples. Le Hezbollah vint soutenir ses frères du Hamas dans leur combat par la deuxième guerre du Liban et mis fin à tout espoir de poursuite du processus.

On ne peut donc, comme le réclame Joris Luyendijk, parler « d’occupation sanglante » avec à l’esprit l’image du pays colonisateur qui réduit à néant les vœux de liberté de la population autochtone. Le mal des médias ne tient pas, au final, à la seule bonne utilisation des mots et des termes, mais aussi, voire principalement, à une bonne analyse des faits et gestes de chaque partie prenante au conflit.

Et cela, les médias européens, et particulièrement français, ne l’ont pas encore assimiler car tenus par ‘’l’idéologiquement correct’’ qui refuse la Paix aux peuples de la région et, singulièrement, au peuple israélien.

samedi 12 mai 2007

Les rêves de François Bayrou…

Tous ceux qui ont la vilaine manie de réfléchir mesurent le projet politique de François Bayrou comme grotesque. Le ni-ni dénoncé s’avère, en effet, irréaliste.

Que l’on en juge !

Projetons nous en 2012, après une éventuelle réussite présidentielle du leader du Mouvement Démocrate nouvellement crée. Si aux législatives qui suivront immanquablement, une majorité se dessine en sa faveur, l’assemblée parlementaire aura non pas deux blocs distincts mais trois. Dans sa logique, le ni-ni fera place au ni-ni-ni. Ni droite, ni gauche, ni centre. Si, pour autant, des accords d’appareils autorisent une alliance avec la nouvelle majorité, le ni-ni, la logique parlementaire précédente, redeviendra la norme et les affrontements, les magouilles, les langues de bois retrouveront, comme par miracle, une nouvelle jeunesse.

Tout cela pour ça ????? Piètre résultat, avouons le !

Autre hypothèse. Si le succès législatif ne suit pas l’élection du nouveau Président Bayrou, alors les négociations interminables de camp à camp et les accords de partis prendront le pas sur les réformes souhaitées par le peuple et l’immobilisme sera la règle.

Là, aussi, triste constat !

Mais revenons dans la réalité, exactement au lendemain des élections du 17 juin prochain. François Bayrou se retrouvera à l’assemblée parlementaire en compagnie d’une poignée de députés estampillée « Mouvement démocrate ». Parmi eux, un certain nombre de véritables centristes élus avec les seuls électeurs du mouvement. Des ‘’purs’’ si l’on peut les nommer ainsi.

D’autres, en revanche, élus avec l’apport des voix des partis de droite ou de gauche suite aux accords de désistements réciproques, municipales de 2008 en vue. Des ‘’mixtes’’ si l’on peut, là encore, oser une dénomination.

Le ‘’comique’’ de tout cela sera, bien entendu, d’examiner attentivement l’attitude de ces derniers face à toute loi proposée par le gouvernement en place. Pourront ils, alors, faire fi de la provenance des voix leur ayant assuré leur députation et voter à l’encontre des vœux premiers de leurs électeurs d’appoint au risque de se retrouver au chômage à la prochaine échéance ? C’est à voir.

L’homme étant se qu’il est, le doute peut raisonnablement s’installer à ce propos.

Autre cause assurant le grotesque des rêves de François Bayrou. Pourra t-il édicter, entant que chef du mouvement, une ligne directrice satisfaisant toutes les députés de sa formation et, au delà, les électeurs leurs ayant fait confiance pour, ainsi, assurer un futur ?

Très difficile, voire impossible. Seule une neutralité parfaite entre la majorité de droite et l’opposition de gauche s’avérera efficace ( pour le mouvement seulement, bien sûr ). Cette neutralité aura comme corollaire l’immobilisme.

Là, encore, triste constat !

En conclusion, les rêves de François Bayrou s’avèrent être les cauchemars des Français.

Autre sujet. Martine Aubry a déclaré, suite aux vacances luxueuses de Nicolas Sarkozy, que ce dernier n’était pas le « candidat des pauvres ». Pour elle, ainsi que pour ses pairs du Parti Socialiste, ce qualificatif ne s’est appliqué et ne s’applique encore qu’à François Mitterrand.

Prière de ne pas rire, ni de sourire.

Autre sujet de préoccupation. Nicolas Sarkozy aurait proposé à Hubert Vedrine le ministère des Affaires étrangères !!!!! Ce dernier « y réfléchi » paraît il.

Le rôle dévolu à l’électeur serait il celui de cocu permanent ?

lundi 7 mai 2007

Où est le vote musulman ?

On se souvient que ‘’l’expert’’ Pascal Boniface avait, en 2001, recommandé aux responsables du Parti Socialiste de rechercher la faveur du vote des Musulmans français ( car numériquement plus important que celui des Juifs ) dans l’objectif d’assurer le succès de Lionel Jospin aux élections présidentielles de 2002. Nonobstant qu’il fut limogé sur l’insistance, paraît il, des pro-israéliens que compte le bureau politique, la ligne du parti n’en suivit pas moins pour autant ce conseil et l’on vit éclore une multitude d’actions, de gestes et/ou de postures comprenant, voire approuvant, la réaction de ces ‘’pauvres Palestiniens ’’ face à la « barbarie soldatesque israélienne », ou encore celle de ceux qui s’en prenaient en France - par « solidarité » comme l’assurait Hubert Védrines !?!? - aux « représentants officieux de l’entité sioniste ».

Le résultat qui s’en suivit fut l’éviction du candidat PS au premier tour. Le demi pour cent qui lui manqua, alors, devait être, sans aucun doute, la somme de ces Juifs ‘’si peu nombreux’’ ne séparant pas la lutte contre l’antisémitisme de l’amitié envers l’Etat d’Israël. D’où cette manifestation mémorable du 07/04/2002 qui vit dans les rues de France la quasi totalité de la communauté juive et de ses quelques soutiens quelques jours avant l’élection présidentielle.

Lors de l’élection suivante, Nicolas Sarkozy a été élu très largement à la présidence de ce pays malgré tous les ‘’avertissements’’ officiels de cette gauche si ‘’bien pensante’’, nous rappelant, sans cesse et entre autres, que le nouveau locataire de l’Elysée a serré, en souriant, la main du « grand Satan » Georges W. Bush, a dénoncé « l’arrogance » de la chiraquie vis à vis de « l’ami et allié américain », a affirmé le droit à la sécurité d’Israël tout en condamnant les « terroristes palestiniens », et - pour clore cette liste non exhaustive - affiche sa détermination à une immigration choisie et donc sélective, répète à satiété, son aversion de l’excision, des mariages forcés, de la burkha… ou encore son refus de tout mercantilisme sur le dos des valeurs qui ont régi, il y a peu encore, la politique française. Des choix et des positions qui, selon toutes les politiques suivies jusqu’à ce jour, devraient faire hurler la communauté musulmane locale, et même internationale.

A la lecture de ce petit constat une question nous vient naturellement à l’esprit : où est donc passé le vote musulman, si longtemps craint par cette gauche caviar et cette droite chiraquienne, qui -par peur de lui déplaire- conditionnèrent par avance toutes déclarations ou actions politiques jusqu’à les rendre ‘’munichoises’’ et donc criminelles à l’encontre des intérêts des Droits de l’Homme, quel qu’il soit ?

D’aucuns affirmeront que les Musulmans ont tous rallié, par intérêts, les troupes de la candidate malheureuse à l’élection présidentielle Ségolène Royale, alors que les ‘’Français de souche ’’ composent, dorénavant, celles de Nicolas Sarkozy !!!!! Cette défaite électorale confirmerait en conséquences que ce ‘’lobby’’ est minoritaire, voire marginal.

Au vu du grand nombre d’individus qui composent cette communauté cela paraît peu probable.

D’autres affirmeront (sans rire) que les musulmans de France ont rejoint massivement le camp Sarkozien pour exprimer leur lassitude devant leurs extrémistes et, ainsi, prouver leurs modérations mais aussi leurs désirs de s’intégrer dans leur nouveau pays.

Faute de preuves concrètes et exprimées publiquement par ces derniers il est difficile, voire impossible, de retenir cette hypothèse.

Les troisièmes enfin, plus enclins à un discernement, affirmeront que le vote musulman n’existe pas, et que les électeurs de cette communauté se sont répartis selon leurs propres rapports aux politiques proposées et non pas sur l’intérêt communautaire, dicté, de surcroît, par une ou plusieurs puissances étrangères dirigées, ou non, par quelques tarés d’Allah.

Ce qui paraît être nettement plus sensé.

On peu donc aisément en déduire que le ‘’lobby’’ musulman français n’existe pas, tout comme le ‘’lobby’’ juif tant décrié par tous les bruns verts rouges, voire roses, que compte le panel politique français.

Ce qui peut être rassurant, et qui permet désormais au nouveau Président de la République Française de se libérer définitivement de cette ‘’politique arabe ’’qui a contraint la France à n’être plus que l’ombre d’elle même et non pas cette patrie des lumières s’opposant à tout obscurantisme d’où qu’il vienne.

Tout choix autre signera, pour longtemps, la fin de l’idée que l’on peut se faire d’une France gardienne des valeurs universelles.

vendredi 6 avril 2007

La propagande ne passera pas

Le ‘’ plan de paix saoudien ’’ est de retour sur la table. Il ‘’réaffirme’’ la volonté du monde arabo-musulman de reconnaître l’existence d’Israël si ce dernier se retire de tous les territoires conquis en 1967 -y compris évidemment la vielle ville de Jérusalem- et octroie aux « réfugiés palestiniens » le « droit au retour » dans les lieux ayant appartenu à leur aïeux. Vu leur nombre qui s’est accru en près de 60 années, le plan ne dit pas s’il devront se partager les mètres carrés récupérés ou en réclamer d’autres en dédommagements à leur futur gouvernement israélien !!!

Les pro-palestiniens français (parmi d’autres) affirment que cela amènera, par ce biais, la fin des hostilités et donc la paix mondiale. Tous, cependant, se refusent à imaginer le danger pour les Juifs israéliens à redevenir une minorité. Péril très sérieux si l’on analyse le sort fait aux minorités se trouvant actuellement en terre d’Islam. Chrétiens, Coptes, Kurdes, Chiites, ... Des communautés en souffrance et en perpétuel départ vers des cieux plus apaisants.

Aucun de ces mêmes pro-palestiniens, peu économes pourtant de leurs soutiens aux « réfugiés », n’exigent un comportement simplement humain des autorités arabes à l’égard de ces derniers. Comme, par exemple, l’obtention de la nationalité du pays par application de la loi du droit du sol qu’ils revendiquent, si fort, en France, ou, encore, suite à la scolarisation d’un enfant dans l’école de la république. Les lois universelles exigées en faveur des clandestins en France ne sont pas faites, à priori, pour ceux nés et vivants depuis plusieurs générations en terre arabo-musulmane.

Ce qui confirment et complète l’opinion très négative que l’on peut se faire de ces pro-palestiniens est leur silence total sur les agissements de la oumma à l’égard des « réfugiés palestiniens ». Comme, par exemple, le désir exprimé de Kadhafi d’expulser ceux résidants en Libye vers Gaza afin de créer un problème humanitaire qui, selon ses dires, participera à la résolution du conflit ; ou encore les quelques soixante-dix interdictions ‘’ légales ’’faites par le Liban afin d’empêcher leur installation définitive dans ce qui n’est rien d’autre que leur pays de naissance.

Bref ! L’on peut aisément se demander si les pro-palestiniens ne sont pas, tout simplement, des anti-israéliens, voire des antisémites. Ils sont, pour le moins, de très bons relais de la propagande malsaine arabo-musulmane et islamiste.

D’autres attitudes de même acabit interpellent la raison de ceux rêvant réellement à une paix juste et durable. Ces anti-israéliens répètent à souhait l’exigence d’un état de Palestine sur les « 22% restant de la Palestine historique ». Chiffre que l’on peut très difficilement vérifier mais qui sous-entend très fermement la « colonisation » israélienne. Ce que ces mêmes propagandistes se garderont, en revanche, d’indiquer publiquement est le pourcentage énorme représenté par le territoire jordanien attribué au peuple arabe palestinien. Ces 22% ne sont donc que l’expression de la partie soustraite des territoires devant devenir l’état des Juifs dans la Palestine historique, qui se nommait il y a 2000 années Israël.

La ville de Jérusalem est un autre de leur combat. Voire renaître de ses cendres le Mont du Temple, et donc l’emblème du Judaïsme, est pour eux un vrai calvaire. Le monde musulman n’ayant nul lien religieux vers cette ville, s’est inventer la sainteté de la mosquée Al-Aqsa en affirmant que le prophète Mahomed est monté aux cieux de cet endroit. Ce qui détruit immanquablement cette allégation farfelue est que cette mosquée jérusalemite n’existait pas du temps du prophète. Pourtant, les anti-israéliens, les antisémites, mais aussi les idiots utiles, répètent à toutes occasions que ce lieu est le troisième lieu saint de l’Islam. (sic).

Ces quelques réflexions sur leurs postures partisanes démontrent que la paix attendue et espérée n’est pas imminente. Ils militent tous, et chacun à sa manière, pour la fin de la religion, de l’état nation, des valeurs démocratiques et de libertés que représente dans son ensemble l’Etat d’Israël.

Ils oublient tous cependant que le peuple juif, malgré ses malheurs nombreux tout au long des années passées, a survécu à ses bourreaux qui ont, eux, disparu bien souvent corps et âmes. Il en sera de même pour ses ennemis actuels.

On ne dit pas, sans raison, am Israël haï.

mardi 27 février 2007

Tous des Munichois

Avez vous remarqué que tous les sondages font l’impasse sur le souhait des Français quant à la politique étrangère ? Tout est fait comme si le « domaine réservé » du Président de la République Française était devenu son « domaine secret » et que nul, en la matière, n’a son mot à dire ? Ainsi, il est difficile, voire impossible, de connaître les positions des différents candidats face aux périls qui s’annoncent hormis de vagues menaces de sanctions internationales qui frappent plus les peuples que leurs dirigeants.

En revanche, on lit et on entend facilement des compliments, des éloges et/ou des encensements sur l’attitude de la France face à la volonté des USA en 2003 de faire chuter Saddam Hussein, celui qui nargua la communauté internationale douze années durant. Années de galères pour le peuple irakien mais pleines de profits pour sa classe dirigeante et pour tous ces bons ‘’samaritains’’, Français notamment, organisant et/ou favorisant, la main sur le cœur, des convois de boucliers humains ou des manifestations de ‘’pacifistes’’ à travers la planète.

Le candidat François Bayrou, lui, ne se dissocie pas de l’attitude de Jacques Chirac. Lors de sa prestation dans l’émission de TF1 « J’ai une question à vous poser » il s’est dit « Très fier de ce que la France a fait au moment de la guerre en Irak », et considère que l'intervention américaine a été une « très grave faute historique ». Et d'ajouter : « Ce qui se passe, se prépare au Moyen Orient est un souci pour tout le monde. Je vois des nuages très lourds, tout ce que nous voyons et tout ce que nous n'apercevons pas, notamment les conflits internes à l'islam ».

Face à ce constat réaliste, aucun téléspectateur n’apprendra quelles seront les mesures prises par ce dernier dans le cas d’une présidence. Ou plutôt, le téléspectateur lambda sait, par déduction, que la force armée française ne sera pas employée. Ou d’une façon marginale. Ainsi pour l’exemple, si l’Iran, qui possède déjà la technologie des missiles intercontinentaux, fabrique quelques bombes nucléaires, il ne lui restera que l’espoir d’une intervention militaire américaine, secondée par toutes ces démocraties qui ont comme modèle W. Churchill.

Bayrou, Royale, Le Pen ou Buffet, voire même Sarkozy qui se dédit quant à son inclinaison atlantiste ont, eux, un penchant munichois prêts à signer toutes paix pourvues qu’elles leurs assurent un semblant de tranquillité.

On connaît tous ce qu’il advint du pacte de Munich. Mais tous n’en ont pas tiré les enseignements.

vendredi 9 février 2007

Réflexion d’un ‘’naïf’’

A la suite d’un interview accordé par Jacques Chirac au Nouvel Observateur, Vincent Jauvert, journaliste de l’hebdomadaire, pose la question suivante à quelques ‘’experts’’ : « Si l'Iran avait la bombe ». « Que se passerait-il si l'Iran parvenait à se doter de l'arme atomique ? Et si Téhéran déclenchait une frappe nucléaire contre Israël ? Quels pays du Proche et du Moyen-Orient pourraient être tentés de se doter à leur tour de la puissance nucléaire si l'Iran en disposait ? ».

A ces questions le journaliste apporte les réponses des « principaux spécialistes des questions stratégiques ». C’est dire tout le crédit que le lecteur se doit de leur accorder. Tout au moins à certains d’entre eux.

Selon ‘’l’expert’’ Hubert Védrine, « Un pays qui possède la bombe ne s'en sert pas, explique l'ancien ministre des Affaires étrangères. Il entre automatiquement dans le schéma de la dissuasion et ne prend pas de risque absurde ». Selon François Heisbourg, Président de l’Institut international d'Etudes stratégiques de Londres, « Le danger primordial, ce n'est pas un Iran nucléaire - s'il attaquait, il commettrait un suicide - mais bien, comme Jacques Chirac l'a dit, la prolifération des armes atomiques ».

Moi, qui ne suis nullement expert en ce sujet, de me poser la question suivante : en quoi la prolifération des armes atomiques est elle dangereuse si le pays qui possède la technologie nucléaire militaire « (…) ne s’en sert pas (car) Il entre automatiquement dans le schéma de la dissuasion et ne prend pas de risque absurde » ? Dixit ‘’l’expert’’ Hubert Védrine.

Selon ce ‘’ spécialiste des questions stratégiques ’’, on serait donc dans une équation où le nucléaire se révèlerait inoffensif car neutralisé par les uns et les autres.

-Sauf, évidemment, si certains états voyous propageraient, incognito, des bombes sales à travers le globe afin d’imposer à d’autres contrées leurs propres intérêts.

-Sauf, évidemment, si un état est doté d’un régime théocratique inspiré par la folie d’une foi en attente de la venue d’un imam caché.

-Sauf, évidemment, si la haine ressentie à l’égard d’un autre peuple dépasse la considération que tout régime se doit au peuple qu’il dirige.

Par ces quelques exceptions, il me semble reconnaître les atours d’un pays qui fait actuellement la une de la diplomatie internationale. A savoir l’Iran. Peut-on, en conséquences, imaginer un instant qu’une ou deux bombes atomiques entre les mains de ce pays ne seraient pas un danger pour son environnement immédiat, voire plus lointain, comme l’ont affirmé le Président français, Hubert Védrine et ses clones, « principaux spécialistes des questions stratégiques » ?

A mon humble avis, qui n’est pas celui d’un expert mais d’un résident ‘’naïf’’ d’un pays que quelques dizaines de millions de barbus tarés souhaitent éradiquer, le péril représenté par un Iran nucléarisé est à un niveau équivalent à celui de la bêtise des élites françaises plus soucieuses de profits mercantiles que de la défense de nos valeurs universelles.

Mais c’est, seulement, mon expertise.

mercredi 31 janvier 2007

Le bla-bla de Douste-Blazy

Le Ministre des Affaires étrangères de la République française nous a gratifié, dans le quotidien Le Monde, d’un point de vue sur la façon de recréer les conditions d'une stabilisation de la région moyen-orientale. Car pour lui, « Il est urgent d'agir au Moyen-Orient ».

Et sa « toute première urgence aujourd'hui est de se concentrer sur ce qui est toujours le "centre nerveux" des crises au Moyen-Orient : le conflit israélo-palestinien. Bien entendu, toutes les tensions ne disparaîtront pas avec lui comme par un jeu de dominos. Mais le conflit israélo-palestinien est depuis soixante ans une plaie ouverte et douloureuse, un abcès qui cristallise les frustrations et nourrit les extrémismes ».

Malheureusement, et toujours selon son propre constat : « (…) Les termes d'une solution sont connus. Ce qui fait défaut, c'est le courage, la force de la volonté politique (…) ».

Il est navrant, que lors de ce point de vue, Philippe Douste-Blazy n’ait pas répertorié minutieusement les « termes connus » pouvant permettre le dénouement réel de ce conflit. Cela aurait, alors, incontestablement interdit à ses lecteurs du moment de présumer une responsabilité équivalente des protagonistes mais plutôt celle de la communauté arabo-musulmane et renseigné, par ailleurs, ceux qui ne comprennent toujours pas les raisons de sa poursuite.

Il est plus que douteux, cependant, que le Ministre aurait listé les dispositions pouvant amener véritablement le peuple israélien à jouir, enfin, pleinement de son droit à l’autodétermination et de la paix sur une parcelle de ce qui fut la terre de ses ancêtres. Comme son exigence, par exemple, d’avoir l’assurance, avant tout retrait définitif futur, que les individus y résidant possèdent la volonté sincère d’y vivre en bon voisinage. Ce qui suppose, sans conteste, une reconnaissance de l’Etat d’Israël comme état juif.

Il est très improbable, également, de voir figurer dans cette liste la ville de Jérusalem comme seule Capitale d’Israël, même séparée de la plupart de ses quartiers arabes. Ville faisant partie intégrante du patrimoine du peuple juif depuis des millénaires, ignorée par le Christianisme au temps de sa domination et non citée dans le Coran.

Il est invraisemblable, aussi, d’imaginer un instant, que cette liste aurait inclus la négation de tout « droit au retour » de ‘’réfugiés palestiniens’’ n’ayant jamais mis les pieds sur le sol israélien.

C’est à la seule évocation de ces quelques dispositions manquantes, certainement, dans le recensement du Ministre que l’on doit comprendre le « défaut de courage et de volonté politique » avoué par Douste-Blazy. Qualité définissant une communauté internationale plutôt soucieuse de son ravitaillement pétrolier et de la récupération maximum des pétrodollars qu’une défense ferme des valeurs universelles.

Après analyse de ce point de vue, on peut légitimement se demander quels sont donc « les termes connus » de Douste-Blazy pouvant faciliter l’éradication du « centre nerveux des crises au Moyen-orient ». Seraient-ils qu’une lente, mais sûre, disparition de l’état juif par un ‘’droit de retour’’ compensant une « juste solution au problème des réfugiés palestiniens » comme l’a énoncé Jacques Chirac lors de son discours à l’ONU ? Ainsi, ‘’ la plaie ouverte et douloureuse, l’abcès qui cristallise les frustrations et nourrit les extrémismes ’’ serait effectivement refermé pour toujours.

Cette solution exigée par la communauté musulmane, intégrant lentement mais sûrement les mentalités européennes, est absolument refusée par les Israéliens et le peuple juif de diaspora. Ce qui, on l’aura compris, permettra au conflit de perdurer et au Ministre de bla-blater sur des solutions inenvisageables.