Les négociations concernant les élections législatives à
venir entre le Parti Socialiste et le mouvement écologique Les Verts
ont abouti à l’éviction de quelques députés socialistes déjà en place. Ainsi, Serge
Blisko, Tony Dreyfus et Daniel Hoffman Rispal ne seront plus
députés de Paris dans la prochaine Assemblée parlementaire. Cela
aurait pu passer inaperçu, sauf qu’à la lecture de leur particularité commune -leur
Judaïsme revendiquant de surcroît une proximité avec l’Etat d’Israël-
est né comme un malaise au sein d’électeurs juifs, voire au-delà.
Chacun se questionnera quant à savoir la raison de ce
trouble émis par le Président
du Crif. N’est-elle point leurs soutiens forcément
«inconditionnels » à l’état d’Israël ? A preuve, la
rapidité des opposants à dénoncer ce ‘’reflexe communautaire’’ dénonçant cette
éviction ! Y aurait-il du vrai dans cette dénonciation?
Chacun jugera lorsqu’il saura que Mme Hoffman Rispal
est vice-présidente du groupe d'amitié France-Israël à l'Assemblée. Quant
à Serge Blisko, il a récemment affirmé qu’«Il est évident que
certains élus jouaient aussi un rôle à Paris de pont entre la communauté juive
et le PS, pour notamment montrer que la gauche n'était pas nécessairement sur
une ligne systématique anti-israélienne».
Pour le moins que l’on puisse dire, Israël les
préoccupe !
Si cette particularité commune permet le soupçon d’antisémitisme
et peut mettre mal à l’aise la direction du Parti Socialiste, gageons qu’à
la moindre accusation elle sortira probablement une liste de candidats juifs
portant ses couleurs dans d’autres circonscriptions. Il est donc inutile de s’appesantir
ici sur sa décision.
En revanche, il est beaucoup plus intéressant de se pencher ici
sur les vraisemblables ressentis de ces élus congédiés et ayant pourtant servi
fidèlement le parti allant jusqu’à mettre un mouchoir et plus sur certains de leurs
intérêts qui font parti de leur être juif.
Pour exemples :
- lorsque le Bureau National a affiché son soutien à
la reconnaissance onusienne d’une « Palestine » sans passer
par la case négociations et concessions.
- Ou lorsqu’il décria la légitime défense israélienne en
soutenant une résolution condamnant un massacre imaginaire à Djénine.
- Ou jugeant « équitable » l’échange de l’otage
Guilad Shalit contre 1027 prisonniers ‘’Palestiniens’’.
Sans oublier le soutien de très nombreux collègues du parti
soutenant le boycott d’Israël parmi tant d’autres actions on ne peut
plus anti-israéliennes.
Quoi que l’on puisse penser de leur Judaïsme et de
leur soutien à Israël, sont-ils amers d’avoir servi de caution à une
idéologie qui devient de plus en plus fétide au fil du temps ? Ont-ils discerné
la trahison si l’on se souvient que leurs mandats seront réservés à un parti et à des candidats ayant fait de l’antisionisme leur feuille de route ?