dimanche 20 novembre 2011

Les députés évincés, cautions juives du Parti Socialiste ?


Les négociations concernant les élections législatives à venir entre le Parti Socialiste et le mouvement écologique Les Verts ont abouti à l’éviction de quelques députés socialistes déjà en place. Ainsi, Serge Blisko, Tony Dreyfus et Daniel Hoffman Rispal ne seront plus députés de Paris dans la prochaine Assemblée parlementaire. Cela aurait pu passer inaperçu, sauf qu’à la lecture de leur particularité commune -leur Judaïsme revendiquant de surcroît une proximité avec l’Etat d’Israël- est né comme un malaise au sein d’électeurs juifs, voire au-delà.

Chacun se questionnera quant à savoir la raison de ce trouble émis par le Président du Crif. N’est-elle point leurs soutiens forcément «inconditionnels » à l’état d’Israël ? A preuve, la rapidité des opposants à dénoncer ce ‘’reflexe communautaire’’ dénonçant cette éviction ! Y aurait-il du vrai dans cette dénonciation?

Chacun jugera lorsqu’il saura que Mme Hoffman Rispal est vice-présidente du groupe d'amitié France-Israël à l'Assemblée. Quant à Serge Blisko, il a récemment affirmé qu’«Il est évident que certains élus jouaient aussi un rôle à Paris de pont entre la communauté juive et le PS, pour notamment montrer que la gauche n'était pas nécessairement sur une ligne systématique anti-israélienne».

Pour le moins que l’on puisse dire, Israël les préoccupe !

Si cette particularité commune permet le soupçon d’antisémitisme et peut mettre mal à l’aise la direction du Parti Socialiste, gageons qu’à la moindre accusation elle sortira probablement une liste de candidats juifs portant ses couleurs dans d’autres circonscriptions. Il est donc inutile de s’appesantir ici sur sa décision.

En revanche, il est beaucoup plus intéressant de se pencher ici sur les vraisemblables ressentis de ces élus congédiés et ayant pourtant servi fidèlement le parti allant jusqu’à mettre un mouchoir et plus sur certains de leurs intérêts qui font parti de leur être juif.

Pour exemples :

- lorsque le Bureau National a affiché son soutien à la reconnaissance onusienne d’une « Palestine » sans passer par la case négociations et concessions.

- Ou lorsqu’il décria la légitime défense israélienne en soutenant une résolution condamnant un massacre imaginaire à Djénine.

- Ou jugeant « équitable » l’échange de l’otage Guilad Shalit contre 1027 prisonniers ‘’Palestiniens’’.

Sans oublier le soutien de très nombreux collègues du parti soutenant le boycott d’Israël parmi tant d’autres actions on ne peut plus anti-israéliennes.

Quoi que l’on puisse penser de leur Judaïsme et de leur soutien à Israël, sont-ils amers d’avoir servi de caution à une idéologie qui devient de plus en plus fétide au fil du temps ? Ont-ils discerné la trahison si l’on se souvient que leurs mandats seront réservés à un parti et à des candidats ayant fait de l’antisionisme leur feuille de route ?

lundi 14 novembre 2011

Caroline Fourest et la ‘’culpabilité’’ du Juif israélien


Caroline Fourest est une parfaite intellectuelle collant à son époque. Elle consomme le politiquement correct à la vitesse grand V quitte même à laisser une impression glauque à ceux qui se penchent de très près sur sa prose.

Dans un article publié dans le quotidien Le Monde et intitulé « Ne bombardez pas l'Iran », elle nous explique tout le mal qu’elle pense d’une frappe israélienne malgré que « La perspective de voir cet Iran-là se doter de la bombe nucléaire - confirmée par le rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) - est tout simplement glaçante ».

Mais rien, rajoute t-elle d’un même élan, « rien ne serait pire que de voir le gouvernement israélien perdre ses nerfs et bombarder l'Iran ». Pas même, si on la comprend bien, la menace existentielle qui glacerait alors d’effroi le peuple juif, soit un peu plus de six millions d’individus. Triste chiffre rappelant quelques affreux souvenirs d’une politique, alors, déjà très politiquement correcte !

Au delà de ce ‘’détail’’, comme diraient certains, qui compte peu dans l’analyse géopolitique de Caroline Fourest, elle tente de justifier sa position :

 «On peut faire confiance au régime iranien pour avoir enterré ses installations sous des sites entourés de civils. Les frappes entraîneraient des morts. Ces frappes, ces morts, soulèveraient logiquement l'indignation... dans un monde en ébullition ».

« Dans ce contexte, une frappe israélienne sur le sol iranien laisse entrevoir des répercussions dignes d'une catastrophe nucléaire, à l'échelle politique ».

Lesquelles ? « (…) stopper le pourrissement intérieur qui ronge la "mollahcratie" (…) un peu d'oxygène à Bachar Al-Assad et à ses massacres, (…) un coup de fouet spectaculaire aux Frères musulmans en Egypte, déjà très en forme. Un coup de pouce à l'islamisme en général ».

De quoi véritablement inquiéter son propre bien être ainsi que son environnement immédiat. Ce qui devra alors, forcément, être payé par de gestes israéliens pour que la situation revienne rapidement à son état premier.

« Après un tel coup de force, Israël devra bien stopper l'escalade. Geler ses colonies, remettre le processus de paix en marche ou reconnaître l'Etat de Palestine à l'ONU. Ce qui ressemble à une utopie n'est rien d'autre que la seule solution dictée par la raison ».

Une ‘’raison’’ précisant méticuleusement toute l’aversion qui découle d’une telle prose. Un texte qui rappelle que le juif, à chaque ‘’saison’’, est toujours la monnaie de singe choisie pour satisfaire l’appétit du crocodile car forcément coupable.

Ainsi, nous dit-elle de façon subliminale, soit le peuple israélien attendra paisiblement le verdict de la théocratie chiite nucléarisée quant à la durée de sa survie, soit -en compensation- il devra capituler face aux exigences des ‘’Palestiniens’’ en acceptant un gel des ses « colonies », et en remettant en marche un processus de paix qui n’attend, évidemment, que sa reconnaissance des « frontières de 1967 ».

dimanche 13 novembre 2011

Nicolas Sarkozy, bientôt en Israël ?


Il faut comprendre la candidate à la députation de la huitième circonscription des Français de l’étranger. Valérie Hoffenberg se situe entre le marteau israélien et l’enclume UMP et ses chances d’être élue sont à peu près égale à zéro. D’où sa décision récente de s’instituer porte-parole de ses électeurs potentiels et de rencontrer en urgence le jeudi 10 novembre, le Président français à qui dit-elle « j ai transmis vos messages et votre incompréhension face aux récentes prises de position françaises. Lors de cet entretien, j'ai suggéré au président de venir rapidement en Israël afin de s'adresser directement au peuple Israélien et tout particulièrement à la communauté française, ce qu'il a accepté.

Il rencontrera à l'occasion de cette visite le premier ministre israélien avec lequel il s'expliquera directement. Je rencontrerai son conseiller diplomatique Jean- David Levitte ce vendredi après-midi pour avancer sur les modalités de ce voyage ».

Encore faudrait-il que Benjamin Netanyahou trouve du temps pour cette rencontre d’ici à juin 2012 après que lui soit arrivé à ses oreilles quelques échos insultants en provenance du dernier G20. Une entrevue que peu d’Israéliens apprécieront alors, au vu du manque de déférence étalée envers leur Premier ministre mais également pour cause de soutien français à l’admission d’une « Palestine » à l’UNESCO ne remplissant nullement le cahier des charges de l’organisation onusienne.

Récompense française plus que contrariante lorsque l’on se souvient des propos tenus par Nicolas Sarkozy lors de son discours à la Knesset en juin 2008 :

« La France veut dire au peuple palestinien la vérité. Et la vérité c’est que nul ne peut espérer rétablir les droits du peuple palestinien en niant ceux du peuple israélien et en appelant à la destruction d’Israël »

Une nomination onusienne qui permettra à l’Autorité palestinienne de parfaire son projet de destruction de « l’entité sioniste » par une captation de l’histoire juive de la région que lui offrira sur un plateau l’Unesco par ses majorités systématiques. Une éradication culturelle et historique cautionnée dorénavant par les autorités françaises et que celles d’Israël se doivent de dénoncer très fortement. 

Et si Nicolas Sarkozy sera alors réélu, il sera toujours temps de remédier à cet ‘’empêchement’’ au gré des intérêts des deux pays.

Au cours de sa rencontre, nous dit encore Valérie Hoffenberg, le Président lui a réaffirmé «l'attachement profond qu'il a pour Israël, sa volonté de rétablir les liens avec la communauté juive et le peuple israélien mais aussi son attachement à la sécurité d Israel ».

Une profession de foi qui resurgit à quelques mois d’une élection et qui intrigue lorsque sont analysées posément les décisions prises par la France en ces quelques cinq années de mandat. Décisions qui n’ont en rien dévié de la ‘’politique arabe’’ anti-israélienne en place depuis plusieurs décennies.

jeudi 10 novembre 2011

Le prix Nobel de la Paix a-t-il encore un sens ?


Le Prix Nobel de la Paix est si prestigieux que nul n’a osé en mesurer sa portance dans la vie quotidienne des peuples. D’autant plus lorsqu’on la pense négative. Il est donc intéressant de s’y atteler afin d’en jauger les effets.

En 1994, Yasser Arafat, a partagé  le prix Nobel de la Paix  avec Itshak Rabin (z’’l) et Shimon Pérès. Un prix récompensant les accords d’Oslo signés sur la pelouse de la Maison Blanche l’année précédente et censés amener la paix dans la région. Une récompense jamais dénoncée depuis, malgré les discours publics tenus par le Président de l’Olp lui-même. Notamment, par exemple, ses multiples comparaisons entre ces accords et celui d'Houdaibiya signé alors par le prophète Muhammad et la tribu Quoreish. En fait, une ‘’paix’’ fictive qui permis au prophète de se préparer froidement à la conquête militaire de La Mecque.

Au vu de l’analyse actuelle du conflit proche-oriental, les « Accords d’Oslo » ont bien été envisagés comme équivalence à la stratégie du prophète de l’Islam. A la différence près, que l’état du peuple juif est toujours en place et a largement tiré profit de cette tromperie !  

En 2009, c’est le Président Barak Obama, à peine élu, qui s’est vu honoré par ce prix. « pour ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationale entre les peuples » avait annoncé le jury du prix à Oslo. Il est vrai que le premier afro-américain élu à la Maison Blanche avait émis des appels en faveur d'un monde sans armes nucléaires et s'était employé à relancer le processus de paix israélo-palestinien.

Lech Walesa, lui-même lauréat en 1983, avait jugé alors ce Nobel prématuré. Chacun appréciera, à l’aune de l’actualité présente concernant l’Iran ainsi que le conflit Proche-oriental, combien il était dans le vrai ! 

Le reste de l’actualité obamaniesque ne plaiderait pas, non plus, pour le Président US.

Ces deux critiques d’octroi du prix sont en fait bien pâlottes face à celui qui fut accordé en 2005 au diplomate égyptien et directeur général de l’Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) jusqu’à novembre 2009, Mohamed El Baradei. Un prix qui fut salué par Kofi Annan, alors secrétaire général de l’Onu : « Ce prix vient à point nommé pour rappeler le besoin pressant de progresser sur la question de la non-prolifération et du désarmement nucléaires, à un moment où les armes de destruction massive continuent de constituer une grave menace pour nous tous ».

Ce prix « renforce notre détermination à un moment où nous entamons un chemin difficile » avec l’Iran, lui a répondu El Baradei, estimant qu'il « donne une importance et un élan » particulier aux efforts de l'agence.

Responsable de l’AIEA depuis 1997, il est en fait la dernière personne à pouvoir prétendre être surpris par les révélations du dernier rapport de cette agence. Un procès-verbal tellement explosif que les bruits de bottes se font entendre de plus en plus fort en provenance de l’Etat d’Israël, mais pas seulement. Que des pays arabes de la région lui prêtent main forte, incognito, ne serait pas pour surprendre !

dimanche 6 novembre 2011

Nicolas Sarkozy garant de la sécurité de l’Etat d’Israël ?


Le sommet du groupe des 20 pays industrialisés et émergents s’est achevé et le Président Français a tenu une conférence de presse à son issue. Parmi plusieurs questions, la réponse à une d’entre elles, posée par un journaliste de l’AFP, vaut le détour.

« (…) l'hypothèse d'une frappe préventive sur l'Iran est nouvelle à l'ordre du jour. Est-ce que vous en avez parlé avec le Président OBAMA et est-ce que c'est une perspective qui vous inquiète ? »

Voici la réponse de Nicolas Sarkozy :

« Frappe préventive, je ne sais même pas ce que cela veut dire. Le comportement de l'Iran et cette volonté obsessionnelle d'acquisition du nucléaire militaire est en violation de toutes les règles internationales. Et la France condamne, mais condamne fermement le non-respect par l'Iran des règles internationales. Frappe préventive, vous y allez vite ! Cela ne se passe pas comme cela ! Il y a le dialogue, quand le dialogue n'aboutit pas, il y a les sanctions, quand les sanctions ne suffisent pas, on fait encore des sanctions (…)» (sic).

Et après la deuxième série de sanctions…une troisième ? Il est vrai que l’Iran n’est pas la Côte d’Ivoire ni la Lybie, pays où la France est intervenue et dont nul n’osera vanter leurs qualités militaires ! L’Iran en revanche, bien que pays en quête permanente du nucléaire militaire représentant un danger certain pour la planète, est une théocratie gorgée d’or noir, qui n’aura aucune hésitation à fermer ses puits, à enflammer le détroit d’Ormuz où passe près de trente pourcent du commerce mondial du pétrole, les puits des pays voisins et, voire, à expédier quelques dizaines de tarés d’Allah au sein des peuples qui oseront venir le freiner dans ses démarches.

Face à ce constat, l’aveu de faiblesse de Nicolas Sarkozy est un encouragement pour les Ayatollahs à poursuivre leurs recherches nucléaires et à faire fi des bravades françaises. Chacun connaît leurs inefficacités à démettre un dictateur de son poste. L’exemple de l’Irak de Saddam Hussein narguant les instances internationales entre 1991 et l’intervention militaire des USA en est la plus belle démonstration !

La France se contentera donc de sanctions jusqu’à plus soif.

mercredi 2 novembre 2011

Qui sont les ''héros palestiniens''?

Voici une vidéo en anglais retraçant les actes "héroïques" de six prisonniers des 1027 libérés par l'Etat d'Israël contre l'otage Guilad Shalit.



Leur accueil triomphal est révélateur de la société avec laquelle l'état juif doit composer pour parvenir à la Paix.

Une paix qui restera encore longtemps une chimère.

mardi 1 novembre 2011

Guerre de ‘’colonisation’’ ou guerre existentielle ?

Avant de répondre à la question contenue dans le titre, il est bon de rappeler qu’Israël détient la Judée et la Samarie suite à la guerre défensive de 1967 et non pas suite à une décision politique d’étendre le pays sur des territoires ne lui appartenant pas. Un conflit engagé alors par les pays arabes frontaliers désireux « d’égorger les Juifs » au rythme fredonné par la chanteuse populaire égyptienne Oum Kalthoum.

Les principales causes de sa présence actuelle en ces territoires sont dues, principalement, à trois refus. Le premier fut celui de la Ligue arabe (et non pas celui du « peuple palestinien » qui n’existait pas encore) opposée à l’offre de Moshe Dayan, alors ministre de la défense, d’une restitution des territoires conquis contre la Paix.

« Pas de réconciliation avec Israël, pas de reconnaissance de cet état, pas de négociation » furent les réponses en provenance de Khartoum.

Les deux autres motifs sont les rejets ‘’palestiniens’’ des offres israéliennes à un accord définitif. 

Celle de l’an 2000 vit Ehud Barak offrir à Camp David  93% des territoires ainsi que le partage de la veille ville de Jérusalem

Celle de 2008 vit Ehud Olmert, lors des négociations d’Annapolis, offrir une superficie égale à 100% des territoires conquis, une internationalisation de la veille ville et un ‘’droit de retour’’ de trois mille « réfugiés » au sein même de l’état juif.

La première proposition fut récompensée par l’Intifada des Mosquées. La seconde vit Mahmoud Abbas affirmer, à qui veut l’entendre, que le ‘’fossé entre les positions était énorme’’ (sic).

Trois raisons donc qui démontrent sans conteste la bonne volonté des Israéliens ainsi que leurs dispositions à un accord de paix définitif. Trois rappels qui mettent à mal l’accusation de « colonisation ».

Une ‘’colonisation’’, par ailleurs, qui ne peut se justifier sur ces territoires car n’étant, à ce jour, la propriété légale d’aucun peuple. Pas même le ‘’peuple palestinien’’.

Ainsi, en 1948, suite au départ de la Grande Bretagne, les Arabes de Palestine, que l’on nomme aujourd’hui abusivement ‘’Palestiniens’’, préférèrent prêter main forte à l’éradication de l’état juif renaissant plutôt qu’à l’indépendance et la construction du pays qui leur été attribué par la résolution 181. Quant à la Jordanie, suite son annexion de la région désormais connue sous le nom de Cisjordanie, c'est en juillet 1988 qu’elle renonce officiellement à ce territoire qui se révèlent donc, au final, être disputé.

Un territoire en conséquence vierge de tout droit légal que la communauté internationale a comme ambition d’attribuer à un deuxième foyer pour les Arabes de Palestine. Il n’en reste pas moins que la résolution 242 imposera alors une négociation sur le retrait israélien de territoires afin d’assurer, par l'effet mécanique d'un nouveau tracé, des frontières « sûres » à l’état juif.

Comme on peut le juger par ces différents rappels, le motif de la « colonisation », prononcé à chaque occasion, cache en fait une guerre existentielle menée contre le peuple juif et son droit à l’autodétermination sur la terre ancestrale.

Une guerre démontrée une nouvelle fois par le geste unilatéral récent de l’Autorité palestinienne recherchant à l’Onu et à l’Unesco une légalité internationale à sa ‘’Palestine’’ aux dépends d’une négociation où il lui faudra faire des concessions. Telle, par exemple, reconnaître son ennemi pour ce qu’il est. A savoir, l’état du seul peuple juif.