jeudi 29 mars 2012

Le CDH, l’ONU, la gauche, Toulouse et les Juifs.


Oury Wesoly, tenant de l’idéologie de cette gauche fétide éloignée de tout bon sens et des valeurs universelles, est-il entrain de comprendre son erreur de lecture sur le conflit proche-oriental ? Rien n’est moins sûr ! Dans un article intitulé « Pourquoi Israël a bien fait de rompre avec le Conseil des Droits de l’Homme » celui-ci en vient à applaudir le gouvernement haï de droite de Benjamin Netanyahou : « (…) on ne peut, une fois n’est pas coutume, qu’être en accord avec la décision du gouvernement israélien de rompre avec ce « bidule » qui est une insulte aux Droits qu’il prétend protéger ».

« Bidule » serait le Conseil des Droits de l’Homme, organisme de l’Organisation des Nations Unies ? Ce machin qui, tire plus vite sur Israël qu’il ne rédige la moindre résolution sur la Syrie, l’Iran, le Soudan, l’Arabie Saoudite, etc. ?  Cette qualification n’est-elle pas, habituellement, l’apanage exclusif de l’Onu attribué par cette droite, forcément ‘’extrémiste’’, que Wesoly exècre ?

Une caractéristique octroyée quasiment depuis que l’Onu est, et qu’il semble découvrir au coin d’un énième abus !

Ce journaliste file t-il donc un mauvais coton ? Pas du tout ! Son problème est que sa logique ne lui permet point d’adopter totalement, sauf à perdre définitivement sa crédibilité, l’optique des antisémites que regorgent ces instituts.

Bien que mis devant l’évidence par la décision du CDH de commettre une nouvelle mission d’enquête devant blâmer au final l’état juif, il n’en continuera pas moins, dans le même article, à dénommer les villes et villages de Judée et Samarie « colonies », à qualifier les habitants de « colons » et parlera de Tel-Aviv, plutôt que Jérusalem, comme le centre décisionnaire politique israélien ! « L’an passé, le Conseil n’a jugé devoir s’exprimer la Libye, pourtant en pleine guerre civile. Il n’a pas cru nécessaire de condamner la répression en Iran. Mais il a voté six résolutions condamnant Tel-Aviv » (sic).

Pas de doute pour Wesoly ! La ‘’Cisjordanie’’ doit être judenrein, Jérusalem une ville à diviser et Jérusalem-Ouest pas même la capitale de l’état qu’il dit aimer !

A se demander ce qui l’a conduit de façon subliminale à voir ainsi tout règlement pacifique de ce conflit ? N’est-ce pas, un peu, ce Conseil des droits de l'homme de l'ONU disqualifié, selon lui, « pour mener une enquête sur les territoires occupés » ? Ce conseil qui « semble suivre les traces de la Commission » l’ayant précédé et où «ce sont les dictatures, surtout moyen-orientales, qui y font la loi. Et l’OCI, l'Organisation de Coopération Islamique (…) y jouit d’un pouvoir exorbitant ».

Comment s’étonner, nous dit-il ingénument ensuite, «que ce Conseil soit guidé par un tropisme anti-israélien ? ». N’est-ce pas, cependant, les mêmes pays antisémites qui mènent à la dérive le bateau onusien ? N’est-ce pas ces mêmes cinquante-sept états islamistes, mais pas seulement, qui déversent leurs énergies dans la diffamation continuelle de la seule véritable démocratie de la région proche-orientale ? N’est-ce pas ceux-ci qui ont inoculé dans nos mémoires «Israël nazi», «apartheid», «criminel de guerre», «criminel contre l’humanité», «colonisateur», voire l’antisionisme, cette plaie qui voit en tout juif un complice de ceux qui ont, évidemment, « volé la terre des Palestiniens » ? Ce peuple dont nul ne connaît son histoire ni les frontières de son pays avant 1948 si ce n’est 1967 !

lundi 26 mars 2012

Jean Quatremer avocat de Mohamed Mehra


L’émission télévisuelle de la RTBF Mise au point, du dimanche 25 mars dernier, a reçu le journaliste Jean Quatremer du quotidien Libération. Dans la séquence Revu et Corrigé, sensée décrypter l’actualité en direct, celui-ci nous donne dès la troisième minute la raison qui aurait poussé Mohamed Mehra à assassiner sept personnes.

« Je ne dis pas qu’il y a un lien direct avec la tuerie de Toulouse, mais ça fait quand même deux ans, qu’en France on a un président de la République qui pointe systématiquement le doigt sur une communauté. Lors du discours de Grenoble, il y a deux ans, il avait fait le lien direct entre immigration et délinquance et depuis deux trois mois à peu près il fait une campagne qui est directement inspirée par le Front National. A tel point que la veille de la tuerie de Toulouse (…) le Washington Post avait titré « Nicolas Lepen ». Donc, c’est pour vous dire l’ambiance qu’il y a. The Independent avait même accusé la France d’être un pays raciste ».

Si après une telle assertion, dite sans la moindre hésitation, d’aucuns douteront encore que depuis l’élection de Nicolas Sarkozy de 2007 le racisme antimusulman est au pouvoir, désespéreront les bonnes âmes ! Celles qui n’imaginent nullement le mal ailleurs qu’à droite et au-delà, et qui certifient que celui-ci ne peut provenir que du « souchien » et aucunement d’autres. En un mot, Mohamed Mehra serait la victime de la politique sécuritaire du gouvernement en place. Un « esprit faible » succombant à cette « ambiance » malfaisante environnante et qui a pris « son fusil » pour « tirer dans le tas ». Dixit, toujours, ‘’l’intellectuel’’ de Libé dans ladite émission.

Sauf que certains faits s’imposent en contre à cette ‘’analyse’’ simpliste. Mohamed Mehra s’en est pris à des soldats de Montauban, cité se trouvant à près de soixante kilomètres de son domicile. Outre qu’il lui aurait été plus pratique de s’en prendre à tout autre corps représentant l’état et situé dans sa propre ville -pourquoi pas, par exemple, le bureau de l’UMP de Toulouse-, il a choisi de viser des militaires d’un régiment éloigné, ayant servi en Afghanistan et luttant, pour faire court, contre l’Islam.

Choix découlant à n’en pas douter d’une recherche froide et minutieuse et ayant, à n’en pas douter, un motif de vengeance.

Très loin donc de l’idée d’un ‘’égaré’’ tirant dans le tas ou subissant un quelconque racisme !

dimanche 25 mars 2012

Dalil Boubakeur : ‘’n’amalgamons pas l’Islam et le terrorisme !’’


Seule la haine du Juif ressentie par Mohamed Mehra, musulman et se revendiquant membre d’Al-Qaïda, explique le crime commis dans l’école juive de Toulouse, Ozar Hatora. Aussitôt, le Recteur de la Grande Mosquée de Paris Dalil Boubakeur, comprenant que l’innommable s’est produit, a estimé « qu'il fallait se garder de tout "amalgame entre la religion musulmane" et le suspect. (…) Il ne faut "pas d'amalgame entre la religion musulmane à 99% pacifique, citoyenne, responsable, non violente et tout à fait intégrée dans notre pays et puis ces mini-petites franges de gens décidés à faire un mal atroce" ».

Si l’on comprend aisément le souci du recteur, ancien Président du Conseil français du culte musulman (CFCM), la question se pose : L’amalgame entre le terrorisme et l’Islam est-il justifié ?

Le Hamas, le Fatah, le Hezbollah n’ont jamais tari d’éloges sur l’assassinat, le meurtre des civils israéliens, quand bien même des enfants en étaient victimes. Bien que l’Iran des ayatollahs ait comme objectif premier l’éradication de l’état juif, ce pays ne s’est pas privé de s’en prendre à l'Association mutuelle israélite argentine de Buenos Aires en 1994 faisant 84 morts et 230 blessés. Des actes horribles et haineux envers les Juifs, et incontestablement des terroristes, car s’en prenant à des civils, qui ont en commun avec Dalil Boubakeur Allah comme seule divinité, le Coran comme livre saint, Mohamed comme prophète, La Mecque comme ville sainte, mais aussi les mêmes prières journalières, fêtes religieuses, rites et coutumes.

L’amalgame est-il maintenant justifié ? A noter, Dalil Boubakeur, ni nul autre ‘’ musulman pacifique’’ à travers la planète, n’a -à ce jour- jamais réprouvé, critiqué, désavoué explicitement ces actes de terreurs ni même organisé la moindre manifestation de soutien à ces victimes juives !

Mieux ! Les cinquante-six pays musulmans de l’OCI, du Maroc à l’ouest à l’Indonésie et la Malaisie à l’est de la planète, n’ont jamais blâmé les attentats-suicides commis contre des civils israéliens, voire certains de ces pays les ont même financés. Ils n’ont pas non plus condamné l’intention explicite de leurs frères d’éradiquer « l’entité sioniste » de la surface du globe terrestre. Pire, ils se refusent à reconnaître la moindre sainteté juive du Mont du Temple, revendiquent le retour de la veille ville de Jérusalem au sein de l’Umma et exigent une solution ‘’juste’’ pour les « réfugiés palestiniens » au sein même de l’état juif et pas ailleurs.

En un mot, ils dénient tout droit à ceux qui prétendent vivre libre dans le Judaïsme sur la terre de leurs ancêtres ! De la haine à l’état pure dissimulée par le paravent de l’antisionisme.

Cinquante-six nations qui ont, là encore, en commun avec le Recteur Dalil Boubakeur, la même divinité Allah, le même livre saint le Coran, le même prophète Mohamed, la même ville sainte La Mecque, les mêmes prières journalières, les mêmes fêtes religieuses, rites et coutumes.

Plus de doute ne demeure quant à ce que l’Islam relie tout ce triste monde. Une communauté musulmane malade de frustration par manque de liberté, de droit et d’avenir mais emplie de jalousie à l’égard d’une civilisation à laquelle les Juifs ont participé.

jeudi 22 mars 2012

Mohamed Mehra élevé à l’antisémitisme


 

Il faut avoir vu la photo de ce petit bonhomme haut comme trois pommes et suçant sa tétine pour saisir l’incompréhensible. Gabriel (z ‘’l) n’est plus maintenant de ce monde. Il est aux côtés de son frère aîné Arié (z’’l) de son père Jonathan Sandler (z’’l) et de la fille de son directeur d’école Miryam Monsonégo (z’’l) dans un cimetière de Jérusalem. Il faut voir la photo de son petit minois pour saisir toute la douleur de sa mère, en deuil de deux enfants mais aussi d’un mari. La douleur également des grands-parents enterrant le même jour un fils et deux petits-fils assassinés parce que Juifs.

Les ‘’bien-pensants’’ nous ont affirmé aussitôt que ce ne peut être l’œuvre que de néonazis. S’il est vrai qu’il faut être un véritable nazi pour s’en prendre à des enfants juifs de trois, six et huit ans, leur assassin n’a pas la couleur tant souhaité par ceux-ci. Il n’est pas « souchien » il est musulman et a affirmé avoir voulu « venger l’assassinat des enfants de Gaza ». Ainsi le néologisme nazislamiste n’est pas vide de sens. Il définit bien une réalité. Entre autres, celle qui voit en tout juif un soutien inconditionnel des Israéliens forcément assassins comme le définit l’air du temps. Le B A BA de l’antisémitisme !

Comment en est-on arrivé à ce stade ? Mohammed Mehra est français et algérien d’origine. Il a donc accès aux télévisions satellitaires des pays musulmans dont l’antisémitisme est l’un sinon le premier de leurs commandements. Vivant cependant en France son  environnement immédiat aurait dû, quelque peu, contrebalancer cette influence néfaste.

Etait-ce le cas ?

N’est-ce pas en France qu’ont lieu régulièrement les appels au boycott des produits israéliens car « volant la terre et l’eau des ‘’Palestiniens’’ » ? La semaine dénonçant « l’apartheid israélien » n’est pas plus interdite dans les universités françaises que le rapport d’un député de la République, condamnant « l’apartheid de l’eau » pratiqué par les autorités israéliennes, n’est jeté aux orties. Des actions non combattues par les pouvoirs en place, voire encouragées par un grand nombre d’hommes et de femmes de tous bords politiques.

N’est-ce pas dans ce pays qu’existe librement un parti politique dénommé le Parti Anti Sioniste ? Un groupuscule autorisé à prêcher librement l’éradication de l’état d’Israël sans être importuné par quelque procès.

N’est-ce pas dans la patrie des droits de l’homme que sont systématiquement censurés, boycottés tous les intellectuels qualifiés de pro-Israël ? Guy Millière en est un parfait exemple. Pierre-André Taguieff un second. Les alter juifs ne sont-ils pas, en revanche, incités à y publier leur fiel contre l’état juif par des livres, des chroniques et dans des débats publics où Israël occupe toujours le rôle de l’accusé ? Shlomo Sand, par exemple, s’est rempli les poches des royalties de son livre « Comment fut inventé le peuple juif ».

A s’interroger si ce sont vraiment des Juifs et non des usurpateurs qui ont été assassinés à Toulouse !

N’est-ce pas dans cette belle nation que l’icône française de la ‘’morale suprême’’ a édité un best-seller en s’indignant uniquement du sort de la « Palestine » ?

N’est-ce pas dans ce pays des lumières que l’association ‘’d’intellectuels’’ juifs JCall, ne représentant qu’elle-même, fut reçu par le Président de la République ? Association criant haut et fort l’illégitimité du gouvernement israélien pourtant élu démocratiquement par les électeurs du pays qu’elle dit aimer. Cela plaît tant au politiquement correct !

N’est-ce point les médias français qui ont assuré que la Cour de Cassation a lavé ‘’l’honneur’’ de Charles Enderlin en renvoyant Philippe Karsenty se faire juger de nouveau ? Ont-ils jamais donné la parole à celui qu’ils considèrent comme un ‘’médisant’’ pour qu’il développe sa thèse attestant d’une mise en scène de l’Affaire A-Dura ? Le Syndicat National des Journalistes a-t-il tenté de faire respecter, en ce cas, la déontologie de la profession ?

Bien sûr que non !

dimanche 18 mars 2012

IsraelValley et l’honnêteté journalistique


IsraelValley est le site officiel de la Chambre de Commerce France-Israël (CCFI). On se serait attendu à un peu plus de rigueur et d’honnêteté intellectuelle de la part du site d’un organe officiel. L’article de Daniel Assayah intitulé « News : IsraelValley – Blog Rue89 : Philippe Karsenty annonce à Jérusalem qu’il votera pour Nicolas Sarkozy ! Le candidat a fait l’objet d’un article à double tranchant dans Rue89 » démontre parfaitement ce manque par le ton méprisant utilisé envers un candidat à la députation mais aussi par le défaut de neutralité que chacun est en droit d’en attendre.

Si l’article en question, d’un blogueur de Rue89, est effectivement peu amène sur Philippe Karsenty et dont beaucoup est à dire notamment sur le nombre de présents ou les dires rapportés, chacun s’étonnera qu’un journaliste du site de la Chambre de Commerce s’y réfère comme seule source afin de jauger de la valeur d’un candidat et des réunions que son comité de soutien organise. Un candidat ayant eu d’autres rencontres du même genre cette même semaine mais, cependant, passées sous silence par Daniel Assayah et le site en ligne qui l’emploie.

Un article qui autorise ce journaliste d’affirmer que : « Philippe Karsenty (…) a déballé à nouveau sa nouvelle marchandise médiatique » tel, probablement, un camelot sur la place du marché. Une ‘’camelote déballée’’ « à Jérusalem devant 50 personnes », qui reprise « par Rue 89 (…) vont certainement lui amener une nouvelle fournée d’ennemis… et peut être des procès pour diffamation. En une soirée il a “karsherisé” plus d’une douzaine de personnalités politiques : Jacques Chirac, Jacques Attali,… ».

Que tout cela est dit finement ! Aussi gros que le bagout d’un posticheur vantant SA ‘’marchandise’’ dénommée Valerie Hoffenberg, candidate UMP dans la même circonscription qui « passe durant 5 minutes en Anglais sur la Chaîne 2 en prime time (plusieurs millions de téléspectateurs) à Tel-Aviv ».

Ce n’est évidemment pas le même monde très cher ! Millions contre ….unités. De quoi s’esclaffer !

Un monde qui, cependant, n’a pas encore compris que les Israéliens ne sont pas appelés à participer aux législatives françaises. Un monde qui oublie que les réunions de Mme Hoffenberg avec des électeurs potentiels en Israël se tiennent en forum très très restreints, voire selon certains observateurs dans le cadre familial, lorsqu’elle n’est pas accompagnée d’une personnalité. Que de surcroît les membres italiens de l’UMP ne sont pas tous derrière la candidate officielle. Le ‘’pire’’ étant que certains d’entre eux soutiennent publiquement le ‘’camelot’’ Karsenty.

Bref ! Pas de quoi réjouir ceux qui supportent, comme apparemment la CCFI, Valerie Hoffenberg.

Un autre point de cette diatribe peu ragoûtante fait sourire. Un « sondage totalement non-scientifique et paru dans un micro-blog » crédite Philippe Karsenty d’une « victoire sur son opposante ».

jeudi 15 mars 2012

François Hollande, l’honnêteté par excellence


Deux petites vidéos incontournables pour se faire une petite idée de l’honnêteté intellectuelle de François Hollande, candidat du Parti Socialiste à l’élection présidentielle à venir. Avec un tel individu, chacun peut être sûr que la France sera bien gouvernée.

Citation de Jean-Luc Mélenchon qui s’apprête à voter au deuxième tour pour celui-ci :

« Évidemment un accord avec Hollande ou rien c’est pareil. Il ne tient jamais ses paroles ».

Dans la deuxième petite vidéo, on apprend que Jacques Attali à prêté son concourt en 1983 à une petite arnaque contre l’opposition de droite. 

Que du beau monde !



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Il va de soi que cette ‘’honnêteté’’ ne se trouve pas uniquement à gauche. 

mardi 13 mars 2012

Quand Riposte Laïque n’apprécie pas la critique


On ne peut dire que Riposte Laïque ait goûté ma réaction intitulée « Quand Riposte Laïque se fourvoie »  suite à l’article de Philippe Landeux au titre « Halal, casher : les choses sont simples ». Une réaction qui a provoqué l’écriture de plusieurs textes publiés sur son site. Il faut donc croire que la critique était fondée. Ces textes sont, cependant, restés hors sujet.

Pour être précis, le rite casher n’est imposé à personne ni financé par d’autres que ceux y consentant. Il n’y a dans celui-ci aucune esbroufe, ni taxation cachée devant servir l’intérêt du Judaïsme. Sortir de cette vérité c’est s’installer d’office sur une voie glissante. Le seul différent que certains peuvent avoir avec ce culte est son mode d’abattage et l’étiquetage des morceaux mis en circulation dans le circuit de distribution classique. Cela restera donc un débat ouvert tant que la République restera une démocratie. Un débat dans lequel le Judaïsme ne manque vraiment pas d’arguments.

Pour conclure cette précision, sans croire pour autant le culte juif au- dessus de tout examen, adjoindre la Cacherout à toute critique du Hallal c’est se parer d’une feuille de vigne d’innocence qui ne trompe plus personne. C’est ce que n’a toujours pas compris Philippe Landeux dans son ‘’analyse’’ de ma réaction qui n’était nullement une défense d’un rite mais une dénonciation d’une comparaison abusive de sa part.

Celui-ci, touché au vif s’est donc cru obligé de s’interroger : « Abattage rituel : Réclamer le respect de la loi pour tous est-il antisémite ? ». Sans s’exténuer à considérer chaque mot, phrase, mais aussi le ton désobligeant et, forcément, ma mauvaise compréhension, on n'en apprend pas moins, c’est déjà ça, qu’aucune taxe n’est payé à son insu, par le consommateur lambda, au rite juif. Celui-ci n’est donc point trompé, comme il l’était donné de le comprendre auparavant, par ce culte.

Deux accusations, deux diffamations -pas moins- qui tombent donc à l’eau. Ce qui n’est pas flatteur pour une association qui se dit combattre pour le respect de la loi.

lundi 12 mars 2012

Riposte Laïque se fâche


Suite à l’article intitulé Quand Riposte Laïque se fourvoie concernant un papier écrit par Philippe Landeux où le Judaïsme a servi, une fois de plus, de feuille de vigne dédouanant une dénonciation des abus de l’Islam, Riposte Laïque (RL), par la plume de Pascal Hilout, me répond par un article intitulé « Victor Perez : tellement étourdi qu’il défend mal l’abattage rituel ». Un texte où le mépris, pour ce que je suis sensé représenter, règne, mais aussi totalement hors sujet affirmant que j’ai défendu la cacherout alors que ma dénonciation portait précisément sur les travers de la pensée de Philippe Landeux, soutirée de sa diatribe. Une pensée où, selon mon avis non démenti par leur réponse, l’on « apprend que le Juif se ‘’ghettoïse’’, est ‘’ennemi’’ de la République car demeurant juif, se fait financer son culte subrepticement et se bat pour empêcher toute modification de l’usage courant pour pouvoir continuer à ‘’tromper et voler’’ ses concitoyens ! ».

Comme chacun peut le constater, un mien combat tourné, à n‘en pas douter, vers la défense du rite juif ! 

Il est donc inutile de répliquer sauf pour répondre à sa question : « Par ailleurs, vous jouez à l’humoriste lorsque vous osez écrire : ‘’En revanche, ils ont le plaisir de manger une viande d’un animal qui a été contrôlé sur le plan sanitaire comme saine car toute bête malade ou ayant une telle apparence est rejetée par le rabbinat’’. Ben voyons ! Vous avez bien dit rejetée ? Précisez donc votre pensée ! Rejetée à la poubelle au frais du rabbinat ou bien écoulée sur le marché de dupes que nous sommes ? »

Outre que cette question insulte l’intellect, chacun, mais pas Pascal Hilout, aura compris que le rabbinat ne s’occupe que du rite. Les bêtes appartiennent à l’éleveur ou au boucher et si, malgré les contrôles sanitaires, la bête n’est pas jugée sur pied totalement saine, et donc casher, elle sera refusée, rejetée et se retrouvera dans le circuit de distribution dans lequel ce dirigeant de Riposte Laïque se ravitaille. Une bête qui sera étourdie puis tuée par les experts du rite athée dont il se réclame, cela va de soi ! Le Judaïsme n’a pas comme prétention de lui interdire ses coutumes. C’est là que se trouve la différence avec l’athéisme forcené de RL.

Faut-il, malgré tout, lui souhaiter bon appétit ?

Ne se suffisant pas, apparemment, de cette pauvre réplique hors sujet, Cyrano -autre dirigeant de Riposte Laïque- diffuse un autre droit de réponse intitulé : « Réponse à un lecteur juif qui reproche à RL de se fourvoyer sur le casher ».

Que vient donc faire dans le titre ma qualité de « juif » ? Où ais-je écris que RL « se fourvoie sur le casher » ? Les mots n’ont-ils plus aucune importance ?

dimanche 11 mars 2012

Interview de Philippe Karsenty dans Yediot Aharonot


Entretien sur l’Affaire A-Dura dans le quotidien israélien où l’on apprend, entre d'autres choses, que Philippe Karsenty prépare une grande surprise lors du procès à venir, qu’il ne regrette pas d’avoir été entraîné dans cette histoire, qu’il n’attend rien des urnes se trouvant à Ramallah et que les médias français redoutent de nouvelles affaires et, donc, de nouveaux Karsenty.




Cliquez sur les images pour les agrandir.

Quand Riposte Laïque se fourvoie


L’Association française Riposte Laïque est née avec l’islamisation forcenée de la France. Les problèmes du voile, de la burqa, de la mixité ou encore parmi tant d’autres les prières dans les rues les vendredis ont fait son succès et sa raison d’être. Une réussite qui autorise cependant certains de ses rédacteurs à commettre des abus en plaçant, sans aucun discernement, toutes les religions dans le même sac. C’est ainsi que le Judaïsme est souvent attaqué dans ses colonnes alors que jamais cette communauté n’a été un quelconque problème pour les autorités ni pour les citoyens de fois différentes. A quelque niveau que cela soit ! Ni en France, ni ailleurs !

Philippe Landeux a écrit un article de trop intitulé « Halal, casher : les choses sont simples » car basées selon lui sur quatre ‘’vérités’’ forcément élémentaires.

La première d’entre elles rappelle que « La République française est une et indivisible : la loi est la même pour tous, chacun est soumis à la loi commune ». Ainsi, il nous dira que manger Casher (et Hallal évidemment) c’est contrevenir aux lois françaises et européennes car utilisant « les dérogations communautaristes qui ont été accordées, en 1993, (et qui) sont contraires à l’esprit de la République française ». De surcroît, les Juifs (pour ne parler ici que de ceux-ci) par leur exigence religieuse se stigmatisent car ils « créent (…) des catégories à part de citoyens ».

La première des ‘’vérités’’ de Landeux affirme donc que les Juifs, bien que très respectueux des lois jusqu’à preuve du contraire, ne s’intègrent pas dans la société française pour cause de religion différente de leur environnement. Prétexte tant usé par ceux qui les ont meurtris au fil des siècles passés !

Philippe Landeux se languit-il de ce triste passé ?

Sa seconde conviction proclame : « La République française est un état laïque : la loi commune est au-dessus des prescriptions religieuses ». Défendre en conséquence « l’abattage sans étourdissement » c’est être « des fauteurs de trouble et des ennemis de la République ». Chacun jugera de la pertinence d’une telle affirmation à l’égard de la communauté juive française, installée dans ce pays depuis le premier siècle de l’ère commune, ce qui en fait l’une des plus anciennes communautés juives d’Europe occidentale.

Après avoir considéré les Juifs comme ne s’intégrant pas et étant hostiles à la République, l’auteur lâche sa troisième croyance. A savoir un énorme mensonge : « les citoyens qui n’adhèrent (pas) au culte judaïque sont non seulement trompés sur la marchandise mais contribuent sans le savoir au financement d’un culte ». Ce qui est FAUX. Seules les boucheries affichant par un panneau la cacherout de leur étal reversent la taxe, prélevée sur leurs consommateurs, aux différents organismes de la communauté juive. Aucun acheteur des parties de l’animal abattu selon l’usage casher qui se retrouvent dans les réseaux de distributions classiques n’est astreint à cette taxe. En revanche, ils ont le plaisir de manger une viande d’un animal qui a été contrôlé sur le plan sanitaire comme saine car toute bête malade ou ayant une telle apparence est rejetée par le rabbinat.

Sa quatrième conviction assure que « Les consommateurs ont le droit de savoir ce qu’ils achètent ». En conséquence, l’opposition à la certification de toutes les parties a comme seul objectif celui de « tromper les autres consommateurs et les taxer à leur insu ». La ‘’réputation’’ du Juif sera là, bien sûr incognito, pour corroborer cette assertion. Le Juif menteur et voleur !

Au final, suite à la lecture de cet article, on apprend que le Juif se ‘’ghettoïse’’, est ‘’ennemi’’ de la République car demeurant juif, se fait financer son culte subrepticement et se bat pour empêcher toute modification de l’usage courant pour pouvoir continuer à ‘’tromper et voler’’ ses concitoyens !

De quoi dénoncer fortement l’auteur de tels mensonges envers une communauté qui n’a rien à se reprocher sauf, évidemment, son Judaïsme. Ces mystifications ne sont-elles là que pour mieux pourfendre l’Islam et servir de justification à tous reproches ?

jeudi 8 mars 2012

Guerre Israël-Iran : quels effets ?


« Les dirigeants du régime sioniste savent mieux que quiconque quelles sont les conséquences dangereuses d'une opération militaire contre nous ou d'une évocation de cette idée ». Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, Hussein Amir Abdallahin, a rajouté que les propos de Benjamin Netanyahou à l’AIPAC « ressemblent plus à des cris de détresse qu'à une action concrète », « Israël a très peur du printemps arabe ».

Partir en guerre n’est jamais, pour les démocraties, une partie de plaisir, mais pour celles n’ayant pas démissionné face à l’adversité, ne rien faire contre des menaces explicites, tangibles ne fait qu’encourager l’ennemi dans sa folie.

Certaines se prévaudront, pour justifier leurs décisions, des effets positifs à venir des sanctions si l’on leur en laisse suffisamment le temps. D’autres, comme l’affirme le ministre des Affaires étrangères Français Alain Juppé, ne nourrissent aucun espoir sur l’aboutissement du nouveau round de négociations qui doivent se tenir prochainement entre les grandes puissances et l’Iran mais attirent l’attention d’Israël sur les conséquences que pourrait entraîner une attaque militaire israélienne !

A n’en pas douter, une attaque de l’état hébreu sur les installations nucléaires iraniennes aura des effets.

Quels seront-ils ?

A y réfléchir, l’armée de l’air iranienne n’est guère équiper pour survoler l’Irak, la Jordanie, combattre l’armée de l’air israélienne, reconnue comme l’une des meilleures au monde, puis faire demi-tour pour regagner ses bases et se ravitailler. La Syrie prêtera t-elle les siennes et son concours ? A voir !

L’armée de terre aura-t-elle les permissions requises pour traverser les territoires irakiens, puis guerroyer face à « l’entité sioniste » sur le front jordanien, syrien voire les deux ? Seuls ceux adeptes de la science fiction répondront par l’affirmative. A peine les frontières internationales traversées l’état juif prendra les devants pour réduire à très peu de choses ces intentions belliqueuses.

La marine devra quant à elle contourner l’Arabie Saoudite, traverser le Canal de Suez pour se positionner face au territoire israélien. De quoi laisser le temps aux avions israéliens de les couler soit dans la mer rouge ou la mer d’Oman, à une ou deux heures de vol environ de leurs bases.

Seule la solution des missiles peut être envisagée sérieusement. Le hic est qu’ils rencontreront les anti-missiles israéliens sur leur route. Par ailleurs, cela serait faire injure à l’intellect israélien de ne pas imaginer qu’un bombardement de la plupart des bases de lancement sera également envisagé au moment propice !

Le combat direct est donc peu envisageable pour des raisons pratiques. Il ne restera aux iraniens, alors, que le plaisir d’envenimer la situation internationale.

Ainsi, les bases US et alliées proches de leur territoire seront directement menacées militairement. Le détroit d’Ormuz où transit près de 35 %  de la consommation mondiale du pétrole sera lui aussi un objectif iranien tout comme les puits des pays voisins. Le terrorisme international fera partie de sa panoplie.

En fait, des moyens militaires déclarant simplement la guerre au monde entier, ou presque, conduisant immanquablement au suicide du régime en place. Est-il aussi fou ? Plus que douteux !

mercredi 7 mars 2012

Les mensonges autour de l’Affaire A-Dura


Ceux qui lisent le blog de Charles Enderlin ne peuvent être convaincus que ce journaliste cherche désespérément à établir la vérité. En réaction à l’arrêt de La Cour de Cassation, qui a annulé la relaxe de Philippe Karsenty pour vice de forme, il indique à ses lecteurs sachant lire entre les lignes qu’il utilisera tous moyens lui permettant de faire obstruction à toute volonté d’établir LA vérité sur l’Affaire A-Dura.

Ainsi, nous dit-il, cette Cour « a visiblement voulu envoyer un message : Si quelqu’un veut attaquer et diffamer un journaliste, qu’il ne compte pas sur l’aide d’un tribunal pour cela. La justice doit faire preuve d’indépendance ». C'est-à-dire, si l’on comprend bien, permettre au plaignant qu’il est d’escamoter les rushes à l’analyse des juges de la Cour d’Appel qui doit se réunir de nouveau pour permettre à la Justice de triompher. Des images qui ont, dans le précédent verdict, conduit à une relaxe et débouté ce journaliste et sa chaîne.

Des prises de vues qui, selon Enderlin, « ne constituent pas le reportage définitif ». Ils ne sont « qu’une suite de séquences (…) pour moins de deux minutes d’images » car « Talal Abou Rahmeh, sous le feu pendant 45 minutes, abrité derrière une camionnette blanche bloquée au milieu de la rue, ne pouvait que filmer de courtes séries d’images ». Pour conclure, Charles Enderlin nous rappelle « que les rushes sont l’équivalent des notes d’un journaliste de la presse écrite. Ce n’est pas l’équivalent d’un  procès verbal ».

La première réaction à ces affirmations est la ‘’tristesse’’ de s’apercevoir que son caméraman n’a pu, pendant quarante-cinq minutes sous le feu et face au ‘’drame’’, filmer la moindre image attestant du meurtre de l’enfant et la couleur du sang du père. Pas même l’agonie de Mohamed A-Dura pourtant assurée être dans la bobine par l’envoyé permanent à Jérusalem ni, par exemple son évacuation vers l’hôpital le plus proche.

Faute à pas de chance probablement !

La seconde observation touche à la durée des rushes. Au début de la controverse, selon l’envoyé de la chaîne publique elle se montait à vingt-sept minutes. Puis dix-huit minutes, seulement, ont été présenté à la Cour d’Appel et examiné par icelle. Aujourd’hui, forcé par la pression publique, ne subsistent plus que deux minutes concernant à proprement dit l’Affaire A-Dura. Ces quelques images avaient, apparemment, suffi aux professionnels de France 2 pour diffuser un reportage anti-israélien dont rien ne corroborait la réalité annoncée !

mardi 6 mars 2012

Pour qui voter à l’élection présidentielle française ?


Une petite vidéo humoristique qui date de 1944, éloquente et d'actualité, pour comprendre que le sort du peuple, quel qu’il soit, dépend plus du mode de scrutin que du nombre de suffrages recueillis par les uns ou par les autres. Seul le système soumis à la proportionnelle peut assurer le débat et empêcher son monopole par un tout petit nombre. La France en est devenue une caricature exemplaire.

Un véritable outil pédagogique au service de la réflexion de chacun.


video

dimanche 4 mars 2012

Le joker de Charles Enderlin


Suite à chaque échec judiciaire, Charles Enderlin explique sur son blog que les tribunaux n’en ont pas moins jugé les propos tenus par Philippe Karsenty et le Dr Yehuda David comme « diffamatoires » et que seule « l’exception de bonne foi » justifie leurs relaxes. C’est son joker ! Cependant, tout quidam, un tant soi peu éclairé, s’interrogera quant à la qualification « diffamatoire » reconnue par les tribunaux alors que les deux ont été totalement disculpés !?

Comment, en effet, expliquer cet arbitrage sans, auparavant, apercevoir les magistrats examiner de très prés le fond de l’Affaire A-Dura ? 

Par le seul fait que ceux-ci ont tranché non pas face à une véracité démontrée et prouvée du reportage de France 2 (nulle part, en effet, n’a été confirmé, dans les deux jugements, une quelconque authenticité du meurtre du fils ou des blessures du père), mais par l’insuffisance de preuves amenées par les ‘’prévenus’’ permettant d’établir de manière parfaite et complète la supercherie énoncée.

D’où le trait ‘’diffamatoire’’ des propos tenus ! Et cette carence perdurera tant que le fond de l’Affaire ne sera pas abordé en examinant les rushes, les cicatrices, mais aussi toutes les enquêtes réalisées à ce jour autour de la « fusillade de Netzarim » !

En revanche, ce qui a été attesté et confirmé par les tribunaux sans contestation possible, aux dires mêmes de l’envoyé permanent à Jérusalem repris sur son propre blog, est la « bonne foi » des deux poursuivis.

Ainsi, « La Cour d’appel (…) a estimé que Mr. Karsenty était en droit de critiquer virulemment ce reportage, le sujet ayant créé une émotion particulière et, reconnu qu’il avait procédé à une enquête qui permettait à la Cour d’appel de lui reconnaître le bénéfice de la bonne foi ».

Une enquête que la Cour n’a nullement remise en cause et qui autorise donc, ici, la levée de sérieux doute quant à ce fameux reportage !

Pour ce qui concerne le Dr Yehuda David, la Cour a considéré, toujours selon le blog d’Enderlin, que n’étant pas journaliste, celui-ci « disposait d’une base factuelle suffisante compte tenu de l’intervention chirurgicale pratiquée par lui en 1994 sur la main  droite et la jambe gauche de Jamal Al Dura ». Seule, selon cette même Cour, l’imputation « au moins par insinuation, à la partie civile, de s’être prêtée à une mise en scène en présentant comme consécutives à une fusillade (…) des blessures à la main droite et à la jambe gauche qui existaient déjà en 1992 pour la main et 1994 pour la jambe » ont permis la qualification de ‘’diffamation’’ à l’égard des propos tenus. Une « diffamation » qui perdurera tant que Jamal A-Dura esquivera tout examen médical, seul à même de trancher clairement quant à l’accusation de « mise en scène » émise par le Dr David.

Là encore, la « bonne foi » reconnue de l’un et le refus de tout examen médical de ses cicatrices de l’autre renforce très fortement la présomption de mensonges dispensés par ce reportage.

jeudi 1 mars 2012

Le Syndicat National des Journalistes en faveur de Charles Enderlin

Le Syndicat National des Journalistes (SNJ) est, selon ses dires, « la première organisation de la profession fidèle aux principes déontologiques qui devraient guider les pas de chaque journaliste et de leur hiérarchie ». C’est pour cette raison que par « décision de son Congrès de Paris, en octobre 2010, le Syndicat National des Journalistes (…) a rédigé la Charte d’éthique professionnelle des journalistes (SNJ, 1918/38/2011) ». Car le constat, assure t-il, « est en effet général d’une dégradation de la situation et d’une défiance de l’opinion publique vis-à-vis des médias d’information générale, qui prend des proportions particulièrement alarmantes ».

Démarche méritoire dès lors que l’on sait, toujours d’après ce syndicat, que « De plus en plus souvent, dans certaines rédactions, on suscite, on encourage, au minimum on tolère, des mises en scène de l’information en contradiction frontale avec la stricte rigueur qui doit rester de mise dans notre profession » [Stop aux mises en scènes de l’information].

Mais attention ! Pas chez France 2 dont le journaliste Charles Enderlin a été « gravement diffamé » par Philippe Karsenty lorsqu’il « avait demandé sa destitution en dénonçant la diffusion ‘’d’un faux reportage, une pure fiction comportant, en première partie, une série de scènes jouées’’ ».

Sur France 2, foi de SNJ, la déontologie fut, dans ce cas, respectée SCRU-PU-LEU-SE-MENT.

Pour cette raison, celui-ci a déjà jugé inutile le prochain procès. Il y a diffamation ! Point barre !  « Le 30 septembre 2000, le jeune Mohammed Al Durah (12 ans) était tué à Gaza ». Que nul n’en doute ! Il ne s’agit pas ici, pour le syndicat, d’une mise en scène produite par Talal Abu Rahmeh, le caméraman ‘’palestinien’’.

- Que les Juges de la Cour d’Appel aient, après avoir visionné les rushes que France 2 refusait de communiquer de lui-même, relaxé le ‘’diffamateur’’ ne l’interpelle nullement !

- Que la Cour de Cassation ait invalidé cette relaxe pour l’unique raison que les Juges de la Cour d’Appel n’ont pas « le pouvoir de provoquer, compléter ou parfaire » l’établissement de toute preuve incombant uniquement au ‘’prévenu’’ ne l’émeut point davantage ! Nul n’espère d’ailleurs que le SNJ exige, au nom de cette même déontologie dont il a la charge, que les rushes soient spontanément communiqués au prochain tribunal. Un journalisme ‘’digne de ce nom’’ n’a pas, apparemment, les besoins de vérité et de rigueur des faits comme principes à respecter.

- Que le Docteur Yehuda David fut relaxé de toutes diffamations concernant ses affirmations démentant les blessures de Jamal A-Dura ne pousse pas à la réflexion les membres du SNJ.

Bref ! Il n’y a là, au contraire des obligations déontologiques de la profession que ce syndicat a rédigé, aucune « réelle volonté collective d’améliorer la qualité de l’information » afin de faire baisser ‘’la défiance de l’opinion public qui prend des proportions particulièrement alarmantes’’.