vendredi 10 octobre 2008

Le délitement intellectuel d’un journaleux

Michel Bôle-Richard est correspondant à Jérusalem. A lire son dernier ‘’papier’’ paru dans le quotidien Le Monde, et pour pasticher son titre, on ne peut plus douter qu’il subit une décomposition cérébrale l’empêchant de réfléchir honnêtement sur le conflit proche-oriental. Certes, son article intitulé « Le lent délitement du processus de paix » est publié dans la rubrique opinions. Mais il aurait été plus correct, vis à vis des lecteurs d’un quotidien se prévalant d’être une référence, qu’elle soit diffusée dans une rubrique à créer et nommée « Propagande ».

Il est inutile de revenir sur chaque assertion de ce pamphlet anti-israélien. Mais quelques précisions suffiront pour conseiller vivement à son auteur de s’expatrier de cette région afin qu’il ne sombre plus en avant dans le ridicule, voire dans l’antisionisme ou pire. Cette diatribe débute par le rappel que « Depuis le coup d'envoi du processus de paix (…), le 27 novembre 2007, 494 Palestiniens ont été tués par les forces de sécurité, et parmi eux 76 enfants ». Quand ? Comment ? Où ? … L’essentiel n’est pas de trouver dans le corps de l’article les réponses à ces questions qui n’y sont pas et que tout quidam est censé se poser d’entrée, mais d’installer le contour assassin d’Israël. Pour accentuer ce mauvais profil, l’aspect ‘’colonisateur’’ sera rajouté au « curriculum vitae » du peuple israélien. Ainsi conditionné, nul lecteur ne pourra plus s’élever contre la suite du ‘’reportage’’ à charge.

Ainsi, pour ce fait, sont appelés en renfort du pamphlet Gideon Levy -dont son ‘’patriotisme’’ bien connu lui fait comparer « la poursuite des pourparlers à de "la masturbation" »-, Ahmed Qorei qui a prévenu que « Le peuple utilisera tous les moyens pour obtenir ses droits. La résistance par tous les moyens est légitime" » -sauf évidemment pour les hébreux destinés à se soumettre au dictat musulman-, et Sari Nusseibeh qui s’est prononcé dans un entretien à Haaretz en faveur de la création d'un Etat binational en oubliant de demander si les Israéliens étaient d’accord avec cette idée. Mais qui s’intéresse vraiment dans ce texte à ce que souhaitent réellement ces derniers ?

Tzahi Hanegbi et Tzipi Livni sont également convoqués dans cette satire. Mais pour dénoncer la dernière déclaration du Premier ministre sortant affirmant qu’il faut sortir de « presque tous les territoires, sinon de la totalité, y compris Jérusalem ». Bref ! Selon Bôle-Richard les Israéliens sont les fauteurs de guerre. Il est donc impératif pour lui que les soldats et les ‘’colons’’ se retirent de ces territoires afin qu’Israël assure la venue de la Paix.

Sauf qu’à s’y exécuter sans s’assurer auparavant d’une reconnaissance irrévocable de l’état d’Israël comme état juif de la part du monde arabo-musulman et, bien sûr en premier chef, des ‘’palestiniens’’ n’est rien de moins que de permettre à la violence frontalière de perdurer.

Sauf qu’à s’exécuter sans preuve aucune de la fin de la haine et de l’antisémitisme disséminés et ancrés dans l’éducation des générations musulmanes à venir à l’encontre des Juifs, ou encore de l’éradication des branches armées ‘’polluant la bonne volonté palestinienne’’ mais aussi celle de l’Islam, le peuple israélien risque sans nul doute d’être à nouveau sujet d’une Shoa !!!

Est-ce cela l’objectif final du correspondant de Jérusalem ? Qui peut donc, sans se déconsidérer des honnêtes gens, réclamer de ce peuple sa propre mise à mort ? Qui pourrait lui reprocher son refus d’obtempérer aux dictats musulmans mais aussi à celui du politiquement correct qui sied tant aux journalistes de cet acabit ?

Nul être sensé ne peut évidemment nier que ‘’l’occupation’’ est la résultante de la violence exprimée à son égard depuis la déclaration d’intention de ce peuple de revivre sur une partie de sa terre ancestrale. Seuls des clones de Michel Bôle-Richard, mais aussi les antisémites et les antisionistes osent l’affirmation contraire.

Il est vrai, pour ce qui concerne le correspondant à Jérusalem, qu’il pourra se mettre, alors, à l’abri loin des territoires qu’il aura souhaité voir attribuer à la ‘’Palestine’’. On a les bravoures que l’on peut.

vendredi 3 octobre 2008

Zeev Sternhell et l’Etat juif

« Si les Palestiniens faisaient preuve de plus de clairvoyance, ils concentreraient leurs actions contre les colonies au lieu de mettre des bombes en territoire israélien ». Lire leurs actions terroristes à l’encontre d’autres Juifs demeurant dans les implantations de la Judée, de la Samarie et de la bande de Gaza. Ce conseil a été formulé par un spécialiste du fascisme dénommé Zeev Sternhell, professeur et historien de son état, dans une tribune virulente publiée en 2001 dans le quotidien Haaretz, journal dit de référence par tout ce que compte le ‘’gauchisme’’.

On peut s’étonner que cette apologie aux meurtres d’opposants politiques, car ce n’est rien d’autre, émis par un israélien ne fut pas suivi d’une condamnation judiciaire. On imagine facilement ce que serait la réaction de la police de la pensée dominante si un « extrémiste de droite » fait de même vis à vis de sympathisants de telle ou telle communauté israélienne, qu’elle soit religieuse, politique ou idéologique. Il serait, à coup sûr, saisi, jugé et condamné comme cela se doit dans une démocratie digne de ce nom et supporterait à vie la qualité de fasciste.

Rien de tout cela n’arriva à Zeev Sternhell. Au contraire ! Il fut sollicité, alors, par la bulle médiatique internationale aux fins d’expliquer au monde le ‘’mal’’ israélien et la raison de la poursuite du conflit. A savoir « l’occupation » et la « colonisation » israélienne. ‘’Maux’’ qui perdurent de nos jours et démontrent, après le retrait de la bande de Gaza en 2005, combien se sont égarés dans les méandres de l’antisionisme ceux qui faisaient cette analyse. Mais au-delà de cette constatation, il est aberrant de voir que ce membre fondateur de l’ONG « La Paix maintenant » affirme, suite à l’attentat dont il fut victime il y a peu, qu’il faut « s'occuper des criminels comme on le fait dans n'importe quel autre endroit au monde, c'est-à-dire qu'il faut les arrêter et les juger ».

Que n’a-t-il réclamé, alors, l’arrestation et le procès des criminels terroristes en lieu et place d’un appel à s’en prendre à d’autres Juifs !!!!!!

Dans le ‘’conseil avisé’’ de Zeev Sternhell aux ‘’Palestiniens’’, il est une question dont nul ne peut esquiver. Pourquoi ces derniers n’ont-ils pas suivi cette recommandation ? Pour quelles raisons les bombes humaines ont préféré prendre le risque d’être arrêtées lors d’un contrôle -et rater ainsi leurs démocides- pour sévir coûte que coûte en Israël même, alors que des Israéliens -soldats et ‘’colons’’- étaient à leur ‘’disposition’’ près de leurs villes et villages ?

La seule explication plausible est l’aide et le concours involontaires que leur apportent l’extrémisme de gauche et le mouvement « la Paix maintenant » dans la réalisation de leur objectif final. A savoir la disparition de l’état des juifs.

En effet !

•Qui peut prétendre que le retrait unilatéral de la bande de Gaza en 2005 ne fut pas surtout la résultante de la pression exercée par ceux qui croyait résoudre le conflit en mettant fin à « l’occupation » et la « colonisation » ? Retrait contre… contre rien, sinon la création d’une base terroriste dans le dessein final d’une éradication d’Israël.

•Qui s’élève contre l’idée d’un échange des territoires de la Judée et de la Samarie m² contre m² ? Territoires conquis lors d’une guerre de légitime défense en 1967.

•Qui s’oppose encore à la partition de la capitale du pays, Jérusalem ? Hier encore, un Premier ministre -démissionnaire malgré lui- a affirmé la nécessité de se retirer de l’est de la ville et de trouver une solution pour les lieux saints. Seront-ils, alors, librement accessibles aux religieux désirant s’y rendre ou faudra t-il réclamer un visa ?

Comme on le constate, le plan par étapes de l’Olp établit en 1974 est en phase finale. Bien que n’étant pas encore concrétisée, La ‘’Palestine’’ se dessine lentement et sûrement, sinon sur le terrain, dans la tête des premiers intéressés : les Israéliens. La lobotomisation et la culpabilisation ont permis cet accord tacite, alors que rien ne garantit la survie d’Israël comme état juif. Pas même cela !

Il ne reste plus qu’un ‘’détail’’ à solutionner pour que le monde musulman exprime sa joie et sa victoire totale contre les « singes et les porcs » mais aussi contre les « croisés ». La reconnaissance du « Droit au retour » des ‘’réfugiés’’ de 1948 et de 1967. Déjà en 2003 Yossi Belin, chantre de l’extrême gauche, avait négocié une vague formule dans les « accords de Genève ». Ehud Olmert, homme politique de droite, aurait, lui aussi, accepter l’idée d’un retour quantifié pour des « raisons humanitaires et de regroupement familiales ». Pour les négociateurs de l’Autorité palestinienne ces propositions ne sont pas encore suffisantes. Mais l’esprit est là. Ils ne leur restent plus qu’à attendre que le travail de fond du gauchisme face sa part et, par Allah, la Paix sera signée.

Oui ! Mais quelle paix ? Zeev Sternhell, comme tous ses collègues politiques, refusera alors, n’en doutons pas, d’assumer sa part de la faillite d’Israël, état juif, refuge pour les Juifs. Il aura toujours le loisir, cependant, de vivre entant que dhimmi dans ce que deviendra, ainsi, Israël, pays de tous ses citoyens.

samedi 27 septembre 2008

Mauvaise foi quand tu nous tiens !

Le Webmaster du site UPJF , Menahem Macina, a écrit un article, dont je suis l’un des sujets, intitulé « Affaire Al-Dura: V. Perez a-t-il été victime d’un "sous-entendu de racisme" émis par Ch. Enderlin ». On pourrait croire à une inquiétude bienveillante de sa part alors que c’est bien tout le contraire dont il s’agit. Tournée comme cela est fait par ce responsable, sa prose me transforme en aiguillon systématiquement et bêtement anti-Enderlin. Ce qui lui permet du coup d’enchaîner sur un deuxième sujet dans ce qu’il croit être la vérité de « l’Affaire Mohamed Al-Dura ». Il est vrai qu’après l’échange public tendu que nous avons eu récemment on peut facilement comprendre sa rage à vouloir me faire passer pour ce que je ne suis pas. Je me contenterais donc, dans ce nouveau droit de réponse, de démontrer sa mauvaise foi exprimée dans ce pamphlet à la défense de l’envoyé permanent de France 2 en Israël.

Dans ce dit article, Macina souligne une ligne en rouge de la réponse de Charles Enderlin (qu'il cite entièrement) à un de mes posts sur son blog affirmant : « Mais, pour monsieur Perez, c'est un palestinien donc... Ce qu'il dit est sujet à caution... ». C’est, vous l’avouerez, comme si j’affirmais que « parce que noir … malodorant » ou encore « parce qu’Arabe…travail mal fait ». Celui qui affirmera que ces phrases ne sont pas racistes n’a vraiment rien compris à la défense des valeurs universelles. C’est le cas de Menahem Macina ! Pour lui « Quiconque a une maîtrise suffisante de la prose française ne s’étonnera pas que je ne voie aucune allusion au racisme présumé de V. Perez, dans cette phrase de Ch. Enderlin. Ce que le journaliste exprime, c’est tout bonnement son agacement devant le fait qu’on discrédite le rapport d’un praticien, au seul motif qu’il est Palestinien, et donc… forcément partial par solidarité » (sic !)

Je pourrais lui donner crédit de son verdict si, évidemment, j’avais dénigré d’une quelconque manière le rapport du praticien au seul motif qu’il est Palestinien. Oui, mais voilà ! Dans mon message, que je site ci-après dans son intégralité, nulle trace d’une quelconque déconsidération envers ce médecin :

« Le jeudi 11 septembre 2008 à 07:28, par Victor PEREZ

Mr Charles Enderlin,

Mais quand donc arrêterez-vous de prendre les lecteurs pour des imbéciles ?
Le médecin "Palestinien est il plus qualifié que le médecin Israélien ? Ne peut-il mentir comme vous le supposez pour le médecin juif ? Mais au delà de cette triste constatation exprimée dans votre blog, quand donc prouverez-vous VOTRE bonne FOI?
Par exemple, en organisant un débat public entre ces deux médecins afin que chacun se fasse une opinion sur votre travail.
Car n'oubliez JAMAIS, que du débat qui fait rage il n'est sujet que du crédit que l'on peut vous porter ainsi qu'à France 2.
Et pour le moment, votre conduite nous mène tout droit à une certaine méfiance, voire à une méfiance certaine.

Cordialement
»

Comme chacun peut le juger, nul discrédit de ma part envers ce médecin ‘’palestinien’’. La phrase que je souligne en gras ne fait réponse, ni plus ni moins, qu'au discrédit que porte Charles Enderlin envers le médecin juif qui affirme avoir soigné Jamal Al-Dura antérieurement à ses blessures. Je mets donc les deux médecins sur un même pied d’égalité. De surcroît, dans ce petit message je sollicite de Scoopy un débat public entre ces deux professionnels pour que nous, simples spectateurs, puissions y voir plus clair.

Tout cela, les lecteurs auraient pu le voir au premier coup d’œil et se faire par eux-mêmes une opinion si, évidemment, le responsable du site de l’Union des Patrons Juifs de France avait eu l’honnêteté de publier les quelques lignes de ma réponse au sein même de son article aux fins qu’ils jugent sur pièce et non pas les renvoyer à un lien que peu consulteront car se fiant aux dires de ce dernier.

Ce qu’il n’a pas fait certes, mais lui a, cependant, permis de régler un petit compte personnel en me faisant passer, par des mots et un style savamment choisis, pour un paranoïaque, un frustré et un rancunier (des qualités dont il serait bien incapable de prouver leurs fondements) mais surtout d’avoir une belle introduction à un article où l’objectif est, évidemment, la ‘’défense’’ à tout prix et contre tout bon sens de Charles Enderlin. Ce qui est, je vous l’assure bien plus grave si l’on considère les nombreux doutes que portent beaucoup d’entre nous sur le reportage controversé.

Dans un précédent article, j’affirmais que Menahem Macina, de par l’utilisation du site qu’il a en charge le transforme en outil destructeur pour les intérêts d’Israël mais aussi pour ceux du peuple juif. Aujourd’hui j’amène la preuve que sa vision des faits et erronée et, qui plus est, malhonnête.

jeudi 25 septembre 2008

Petite controverse

Quoi de plus sain qu’une petite polémique enrichissant un débat quel qu’il soit ? Ne dit on pas que de deux Juifs en sort trois avis ? Mais quelquefois un échange peut être stérile.

Menahem Macina est webmaster rémunéré du site UPJF (Union des Patrons Juifs de France) et chargé de faire connaître l’opinion générale des membres de cette association qui, reconnaissons le, est pro-israélienne. Ce responsable est donc en devoir de publier les textes qu’il juge digne d’être connus des internautes dans cette optique. Sauf que quelquefois son travail déborde du cadre de sa mission et le site devient ainsi, entre ses mains, un outil destructeur pour les intérêts d’Israël mais aussi pour ceux du peuple juif. D’où les nombreuses plaintes d’internautes, à son égard, adressées à ses patrons et qui nous ont valu des démissions publiques à répétition sans jamais de mise à exécution de sa part.

J’ai écris récemment un article intitulé « Les zigzags de Charles Enderlin ». Après l’avoir lu, Menahem Macina a décidé de le publier sur le site qu’il gère comme il le fait quelquefois avec mes chroniques. Mais non, sans auparavant, lui avoir donné une touche personnelle de son cru. Chose habituelle si l’on sait que fautes d’orthographes, coquilles ou syntaxes lui sont désagréables. Sauf que lors de la publication de mon texte, et après lui avoir ajouté un avis désagréable sur le sujet écrit, (Charles Enderlin … tiens comme c’est bizarre) ce dernier a préféré souligner les fautes par de nombreux [sic] que de les corriger. Ce qui supprime d’autorité toute lisibilité du texte et décourage les lecteurs de toute bonne compréhension. Ce qui détonne si l’on sait que ce dernier est rémunéré, alors que la plupart des auteurs sont des bénévoles !!!

La question que l’on peut donc légitimement se poser suite à cette constatation n’est autre que de savoir quel était l’objectif recherché par une telle conduite ? Sinon répondre indirectement au sujet traité qui lui déplaît et le réduire, sans arguments, à sa plus simple expression. Le thème étant ce qu’il est commun d’appeler « L’affaire Charles Enderlin », il n’est donc pas absurde de s’interroger sur l’attitude de ce webmaster !!!

D’autant plus que ce dernier est coutumier du fait lorsqu’il s’agit de l’envoyé permanent de France 2 en Israël. Déjà en 2005 je lui reprochais publiquement une prise de position mesquine face à l’Agence de presse Metula News Agency. La lecture de cet échange à plusieurs permettra, à qui le lira dans sa totalité, de se faire une meilleure opinion de l’individu.

On ne sera donc pas étonné de lire le chapeau rageur et modifié à plusieurs reprises, (suite à mes différentes interventions et sans jamais mettre celles-ci à disposition de ses lecteurs), qu’il a cru bon de laisser sur la publication de mon texte . On ne sera pas consterné d’y voir que je passe pour un demeuré, un revanchard et un orgueilleux. On ne sera pas surpris, non plus, d’apercevoir que des échanges privés sont mis sur la place publique et trafiqués à dessein afin de détourner le regard du sujet principal : Les zigzags de Charles Enderlin sur son blog, motivés probablement par la progression de la mise à bas de sa notoriété.

Pour conclure cette petite mise au point, dont je doute que Menahem Macina ait l’honnêteté de publier, il est des controverses inutiles et qui n’enrichissent guère le débat. On pourrait souhaiter qu’à l’avenir elles s’abstiennent d’apparaître et que seule la défense de nos intérêts communs soit prioritaire.

Mais c’est oublier que l’administrateur salarié de l’UPJF est un as pour les créer.

mercredi 24 septembre 2008

Les zigzags de Charles Enderlin

L’Affaire Charles Enderlin est, à n’en pas douter, au début de son épilogue. La Commission Patrick Gaubert, du nom du Président de la LICRA, aura pour vocation de juger si les accusations portées depuis prés de huit années contre le travail de l’envoyé permanent en Israël et France 2 ont une base réelle et solide ou, au contraire, ne sont que balivernes et destinées à réduire à peau de chagrin la réputation de celui-ci et de son employeur.

Mais au-delà du verdict que devront rendre les experts sur la ‘’mort’’ de Mohamed Al-Dura ou sur sa mise en scène, il est des questions que tout quidam surfant sur le blog de Scoopy ne peut éviter de se poser quant à son honnêteté intellectuel. Ainsi, par exemple, l’on peut s’apercevoir lors de sa lecture, que les textes publiés y sont quelquefois modifiés. Il en est ainsi du texte intitulé « Le Crif et Michaeli » où le dernier paragraphe a été tout simplement retiré. Il serait assez intéressant d’en connaître la raison. La nouvelle version conserve cependant les commentaires des internautes y faisant référence. Aberrant.

D’autres incohérences peuvent y être notées. Charles Enderlin affirme haut et fort à qui veut l’entendre qu’il est pour une commission d’experts sur le sujet qui le fâche avec tant de monde depuis tant d’années. Il l’écrit aussi sur son blog.

« Le Crif et Michaeli » Le samedi 5 juillet 2008 à 23:36, par Charles Enderlin

« Je ne suis pas habilité à nommer une commission... Si une telle commission voit le jour et si elle a les garanties de sérieux, d'indépendance et de professionnalisme France 2 et moi-même y apporteront toute l'aide nécessaire ».

Le vendredi 19 septembre 2008 à 11:00, Charles Enderlin, lors d’une réponse à un internaute l’interrogeant sur la création de la commission décidée par Patrick de Carolis confirme : « Je suis pour, des deux mains ».

Pourtant, il fut un temps, pas si éloigné que cela, où ce dernier affirmait, toujours sur son blog et dans un article intitulé « Le dessin de Plantu » :

Mardi 1 juillet 2008 à 11:53 par Charles Enderlin : « Ni France 2 ni moi même ne pouvons nommer de commission d'enquête » (sic !).

A quel moment faut-il le croire ? Est il si perdu pour changer d’avis de mois en mois !!! Ou faut il enregistrer un récent lâchage de la part de la direction générale de France Télévisions à l’encontre de ce journaliste pourtant qualifié de chevronné par ses pairs si empressés, alors, à signer une pétition en sa faveur ?

Il est par ailleurs intéressant de noter que la commission crée aura, forcément « les garanties de sérieux, d'indépendance et de professionnalisme » (France Télévisions ne pourra faire moins) que Charles Enderlin réclame et qu’il lui sera donc difficile de contester ses conclusions.

Loin de vouloir établir une liste exhaustive de ses zigzags, un dernier point important est à relever. Depuis septembre 2000 les ‘’blessures’’ de Jamal Al-Dura ont été filmé sous tous les angles par les soins du caméraman de France 2, puis diffusés librement sur les ondes hertziennes de la chaîne. Mais pas seulement. Un médecin israélien, de par ce fait, a décidé de participer au débat en y rajoutant le dossier médical de Jamal Al-Dura lorsqu’il fut son patient lors de l’année 1992. Un ajout primordial qui ne peut que confirmer ou infirmer l’authenticité de ces blessures. Ce qui n’a pas l’air de plaire à Charles Enderlin si l’on se fie à ce qu’il écrit sur son blog.

Le jeudi 11 septembre 2008 à 13:45 : « Il faut souligner que le médecin israélien en question n'a jamais contacté Jamal a Dura pour lui demander l'autorisation de lever le secret médical et publier son dossier. (…) Visiblement, pour lui le secret médical n'existe pas lorsqu'il s'agit d'un palestinien ».

On mentionnera, outre le fait que semble t-il le secret médical ne doit agir qu’à l’encontre des opposants à la ligne d’Enderlin, qu'un racisme anti-palestinien -dixit ce dernier- estampille forcément le médecin israélien.

Comme on peut le voir par cette petite analyse, l’envoyé de France 2 en terre sainte ne sait plus vraiment quel doit être son axe de défense. Il louvoie tellement que l’on peut affirmer sans se tromper qu’il est en proie à un véritable stress quant à l’issue de cette affaire.

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D'autres articles sur Charles Enderlin au moyen du module de recherche de Google sur la page d'acceuil de ce blog. 

mardi 16 septembre 2008

La Paix ‘’palestinienne’’

Abou Mazen, le Président de l’Autorité palestinienne, a accordé une interview au journal Haaretz. On peut y lire les exigences de ce dernier qui ne sont pas si éloignées, si l’on y réfléchit, de celle du Hamas.

A la question du journaliste : « Il est clair que sur la question du droit au retour, les réfugiés reviendront seulement dans les secteurs de l’Etat palestinien ? » Mahmoud Abbas, du nom de celui qui rédigea une thèse révisionniste et négationniste sur les chambres à gaz à la suite d’études dans l’ex Urss, lui répondit : « Pas du tout. Cette question n’est pas claire du tout. Il existe aujourd’hui, cinq millions de réfugiés palestiniens dont les ancêtres ont été expulsés de la région d’Israël, et non de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Nous comprenons que si nous vous demandons le retour des cinq millions de réfugiés en Israël, l’État d’Israël serait détruit. Mais il nous faut parler de compromis et voir quel nombre vous pourriez accepter. ».

Ainsi c’est clair : pas de paix si Israël se refuse à accueillir les descendants de ceux qui s’écartèrent en 1948 le temps que les armées des « pays frères arabes » jettent les Juifs à la mer. Pas de paix, également, si le compromis ne reconnaît pas la faute d’Israël dans cette ‘’expulsion’’ israélienne : « Nous avons à parler de la reconnaissance par Israël de sa responsabilité dans le problème des réfugiés, et nous discuterons ensuite du droit au retour dans la pratique »

C’est donc dit explicitement : Israël se doit de reconnaître « sa faute » dans son désir d’indépendance sur sa terre ancestrale exprimé en 1948 (cela serait presque chose faite si l’on prend note de ce que dit Ehud Olmert lors d'une session à huis clos de la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset).

Hors cette exigence d’un aveu d’une ‘’faute juive’’ dans la « nakba palestinienne », il est d’autres revendications qui démontrent que c’est une capitulation (pour le moment) qui est réclamée de la part de l’Etat juif: « Il y a une question centrale qu’Israël a tendance à ignorer : les actifs des Absents. C’est une question très importante, presque la base du problème. ».

Ainsi, la logique ‘’palestinienne’’ exigerait, en sus d’un retour d’un certain nombre de réfugiés, et les dédommagements dus aux ‘’victimes palestiniennes’’ désireuses de poursuivre leurs vies ailleurs, le droit à la récupération des actifs abandonnés par ces derniers et occupés, depuis, par ceux qui seront devenus les ‘’fauteurs’’ de guerre. Chacun peut imaginer, d’ors et déjà, les conflits israélo-israéliens qui s’ensuivront, l’accueil -en conséquences- réservé à ceux qui reviendront « chez eux » et le parti pris des arabes israéliens dans ce que d’aucuns auront le toupet d’appeler « l’accord de paix » !!!

Une autre incongruité sur les futures frontières de « l’état de Palestine » est proclamée dans cette interview : « On nous a présenté plus d’une proposition. Je peux vous dire que, entre autres choses, nous avons demandé d’effectuer des négociations sur le no man’s land et pas seulement sur l’ensemble de la Cisjordanie. [Par exemple, la région de Latrun.] ». Région située à l’ouest de la ligne d’armistice de 1949 et donc en territoire israélien.

Il est des accords qui signent d’entrée d’autres conflits. Signer une telle paix équivaudrait à détruire Israël de l’intérieur et à petit feu. Il est donc urgent, quitte à passer pour un fauteur de guerre, que l’Etat d’Israël cesse toute discussion avec cette Autorité palestinienne qui n’a d’autre combat que de trouver ce qui le divisera et donc l’affaiblira dans l’objectif unique de le voir disparaître.

Exit Ehud Olmert qui, alors, dans un discours de prise de fonction nous avisa qu’il était fatigué. Dans le débat politique qui s’annonce, le choix d’un Premier ministre devra se faire à l’aune des concessions possibles de l’Etat d’Israël. Tout autre choix conduira les Israéliens sur un chemin pentu où la Paix n’est qu’un vain mot.

vendredi 12 septembre 2008

Les automatismes de Charles Enderlin

Allez lire l'échange que j'ai eu avec Charles Enderlin. Appréciez comment ce dernier au travers d'une de mes questions, somme toute logique, m'attribue un racisme afin d'éviter de répondre à la seule question qui vaille.

A quand des débats contradictoires ?

http://blog.france3.fr/charles-enderlin/index.php/2008/09/08/78161-les-bless
ures-de-jamal-a-dura#co


Une réaction qui dévoile l'automatisme qui le nourrit.

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