mercredi 16 janvier 2008

Quelle paix ?

Il est une réalité en terre francophone (mais pas seulement), et donc française, qui impose la lecture que la « colonisation » israélienne empêche toute résolution du conflit israélo-arabe. Cette idée des tenants d’une idéologie brune-verte-rouge s’est implantée à tel point que toute information, toute chronique, toute analyse, tout débat, y font systématiquement référence. Il suffit de prendre connaissance, de temps à autre, des commentaires de leurs lecteurs pour être convaincus de l’empreinte laissée par cette thèse. Cela, malgré les évidences que nul idéologue ne peut contester valablement.

Que l’on se souvienne ! Suite aux bombardements intensifs ‘’palestiniens’’ sur le nord d’Israël, ce pays a envahi, en 1982, le Liban pour y mettre bon ordre. Une fois Arafat et sa clique de terroristes partis en des cieux plus cléments pour leurs arrières, Israël se rabattit sur une étroite bande de terrain permettant aux habitants de sa région nord de vivre en paix. En l’an 2.000, Ehud Barak, alors Premier Ministre, décida le repli total de l’armée sur le territoire national et une fin de « l’occupation ». Ce qui devait, en toute logique, interdire toutes agressions en provenance du territoire libanais. « La paix contre les territoires ».C’est ce que les partisans de cette ligne doctrinaire affirmaient, résolution de l’Onu aidant, mais également les allégations des chefs d’états arabo-musulmans. Quelques années plus tard, en 2006, Israël fut tenu de réagir à une intrusion dirigée contre son territoire, son armée et une offensive contre ses villes. Nulle ‘’occupation’’ ne fut, évidemment, le motif de ce conflit mais uniquement la haine anti-juive tenace qui excite ce monde arabo-musulman, qu’il soit chiite ou sunnite.

Que l’on se remémore encore ! En 2005, Ariel Sharon, avec l’accord de la majorité de la population israélienne ordonna le retrait total de la bande de Gaza, avec comme objectif de permettre aux ‘’Palestiniens’’ de construire l’idée d’un pays pacifique aux cotés d’Israël. Démonstration qui échoua, sauf à prouver que la haine anti-juive est également la raison d’être de ce peuple sorti du néant en 1967 afin d’aider aux tentatives d’éradication de l’état juif crée, de plein droit, par la résolution 181 de l’Onu. Une animosité qui, depuis, se déverse sur le sol israélien par des milliers de « roquettes artisanales », des tentatives d’enlèvements de citoyens, et/ou des tirs de snippers sur de paisibles agriculteurs des kibboutz frontaliers voisins. Liste loin d’être exhaustive.

Nonobstant tout cela, de nos jours, on veut faire accroire au peuple israélien que la solution au conflit est proche. A la condition de résoudre les problèmes de frontières, des « colonies », de Jérusalem, et du Droit au retour. Si pour la grande majorité de ce peuple les frontières internationales entre les deux pays doivent se concrétiser autour de la ligne d’armistice de 1949, et les implantations disparaître du territoire dévolu à la « Palestine » à naître, ( tout sondage ou élection démontre invariablement cette majorité), la négociation sur les deux autres sujets vitaux pour le caractère juif du pays -refuge du peuple juif en son entier- ne doit s’articuler, pour les tenants de l’idéologie brune-verte-rouge, que par une renonciation israélienne totale de cette exigence. Ainsi, le Mont du temple deviendra juridiquement et officiellement le troisième lieu saint de l’islam, malgré nulle citation dans le Coran, et le problème des « réfugiés » -tenus en cette situation volontairement par les pays hôtes- sera réglé aux dépends du peuple juif. Solutions évidemment inenvisageables de la part de tout juif israélien sensé.

On ne peut donc affirmer, sans être partie prenante dans la haine anti-juive, que « l’occupation » est la raison première du conflit. Seul le caractère juif de l’israélien est la raison de la poursuite du conflit israélo-arabe. Si Ehud Olmert veut laisser une trace honorable dans l’histoire de son pays, qu’il établisse irrévocablement, par les négociations qu’il tient à avoir avec l’Autorité palestinienne, l’objet réel du conflit. Ainsi, les israéliens n’auront pas le déplaisir de voir, dans un avenir très proche et dès les frontières dessinées, leur judaïté remise en cause pour le « bien de l’humanité » (sic) et au nom des « droits de l’homme » (re sic).

On comprend donc aisément leurs sérieux doutes quant à l’éventuelle signature d’un accord de paix.

vendredi 11 janvier 2008

Les exigences incontournables

On devrait y être habitué, mais on ne peut qu’être sensible face à toutes ces bonnes volontés se proposant de nous amener la paix dans la région. Georges W. Bush, ami sincère du peuple juif et de l’état d’Israël, ne déroge pas à ce qui est devenu la règle pour beaucoup de chefs d’état. Malheureusement, l’Israélien, échaudé par tant de sollicitude, se rappelle le désir honnête de cet autre véritable ami, Bill Clinton, de nous conduire vers un accord de paix historique mais ayant déclenché, en bout de course, ce qui fut la guerre la plus meurtrière de la jeune histoire du peuple israélien. Près de 1000 morts et plusieurs milliers de blessés plus tard, l’Israélien moyen a, dorénavant, des exigences incompressibles.

Comme par exemple celle d’une incompatibilité d’une « Palestine » sans la reconnaissance explicite de sa part, mais aussi mondiale du caractère juif de l’état d’Israël. Exigence attestant ainsi le refus de tout « retour de réfugiés », et ainsi de toute reconnaissance de responsabilité, juridique, morale ou politique, dans un départ, alors, motivé principalement par le souhait de voir « jeter les Juifs à la mer ». Toute indemnisation devra se faire, en conséquence, par des fonds dans lesquels le peuple israélien restera étranger. En revanche, chaque état arabe, ayant vu sa communauté juive chassée par le pouvoir de l’époque, se devra de la dédommager.

Une autre requête, logique par son bon sens, sera la réciprocité. Ainsi, comme la « Palestine » sera un territoire sans Juif, l’israélien commandera qu’un maximum de concitoyens arabes changent de nationalité. De ce fait, les échanges de territoires se feront en rapport à cela et ainsi la courbe démographique se verra inversée.

Il va de soi, que toute état crée se devra d’être un état démocratique, démilitarisé, où la loi prédomine et l’antisémitisme banni. Les prêches des imams, ou encore l’enseignement scolaire devront se réadapter aux nouvelles données.

Les frontières israéliennes devront, comme l’indique la résolution 242 de l’Onu, être « sûres et reconnues ». Sûres autant qu’elles pourront l’être dans un territoire aussi exigu, mais reconnues officiellement par toutes les autorités politiques, juridiques et morales que peut compter la planète. Ceci afin de noyer autant que possible toute appétence future d’un nouvel Arafat.

La capitale d’Israël restera Jérusalem. Si quelques quartiers arabes pourront y être retranchés et devenir la capitale du vingt-troisième état arabe, la vielle ville devra continuer à y faire partie intégrante. Ainsi, si le Mont du temple verra le Waqf poursuivre, au nom de l’Islam, la gestion des mosquées s’y trouvant, les Juifs y seront libres de toutes restrictions à la prière, à l’archéologie et à l’histoire qui les relient à cette endroit.

Si l’état à naître se doit être, autant que possible, continu, il sera évidemment inconséquent de réclamer d’Israël de couper son propre territoire en son milieu afin de permettre la libre circulation des ‘’Palestiniens’’. Seul un passage en sous-sol et en toute propriété israélienne sera accepté par l’israélien désireux d’une véritable paix.

Voici exposé succinctement les exigences à minima qui, seules, permettront un avenir à Israël. Toutes concessions, forcées ou non, à ce minimum vital verra la grande majorité de ce peuple se lever par crainte de voir son rêve, simplement commun à tout autre peuple, se dissoudre, mais aussi par peur de se voir attribuer, à nouveau, le qualificatif d’apatride.

Tant que les ‘’Palestiniens’’, mais aussi le monde musulman, se refuseront à l’acceptation de ces requêtes, tout arbitre, quel qu’il soit, se verra complice, de fait, de la hausse de l’animosité envers Israël, les Juifs et leurs soutiens.

Il est donc aisé de prédire que la paix ne sera pas signée avant la fin 2008 et qu’une probable nouvelle guerre est à prévoir dans la région.

mercredi 2 janvier 2008

Un petit détail qui en dit long

De nos jours, il y a des ‘’vérités’’ qui n’en sont pas et qui, malgré tout, s’imposent comme telles. Ce qui prouve que la propagande est efficace et que nombreux intellectuels, de par leurs places éminentes dans la société, obligent à cette lecture. Notamment lorsqu’il s’agit du conflit israélo-arabe. Quel est leur intérêt à imposer une vision erronée ? L’idéologie ? le succès ? la gloire ? la haine du Juif, de la démocratie, de l’état nation, du Judaïsme comme valeur universelle … ? Le temps nous apportera la réponse et les moyens de les remettre à leurs justes places. C'est-à-dire pas bien haut.

On se souvient tous de l’affirmation grotesque de Yasser Arafat assurant que « Jésus était Palestinien ». Nul, à ce moment là, n’a jugé bon de le démentir, estimant, de fait, que le personnage étant grossier « sa vérité » finira par disparaître avec lui. C’était compter sans la ‘’fine fleur’’ intellectuelle de nos démocraties, plus prompt à laisser perdurer un mensonge que de se battre pour la culture qui leur a permis de s’épanouir.

En conséquence, si Jésus était ‘’Palestinien’’ sa mère Marie devait l’être aussi. C’est probablement suite à cette déduction que Christelle GUIBERT, journaliste à Ouest France a, entre autres absurdités, surligné en gras dans son papier intitulé « Naître à Bethléem, un exploit de tous les jours » les dires d’une autochtone : « Si la Vierge Marie était arrivée à ce moment-là, elle aurait subi le même sort que moi. » C'est-à-dire le mur, les barrages, les contrôles… Bref la ‘’malveillance’’, voire la ‘’haine’’ des Israéliens envers les enfants à naître ‘’Palestiniens’’ pour causes de maltraitances de leurs mères.

Il va de soi, que si cette citation à été reprise et publiée par le journal c’est indubitablement parce qu’elle colle parfaitement au ton de l’écrit et à l’objectif recherché. A savoir la victimisation du ‘’Palestinien’’.

La déduction anti-israélienne, qui s’impose forcément à l’esprit suite à la lecture de ce pamphlet, commande à beaucoup de lecteurs l’oubli de leur bagage intellectuel historique et culturel. En revanche, pour ceux qui s’opposent à ce manichéisme simpliste et à la culpabilisation systématique de l’Israélien, il leur suffit d’affirmer, ironiquement, que Marie, ayant été juive et donc israélienne, aurait passé le mur, les barrages ou les contrôles sans aucune difficulté et aurait accouché dans les meilleurs conditions d’un petit Jésus de Nazareth Roi des Juifs si l’on se réfère à l’inscription faite sur toute croix : I N R I.

Cette petite réflexion sur un ‘’détail’’ de l’article démontre combien est gangréné le milieu journalistique. Du journaliste, au rédacteur en chef, sans oublier les correcteurs et les propriétaires, nul n’a vu l’utilité d’une correction ou d’une suppression de cet extrait de l’article mis en ligne le 22 décembre. Personne n’a vu l’erreur de la journaliste car l’air du temps étant anti-israélien nul n’y a vu du mal.

C’est ainsi que se construit l’image néfaste d’Israël. Et c’est par ce biais que s’explique la norme de bruler son drapeau, la violence faite aux Juifs pour cause de soutien à une politique «d’apartheid», les excuses envers les « roquettes artisanales » ou encore les assassinats de « colons ».

Les Journalistes sont en conséquence complices des excès commis à l’encontre d’Israël, de ses citoyens et de ses soutiens. Les juger sera donc, le moment venu, une nécessité vitale pour la défense de nos valeurs.

vendredi 14 décembre 2007

Le talent du quotidien Le Monde

Michel Bôle-Richard, correspondant à Jérusalem du quotidien Le Monde ne démontre nul attrait à vouloir informer correctement ses lecteurs et donc ceux qui le nourrissent. Dans un énième article intitulé « Difficile première séance de négociations entre Israéliens et Palestiniens » tous les ingrédients de la mal information volontaire sont présents.

Jugez en : « (…) la rencontre entre les deux délégations (…) a été affectée par l'importante incursion de Tsahal dans la bande de Gaza, la veille, qui a causé la mort de six Palestiniens et l'annonce, une semaine auparavant, de la construction de 307 nouveaux logements dans la colonie de Har Homa, à proximité de Bethléem ».

On apprend que la « colonie de Har Homa » se situe « à proximité de Bethléem ». Jérusalem étant une ville dans le voisinage de Bethléem, il n’y a donc nulle malveillance, selon le journaliste, à affirmer que le quartier de cette ville se trouve, lui aussi, « à proximité ». Sauf, que la décision de dissocier cette partie de la capitale témoigne d’une poursuite de la « colonisation » et, en conséquences, du manque de volonté d’Israël dans la recherche d’une Paix Juste et durable pour la région. Cette présentation subodore également l’incongruité de l’exigence d’Israël, lors de discussions à venir, de toute possession sur ce territoire. Michel Bôle-Richard est objectif, on vous l’affirme.

Par ailleurs, si l’on doutait un tant soit peu encore, ‘’l’assassinat’’ de six ‘’Palestiniens’’ par « l’importante incursion de Tsahal dans la bande Gaza » précise ce manque de volonté. Sauf qu’à lire la suite du pamphlet, on s’aperçoit que « les Israéliens ont exigé que cessent les tirs de roquettes depuis la bande de Gaza et les attaques en Cisjordanie ». Serait-il possible que ceci découle de cela ? Est il logique d’imaginer que les six ‘’Palestiniens’’ ne soient autres que des terroristes recherchant la mort du plus grand nombre de civils israéliens ? Le journaleux, ni le quotidien, ne s’attardent généralement sur de telles futilités.

Une autre tournure de phrase peut légitimement nous apostropher. « Ce premier rendez-vous devait être utilisé pour composer les différentes équipes de négociations qui doivent s'atteler aux dossiers cruciaux, comme le statut de Jérusalem, le retour des réfugiés et les frontières du futur Etat palestinien ».

Le « retour des réfugiés » est donc invoqué comme un dossier ‘’crucial’’. Que tous les gouvernements israéliens successifs ont dit et redit leurs refus de toute acceptation de cette exigence afin de sauvegarder le caractère juif du pays et donc sa qualité de refuge pour ce peuple, elle n’en reste pas moins, pour le journal, un impératif de la négociation. En revanche, le dossier de l’expulsion des Juifs des pays arabo-musulmans, devenus entre autres Israéliens, n’est même pas ouvert au sein de cette rédaction. Les lecteurs de ce journal n’en sauront donc rien et devront se tourner vers d’autres sources pour être informés correctement.

On a beaucoup écrit sur la conception idéologique des publications françaises de gauche. Il y manquait la reconnaissance de leur talent à détourner la réalité afin de pouvoir haïr, sans remords, les Juifs.

C’est chose faite.

lundi 10 décembre 2007

Aimez le pays ou quittez le !

Tous les francophones connaissent le slogan devenu célèbre depuis son utilisation par le leader du Front National Jean Marie Le Pen : « La France, aimez la ou quittez la ». Tous les "bons samaritains" que compte le microcosme intellectuel francophone avaient hurlé, alors, aux « racistes » et aux « extrémistes de droite ». A la « droite dure » lorsque, à son tour, Nicolas Sarkozy avait, dans son style, demandé lors de sa campagne électorale à tous ceux qui n’acceptaient pas la loi du plus grand nombre de quitter le pays. Telle est pourtant la logique qui a court à travers la planète. Seuls les pays occidentaux, sous la pression des droits de l’hommistes, hésitent à s’en réclamer.

Un slogan et une pratique, néanmoins, adoptés -contre leur gré, de tout temps et en tout lieu- par les Juifs minoritaires, violentés par les populations locales hostiles. Nul ne leur fit, cependant, le grief de ne pas avoir aimé leur pays d’adoption.

Actuellement, en Israël, un débat fait rage. Faut il que cet état soit la patrie du peuple juif ou seulement le pays de ses citoyens ? La réponse à cette question déterminera définitivement le relations entre les citoyens juifs et ceux d’origine arabe exigeant d’avoir une égalité dans les droits. La lecture de cette revendication peut laisser croire qu’un ‘’apartheid’’ -terme à la mode en ce moment pour qualifier Israël- sévit en ce pays. Rien n’est plus faux évidemment. Bien malin et menteur celui qui pourra prouver le contraire.

Cette requête de la part de la communauté arabo-israélienne ne vaut, évidemment, que pour mettre fin à la loi de retour réservée aux seuls Juifs. Ainsi, devenus minoritaires dans leur pays -pourtant reconnu par la loi internationale et crée sur la terre ancestrale-, les Israéliens de confession juive devront, à nouveau, subir l’hostilité de la population musulmane -devenue majoritaire par l’arme démographique ou par le retour de leurs « réfugiés »- et mettre à nouveau en pratique cette sentence que le monde leur applique depuis si longtemps : « Quittez le pays ou souffrez ».

Sommation inique si l’on sait que l’état ‘’palestinien’’ à naître ouvrira ses portes à l’immigration selon son seul bon vouloir. Un état composé, dés sa création, de territoires devenus Judeirein. Sans Juifs. Un pays tel que l’avaient rêvé les Allemands pendant la deuxième guerre mondiale. Une nation qui pourra, alors, se targuer d’être la patrie de tous ses citoyens. Ce qui confortera les arabo-israéliens dans leur exigence, au nom des droits de l’homme, d’une même attitude de la part d’Israël.

Ce débat injustifié démontre, si besoin était, la fracture grandissante entre les deux principales communautés israéliennes. La revendication arabo-israélienne deviendra, si l’on n’y prend garde, la nouvelle raison d’une guerre larvée ou ouverte faite à Israël par la Ouma, et cela dès la naissance officielle de l’état ‘’palestinien’’ et d’un retrait des forces armées israéliennes de tous ses territoires.

Il faut donc que les israéliens imposent à leurs dirigeants d’inclure, lors des discussions avec l’Autorité palestinienne, un maximum de villes et villages arabo-israéliennes dans les frontières de l’état voisin à naître. Quant aux autres, les arabo-israéliens qui resteraient sur le territoire israélien, il faudra qu’ils reconnaissent, à l’ instar de l’obligation faite aux 57 pays musulmans, Israël comme état juif ou qu’ils quittent, sans aucun espoir de retour, l’unique patrie des Juifs. Et tant pis si cela fera hurler les ‘’bons samaritains ’’, partisans d’idéologies antisémites parce qu’antisionistes.

dimanche 2 décembre 2007

Quelques évidences

Décidément, rien n’y fera. Le Monde restera L’Immonde dans l’esprit de tout quidam refusant de comprendre le conflit proche-oriental à l’aune de la ligne dictée par le politiquement correct. Dans un article de Benjamin Barthe intitulé « A Tel-Aviv, la paix peut attendre » le mal est israélien, la victime « le Palestinien ». Rien de nouveau, donc, sous les cieux de ce quotidien.

Une petite réflexion sur l’avenir des discussions promises à Annapolis démontrera toute l’inanité de ces journalistes à nous pondre continuellement des pamphlets qui n’ont d’autres buts que de décourager tout soutien à une paix juste et durable, certes, pour les arabes de Palestine mais également pour les Israéliens.

Abou Mazen & co réclament un droit au retour de quelques millions de « réfugiés » au sein même de l’état d’Israël, unique patrie du peuple juif. Qui peut, réellement, réclamer des Israéliens une liquidation volontaire de leur pays, et mettre ainsi à nouveau les générations futures en danger, aux seules fins de réparer une faute qu’ils, de surcroît, n’auraient pas commise ? En effet donc, la Paix peut attendre à Tel-aviv, mais également dans tout le reste du pays

Une autre des exigences des « Palestiniens » est de prétendre à un corridor entre la « Cisjordanie » et la bande de Gaza. Qui peut sérieusement croire que le peuple israélien admettra de voir son pays coupé en son centre pour que « l’état palestinien » à naître puisse être d’un seul bout ? Seule la solution d’un tunnel souterrain sous contrôle exclusif d’Israël pourra voir le jour. Dans le cas contraire, la Paix attendra à Tel-aviv, et ailleurs aussi.

Une revendication territoriale sur la veille ville est également avancée par ceux affirmant cet endroit comme étant le troisième lieu saint de leur religion. Place pourtant nullement mentionnée dans leur livre saint Le Coran et n’étant pas lieu de pèlerinage. Qui peut réellement croire en une Paix juste et durable tant que le Mont du Temple, premier lieu saint du Judaïsme mentionné près de 700 fois dans les livres saints, ne sera pas reconnu comme étant propriété exclusive du peuple juif sans que cela, pour autant, remettre en question la libre pratique de chaque religion comme cela est le cas actuellement ? Pour tout refus à cette doléance israélienne, la Paix attendra à Tel-aviv et, malheureusement ailleurs aussi.

Une autre sommation de l’Autorité palestinienne est le démantèlement des « colonies » et le renvoi des « colons » dans leur mère patrie. Quels Israéliens fervents défenseurs d’une Paix juste et durable concéderont cette faveur sans exiger, à leur tour, une diminution drastique du nombre d’arabes de nationalité israélienne ? Si un territoire se doit de devenir Judeirein, qui pourra les empêcher d’assurer leur avenir démographique sereinement par un déplacement de frontières ? Dans le cas contraire, il n’y à guère de doute que la Paix attendra à Tel-aviv et ailleurs.

Ces quelques évidences parmi d’autres, que le peuple israélien mettra en avant lors de toutes discussions, prouvent, si besoin était, le peu d’avenir prédit à la Paix lors de la conférence d’Annapolis. La Paix attendra, malheureusement, encore quelques générations avant de se voir définitivement établie en cette contrée. Car, n’en déplaise aux désinformateurs de l’Immonde et autres quotidiens francophones de mêmes acabit, le peuple juif a le droit de disposer d’une patrie juive reconnue internationalement, viable et continue, avec des lieux saints en libre accès ainsi qu’en toute propriété, et un avenir démographique ne menaçant pas sa pérennité.

mercredi 21 novembre 2007

L’arbitrage de Renaud Girard

Lors de chaque ‘’reportage’’, Renaud Girard est présenté comme « grand reporter au service étranger du Figaro ». A mon humble avis, il serait plus adéquat que la rédaction de ce quotidien le présentasse à l’avenir comme « reporter étranger à ce qui touche à l’international ». En effet ! Lors de chaque lecture de ses écrits je m’étonne de son grand amateurisme et de son manque de détermination à considérer toutes les données, sans exclusives, du conflit proche-oriental.

Ce qui me mène, indubitablement, à m’interroger sur son mode de pensée. La réponse qui s’impose alors n’est autre que son asservissement à une idéologie nauséeuse et mortifère qui n’a rien à voir avec la démocratie et sa défense.

Une idéologie qui lui impose une condamnation systématique, par des termes choisis, des Américains et des Israéliens. Dans sa dernière ‘’œuvre’’ intitulée « Nucléaire iranien : ElBaradei est-il un arbitre fiable ? » on y trouve les termes « milieux néoconservateurs américains » et « faucon israélien ». Ceux qui savent lire entre les lignes auront compris rapidement quels sont les ‘’malins’’ qui s’opposent à l’« Homme discret, austère, compétent et travailleur, ElBaradei (qui) a déjà montré qu’il était un bon juge de paix ».

A toutes ces affirmations gratuites et extraites du manichéisme journalistique, s’ajoute cependant les interrogations que tout être humain sensé se pose : peut-on faire confiance au régime iranien et lui confier la maîtrise du cycle de production de combustible nucléaire ? Les USA répondent que non. Israël itou. Mais aussi l’UE -France en tête-, la Russie -bien que récalcitrante à toutes sanctions qui peuvent nuire à son juteux commerce avec l’Iran- et la Chine avec les mêmes réserves.

Toutes les puissances de la planète s’y opposent. Tout comme les pays limitrophes de l’Iran également. Opposition que reconnaît notre ‘’grand reporter ‘’, plus -semble t-il- au service des mollahs qu’aux lecteurs qui le paient pour être informer correctement. Quand bien même ses ‘’analyses’’ paraissent dans les pages débats et non internationales du journal.

Peut-on voir, alors, Elbaradei en « bon juge de paix » lorsqu’il affirme : « (…) avons-nous vu en Iran des éléments nucléaires qui pourraient être rapidement transformés en arme ? Non ! Avons-nous vu un programme actif de militarisation du nucléaire ? Non ! » ?

Lorsque l’on sait que les visites de contrôles des sites nucléaires iraniens sont guidées, limitées ou inexistantes, on est en droit de s’interroger sur les réelles possibilités du directeur de l’AIEA à arbitrer et donc à pondre un rapport honnête. On est, en conséquences, en droit également de se questionner sur la volonté politique affichée du régime iranien, mais aussi sur le désir du ‘’ grand reporter ’’ de nous mystifier.

Renaud Girard nous affirme en conclusion de son ‘’analyse’’ qu’« Il n’y a aucune raison pour penser que, le jour où l’Iran franchira la ligne rouge vers un programme nucléaire militaire, ElBaradei ne le dira pas ».

Parions que ce jour là, il se réfugiera dans un endroit sûr loin de l’Orient et laissera faire le sale boulot aux ‘’néoconservateurs’’ US et ‘’faucons’’ israéliens.