dimanche 11 mars 2012

Interview de Philippe Karsenty dans Yediot Aharonot


Entretien sur l’Affaire A-Dura dans le quotidien israélien où l’on apprend, entre d'autres choses, que Philippe Karsenty prépare une grande surprise lors du procès à venir, qu’il ne regrette pas d’avoir été entraîné dans cette histoire, qu’il n’attend rien des urnes se trouvant à Ramallah et que les médias français redoutent de nouvelles affaires et, donc, de nouveaux Karsenty.




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Quand Riposte Laïque se fourvoie


L’Association française Riposte Laïque est née avec l’islamisation forcenée de la France. Les problèmes du voile, de la burqa, de la mixité ou encore parmi tant d’autres les prières dans les rues les vendredis ont fait son succès et sa raison d’être. Une réussite qui autorise cependant certains de ses rédacteurs à commettre des abus en plaçant, sans aucun discernement, toutes les religions dans le même sac. C’est ainsi que le Judaïsme est souvent attaqué dans ses colonnes alors que jamais cette communauté n’a été un quelconque problème pour les autorités ni pour les citoyens de fois différentes. A quelque niveau que cela soit ! Ni en France, ni ailleurs !

Philippe Landeux a écrit un article de trop intitulé « Halal, casher : les choses sont simples » car basées selon lui sur quatre ‘’vérités’’ forcément élémentaires.

La première d’entre elles rappelle que « La République française est une et indivisible : la loi est la même pour tous, chacun est soumis à la loi commune ». Ainsi, il nous dira que manger Casher (et Hallal évidemment) c’est contrevenir aux lois françaises et européennes car utilisant « les dérogations communautaristes qui ont été accordées, en 1993, (et qui) sont contraires à l’esprit de la République française ». De surcroît, les Juifs (pour ne parler ici que de ceux-ci) par leur exigence religieuse se stigmatisent car ils « créent (…) des catégories à part de citoyens ».

La première des ‘’vérités’’ de Landeux affirme donc que les Juifs, bien que très respectueux des lois jusqu’à preuve du contraire, ne s’intègrent pas dans la société française pour cause de religion différente de leur environnement. Prétexte tant usé par ceux qui les ont meurtris au fil des siècles passés !

Philippe Landeux se languit-il de ce triste passé ?

Sa seconde conviction proclame : « La République française est un état laïque : la loi commune est au-dessus des prescriptions religieuses ». Défendre en conséquence « l’abattage sans étourdissement » c’est être « des fauteurs de trouble et des ennemis de la République ». Chacun jugera de la pertinence d’une telle affirmation à l’égard de la communauté juive française, installée dans ce pays depuis le premier siècle de l’ère commune, ce qui en fait l’une des plus anciennes communautés juives d’Europe occidentale.

Après avoir considéré les Juifs comme ne s’intégrant pas et étant hostiles à la République, l’auteur lâche sa troisième croyance. A savoir un énorme mensonge : « les citoyens qui n’adhèrent (pas) au culte judaïque sont non seulement trompés sur la marchandise mais contribuent sans le savoir au financement d’un culte ». Ce qui est FAUX. Seules les boucheries affichant par un panneau la cacherout de leur étal reversent la taxe, prélevée sur leurs consommateurs, aux différents organismes de la communauté juive. Aucun acheteur des parties de l’animal abattu selon l’usage casher qui se retrouvent dans les réseaux de distributions classiques n’est astreint à cette taxe. En revanche, ils ont le plaisir de manger une viande d’un animal qui a été contrôlé sur le plan sanitaire comme saine car toute bête malade ou ayant une telle apparence est rejetée par le rabbinat.

Sa quatrième conviction assure que « Les consommateurs ont le droit de savoir ce qu’ils achètent ». En conséquence, l’opposition à la certification de toutes les parties a comme seul objectif celui de « tromper les autres consommateurs et les taxer à leur insu ». La ‘’réputation’’ du Juif sera là, bien sûr incognito, pour corroborer cette assertion. Le Juif menteur et voleur !

Au final, suite à la lecture de cet article, on apprend que le Juif se ‘’ghettoïse’’, est ‘’ennemi’’ de la République car demeurant juif, se fait financer son culte subrepticement et se bat pour empêcher toute modification de l’usage courant pour pouvoir continuer à ‘’tromper et voler’’ ses concitoyens !

De quoi dénoncer fortement l’auteur de tels mensonges envers une communauté qui n’a rien à se reprocher sauf, évidemment, son Judaïsme. Ces mystifications ne sont-elles là que pour mieux pourfendre l’Islam et servir de justification à tous reproches ?

jeudi 8 mars 2012

Guerre Israël-Iran : quels effets ?


« Les dirigeants du régime sioniste savent mieux que quiconque quelles sont les conséquences dangereuses d'une opération militaire contre nous ou d'une évocation de cette idée ». Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, Hussein Amir Abdallahin, a rajouté que les propos de Benjamin Netanyahou à l’AIPAC « ressemblent plus à des cris de détresse qu'à une action concrète », « Israël a très peur du printemps arabe ».

Partir en guerre n’est jamais, pour les démocraties, une partie de plaisir, mais pour celles n’ayant pas démissionné face à l’adversité, ne rien faire contre des menaces explicites, tangibles ne fait qu’encourager l’ennemi dans sa folie.

Certaines se prévaudront, pour justifier leurs décisions, des effets positifs à venir des sanctions si l’on leur en laisse suffisamment le temps. D’autres, comme l’affirme le ministre des Affaires étrangères Français Alain Juppé, ne nourrissent aucun espoir sur l’aboutissement du nouveau round de négociations qui doivent se tenir prochainement entre les grandes puissances et l’Iran mais attirent l’attention d’Israël sur les conséquences que pourrait entraîner une attaque militaire israélienne !

A n’en pas douter, une attaque de l’état hébreu sur les installations nucléaires iraniennes aura des effets.

Quels seront-ils ?

A y réfléchir, l’armée de l’air iranienne n’est guère équiper pour survoler l’Irak, la Jordanie, combattre l’armée de l’air israélienne, reconnue comme l’une des meilleures au monde, puis faire demi-tour pour regagner ses bases et se ravitailler. La Syrie prêtera t-elle les siennes et son concours ? A voir !

L’armée de terre aura-t-elle les permissions requises pour traverser les territoires irakiens, puis guerroyer face à « l’entité sioniste » sur le front jordanien, syrien voire les deux ? Seuls ceux adeptes de la science fiction répondront par l’affirmative. A peine les frontières internationales traversées l’état juif prendra les devants pour réduire à très peu de choses ces intentions belliqueuses.

La marine devra quant à elle contourner l’Arabie Saoudite, traverser le Canal de Suez pour se positionner face au territoire israélien. De quoi laisser le temps aux avions israéliens de les couler soit dans la mer rouge ou la mer d’Oman, à une ou deux heures de vol environ de leurs bases.

Seule la solution des missiles peut être envisagée sérieusement. Le hic est qu’ils rencontreront les anti-missiles israéliens sur leur route. Par ailleurs, cela serait faire injure à l’intellect israélien de ne pas imaginer qu’un bombardement de la plupart des bases de lancement sera également envisagé au moment propice !

Le combat direct est donc peu envisageable pour des raisons pratiques. Il ne restera aux iraniens, alors, que le plaisir d’envenimer la situation internationale.

Ainsi, les bases US et alliées proches de leur territoire seront directement menacées militairement. Le détroit d’Ormuz où transit près de 35 %  de la consommation mondiale du pétrole sera lui aussi un objectif iranien tout comme les puits des pays voisins. Le terrorisme international fera partie de sa panoplie.

En fait, des moyens militaires déclarant simplement la guerre au monde entier, ou presque, conduisant immanquablement au suicide du régime en place. Est-il aussi fou ? Plus que douteux !

mercredi 7 mars 2012

Les mensonges autour de l’Affaire A-Dura


Ceux qui lisent le blog de Charles Enderlin ne peuvent être convaincus que ce journaliste cherche désespérément à établir la vérité. En réaction à l’arrêt de La Cour de Cassation, qui a annulé la relaxe de Philippe Karsenty pour vice de forme, il indique à ses lecteurs sachant lire entre les lignes qu’il utilisera tous moyens lui permettant de faire obstruction à toute volonté d’établir LA vérité sur l’Affaire A-Dura.

Ainsi, nous dit-il, cette Cour « a visiblement voulu envoyer un message : Si quelqu’un veut attaquer et diffamer un journaliste, qu’il ne compte pas sur l’aide d’un tribunal pour cela. La justice doit faire preuve d’indépendance ». C'est-à-dire, si l’on comprend bien, permettre au plaignant qu’il est d’escamoter les rushes à l’analyse des juges de la Cour d’Appel qui doit se réunir de nouveau pour permettre à la Justice de triompher. Des images qui ont, dans le précédent verdict, conduit à une relaxe et débouté ce journaliste et sa chaîne.

Des prises de vues qui, selon Enderlin, « ne constituent pas le reportage définitif ». Ils ne sont « qu’une suite de séquences (…) pour moins de deux minutes d’images » car « Talal Abou Rahmeh, sous le feu pendant 45 minutes, abrité derrière une camionnette blanche bloquée au milieu de la rue, ne pouvait que filmer de courtes séries d’images ». Pour conclure, Charles Enderlin nous rappelle « que les rushes sont l’équivalent des notes d’un journaliste de la presse écrite. Ce n’est pas l’équivalent d’un  procès verbal ».

La première réaction à ces affirmations est la ‘’tristesse’’ de s’apercevoir que son caméraman n’a pu, pendant quarante-cinq minutes sous le feu et face au ‘’drame’’, filmer la moindre image attestant du meurtre de l’enfant et la couleur du sang du père. Pas même l’agonie de Mohamed A-Dura pourtant assurée être dans la bobine par l’envoyé permanent à Jérusalem ni, par exemple son évacuation vers l’hôpital le plus proche.

Faute à pas de chance probablement !

La seconde observation touche à la durée des rushes. Au début de la controverse, selon l’envoyé de la chaîne publique elle se montait à vingt-sept minutes. Puis dix-huit minutes, seulement, ont été présenté à la Cour d’Appel et examiné par icelle. Aujourd’hui, forcé par la pression publique, ne subsistent plus que deux minutes concernant à proprement dit l’Affaire A-Dura. Ces quelques images avaient, apparemment, suffi aux professionnels de France 2 pour diffuser un reportage anti-israélien dont rien ne corroborait la réalité annoncée !

mardi 6 mars 2012

Pour qui voter à l’élection présidentielle française ?


Une petite vidéo humoristique qui date de 1944, éloquente et d'actualité, pour comprendre que le sort du peuple, quel qu’il soit, dépend plus du mode de scrutin que du nombre de suffrages recueillis par les uns ou par les autres. Seul le système soumis à la proportionnelle peut assurer le débat et empêcher son monopole par un tout petit nombre. La France en est devenue une caricature exemplaire.

Un véritable outil pédagogique au service de la réflexion de chacun.



dimanche 4 mars 2012

Le joker de Charles Enderlin


Suite à chaque échec judiciaire, Charles Enderlin explique sur son blog que les tribunaux n’en ont pas moins jugé les propos tenus par Philippe Karsenty et le Dr Yehuda David comme « diffamatoires » et que seule « l’exception de bonne foi » justifie leurs relaxes. C’est son joker ! Cependant, tout quidam, un tant soi peu éclairé, s’interrogera quant à la qualification « diffamatoire » reconnue par les tribunaux alors que les deux ont été totalement disculpés !?

Comment, en effet, expliquer cet arbitrage sans, auparavant, apercevoir les magistrats examiner de très prés le fond de l’Affaire A-Dura ? 

Par le seul fait que ceux-ci ont tranché non pas face à une véracité démontrée et prouvée du reportage de France 2 (nulle part, en effet, n’a été confirmé, dans les deux jugements, une quelconque authenticité du meurtre du fils ou des blessures du père), mais par l’insuffisance de preuves amenées par les ‘’prévenus’’ permettant d’établir de manière parfaite et complète la supercherie énoncée.

D’où le trait ‘’diffamatoire’’ des propos tenus ! Et cette carence perdurera tant que le fond de l’Affaire ne sera pas abordé en examinant les rushes, les cicatrices, mais aussi toutes les enquêtes réalisées à ce jour autour de la « fusillade de Netzarim » !

En revanche, ce qui a été attesté et confirmé par les tribunaux sans contestation possible, aux dires mêmes de l’envoyé permanent à Jérusalem repris sur son propre blog, est la « bonne foi » des deux poursuivis.

Ainsi, « La Cour d’appel (…) a estimé que Mr. Karsenty était en droit de critiquer virulemment ce reportage, le sujet ayant créé une émotion particulière et, reconnu qu’il avait procédé à une enquête qui permettait à la Cour d’appel de lui reconnaître le bénéfice de la bonne foi ».

Une enquête que la Cour n’a nullement remise en cause et qui autorise donc, ici, la levée de sérieux doute quant à ce fameux reportage !

Pour ce qui concerne le Dr Yehuda David, la Cour a considéré, toujours selon le blog d’Enderlin, que n’étant pas journaliste, celui-ci « disposait d’une base factuelle suffisante compte tenu de l’intervention chirurgicale pratiquée par lui en 1994 sur la main  droite et la jambe gauche de Jamal Al Dura ». Seule, selon cette même Cour, l’imputation « au moins par insinuation, à la partie civile, de s’être prêtée à une mise en scène en présentant comme consécutives à une fusillade (…) des blessures à la main droite et à la jambe gauche qui existaient déjà en 1992 pour la main et 1994 pour la jambe » ont permis la qualification de ‘’diffamation’’ à l’égard des propos tenus. Une « diffamation » qui perdurera tant que Jamal A-Dura esquivera tout examen médical, seul à même de trancher clairement quant à l’accusation de « mise en scène » émise par le Dr David.

Là encore, la « bonne foi » reconnue de l’un et le refus de tout examen médical de ses cicatrices de l’autre renforce très fortement la présomption de mensonges dispensés par ce reportage.

jeudi 1 mars 2012

Le Syndicat National des Journalistes en faveur de Charles Enderlin

Le Syndicat National des Journalistes (SNJ) est, selon ses dires, « la première organisation de la profession fidèle aux principes déontologiques qui devraient guider les pas de chaque journaliste et de leur hiérarchie ». C’est pour cette raison que par « décision de son Congrès de Paris, en octobre 2010, le Syndicat National des Journalistes (…) a rédigé la Charte d’éthique professionnelle des journalistes (SNJ, 1918/38/2011) ». Car le constat, assure t-il, « est en effet général d’une dégradation de la situation et d’une défiance de l’opinion publique vis-à-vis des médias d’information générale, qui prend des proportions particulièrement alarmantes ».

Démarche méritoire dès lors que l’on sait, toujours d’après ce syndicat, que « De plus en plus souvent, dans certaines rédactions, on suscite, on encourage, au minimum on tolère, des mises en scène de l’information en contradiction frontale avec la stricte rigueur qui doit rester de mise dans notre profession » [Stop aux mises en scènes de l’information].

Mais attention ! Pas chez France 2 dont le journaliste Charles Enderlin a été « gravement diffamé » par Philippe Karsenty lorsqu’il « avait demandé sa destitution en dénonçant la diffusion ‘’d’un faux reportage, une pure fiction comportant, en première partie, une série de scènes jouées’’ ».

Sur France 2, foi de SNJ, la déontologie fut, dans ce cas, respectée SCRU-PU-LEU-SE-MENT.

Pour cette raison, celui-ci a déjà jugé inutile le prochain procès. Il y a diffamation ! Point barre !  « Le 30 septembre 2000, le jeune Mohammed Al Durah (12 ans) était tué à Gaza ». Que nul n’en doute ! Il ne s’agit pas ici, pour le syndicat, d’une mise en scène produite par Talal Abu Rahmeh, le caméraman ‘’palestinien’’.

- Que les Juges de la Cour d’Appel aient, après avoir visionné les rushes que France 2 refusait de communiquer de lui-même, relaxé le ‘’diffamateur’’ ne l’interpelle nullement !

- Que la Cour de Cassation ait invalidé cette relaxe pour l’unique raison que les Juges de la Cour d’Appel n’ont pas « le pouvoir de provoquer, compléter ou parfaire » l’établissement de toute preuve incombant uniquement au ‘’prévenu’’ ne l’émeut point davantage ! Nul n’espère d’ailleurs que le SNJ exige, au nom de cette même déontologie dont il a la charge, que les rushes soient spontanément communiqués au prochain tribunal. Un journalisme ‘’digne de ce nom’’ n’a pas, apparemment, les besoins de vérité et de rigueur des faits comme principes à respecter.

- Que le Docteur Yehuda David fut relaxé de toutes diffamations concernant ses affirmations démentant les blessures de Jamal A-Dura ne pousse pas à la réflexion les membres du SNJ.

Bref ! Il n’y a là, au contraire des obligations déontologiques de la profession que ce syndicat a rédigé, aucune « réelle volonté collective d’améliorer la qualité de l’information » afin de faire baisser ‘’la défiance de l’opinion public qui prend des proportions particulièrement alarmantes’’.