mardi 13 décembre 2011

L’enfant Mohamed A-Dura n’est pas mort sous le feu des soldats israéliens


Chacun se souvient du ‘’scoop’’ de Charles Enderlin, affirmant sûr de son fait qu’un enfant et son père ‘’furent pris pour cibles par les soldats israéliens’’. En fait, seul son cameraman Talal Abu-Rahmeh était sur place dans la bande de Gaza pour filmer la scène de ‘’l’assassinat’’. Porteur de malchance, il ne put filmer que cinquante-cinq secondes du ‘’meurtre’’ car la batterie de sa caméra s’était déchargée !?  Il ne put filmer aussi ‘’l’agonie’’ de Mohamed A-Dura, pourtant certifiée dans la boîte par son patron ! Ni son départ pour la morgue ! Ni l’ambulance qui emmena son père vers l’hôpital. Pas même la scène de ‘’l’assassinat’’, la couleur du sang versé ou un témoignage à chaud !

Une malchance qui aurait dû être, à lui seul, le scoop de l’année 2000 si l’on sait qu’il était au service d’un grand professionnel du journalisme, lui-même travaillant pour une grande chaîne publique française ne manquant pas de moyens financiers. Une ‘’calamité’’ qui toucha pareillement tous les autres reporters sur place, car nul n’en profita pour détourner le « scoop » de France 2 à son profit par de nouvelles images et montrer ainsi la « barbarie israélienne » si chère à tant de ‘’journalistes intègres’’ !

Une telle infortune qu’une rumeur en profita pour monter et s’amplifier ! D’aucuns, après enquêtes minutieuses, y virent une «mise en scène» profitant politiquement au camp ‘’palestinien’’. France 2 et son envoyé permanent en Israël se fâchèrent tout rouge de cette accusation et portèrent plainte pour diffamation contre ces «extrémistes de droite» qui ne connaissent rien au reportage de terrain. Ils gagnèrent les procès en première instance puis perdirent en Cour d’Appel celui intenté contre Philippe Karsenty.

Vexés, ils amenèrent l’affaire à la Cour de Cassation, la plus haute instance judiciaire française. Jean Berkani, l’avocat général de cette cour, vient de donner raison à celui-ci. Dans l’avis transmis, il confirme la décision de la Cour d’appel déboutant le journaliste de France 2 de sa plainte qui affirmait que son reportage était truqué. Sauf surprise, la Cour de cassation devrait, début janvier, rejeter ce pourvoi en se rangeant à l’avis de son avocat général.

Certes, rien n’est encore clos ! Mais il n’est pas interdit, d’ores et déjà, de réfléchir et s’interroger sur l’attitude des uns et des autres ces dernières années. Sur ceux qui ont pris fait et causes pour le journaliste et la chaîne qui l’emploie sans même consulter le dossier comme le firent les juifs et leurs soutiens forcément «extrémistes de droite».

Tout d’abord Charles Enderlin lui-même. Il a poursuivi son combat pour défendre son ‘’honneur’’ bafoué criant partout qu’il est la « victime de la théorie du complot dans la mort d’un enfant ». Thème inspirant l’entête de son blog. Il n’a guère encouragé une commission d’enquête sur la question ni a informé sur les dires de ses opposants.

Il a préféré écrire, entre autres défenses, un livre intitulé « Un enfant est mort ». Aujourd’hui, les tribunaux qui se sont penchés sur cette affirmation attestent que rien n’est moins sûr et qu’il est sain de soulever le doute d’une « mise en scène » dont le grand ‘’professionnel’’ de France 2 fut le dindon de la farce mais aussi celui qui en accorda l’imprimatur.

Il faut aussi s’interroger sur la légion d’honneur au grade de chevalier que lui remis le Président de la République Nicolas Sarkozy. Etait-ce pour mérites rendus à la patrie ? Si oui, il faut se dépêcher de les graver dans le marbre et les enseigner dans toutes les bonnes écoles de journalisme qui ont perdu de vue la déontologie du métier.

Il faut aussi se souvenir de cette pétition lancée en sa faveur et intitulée « Pour Charles Enderlin », dénonçant une « campagne obstinée et haineuse (qui) s’efforce de salir la dignité professionnelle de notre confrère Charles Enderlin, (…). Voilà sept ans que les mêmes individus tentent de présenter comme une "supercherie" et une "série de scènes jouées" son reportage montrant la mort de Mohammed al-Doura, 12 ans, tué par des tirs venus de la position israélienne, le 30 septembre 2000, dans la bande de Gaza, lors d’un affrontement entre l’armée israélienne et des éléments armés palestiniens. »

Une pétition à laquelle s’ajouterait donc la Cour d’Appel ainsi que l’avocat général de la Cour de Cassation !?

Une pétition à laquelle ont souscrit, par solidarité corporatiste, nombre de médias, lesquels n’ont guère pris le temps de communiquer la version opposée à leurs lecteurs.

samedi 10 décembre 2011

La vérité sur les réfugiés du conflit israélo-arabe

Une vidéo dite par le vice-ministre des Affaires étrangères israélien Danny Ayalon sur le problème des réfugiés. A voir pour mieux appréhender le sujet et comprendre l'objectif final du monde arabe. A savoir, l'éradication de l'état juif.


Cliquer sur cc pour avoir les sous-titres en Français, ou sur la vidéo elle-même pour la lire en grand format sur Youtube.

vendredi 9 décembre 2011

Les méfaits de la gauche


A pister les actes politiques de la gauche juive et/ou israélienne depuis quelques bonnes années, on ne peut douter qu’une l’idéologie fétide et mortifère a pris le pas sur tout raisonnement de bon sens. Une doctrine qui n’hésite pas à crier haro sur les gouvernements en place les qualifiant d’anti-démocratiques, d’extrême droite et/ou de fasciste dès lors qu’ils appliquent la politique pour laquelle ils ont été élus et non pas le programme de celle-ci. Une attitude anti-démocratique et menaçant évidemment les intérêts vitaux du pays qu’elle affirme aimer !

Sans remonter bien loin, il faut se souvenir de ces Israéliens, de gauche bien sûr, qui ont négocié sans aucun mandat électif les « accords de Genève ». Lesquels ont reconnu la propriété ‘’palestinienne’’ de la quasi totalité de la Judée, Samarie et de la bande de Gaza, de Jérusalem-est comme capitale ainsi que l’obligation d’Israël de recevoir des milliers de « réfugiés » en son sein sans pour autant exiger la moindre reconnaissance de ce pays comme l’état du peuple juif.

Quelques années plus tard, une poignée ‘’d’intellectuels’’ juifs et européens ayant été soutiens de ces « accords » de capitulation, ont lancé sous le label de JCall un Appel à la raison au gouvernement actuel tout en affirmant, malgré une élection démocratique récente, son « illégitimité » (dixit Eli Barnavi). Un appel plus que déraisonnable si l’on se fie aux derniers sondages attestant que le peuple israélien lui réitérerait très largement son appui lors des prochaines élections.

Le rapport onusien dénommé Goldstone s’était appuyé, en très larges parties, sur les dires de l’organisation israélienne Betselem. Les accusations de crimes de guerre et contre l’humanité avaient donc été proférées contre l’état juif, coupable de vouloir, lors de l’opération Plomb Durci, faire cesser les tirs de roquettes sur la population civile. Une inculpation qui fut abandonnée quelques mois plus tard, par Richard Goldstone lui-même, dans un article du New York Times, démentant simplement toute intention israélienne d’assassiner les civils ‘’palestiniens’’. Si le président de la commission onusienne a fait depuis son mea-culpa, l’ONG n’en continue pas moins sa défense des droits de l’homme. A la condition, bien sûr, qu’il soit ’’palestinien’’.

Au mois d’avril dernier, plusieurs lauréats du prix d’Israël et figures de la gauche israélienne, ont lancé une pétition en faveur de la « création d’un État palestinien aux côtés d’Israël », puis manifesté à l’extérieur du hall où David Ben Gourion avait proclamé l’indépendance de l’Etat juif en 1948. Ces manifestants, déclarant leurs soutiens à la souveraineté de la « Palestine » dans des « frontières de notre indépendance fixées lors de l’armistice de 1949 », n’ont toujours pas vérifié si leur état resterait bien alors celui du seul peuple juif ! Détail probablement sans grande importance qui ne les a guère empêché de presser l’Europe à faire de même à l’Onu.

Kol Hashalom était une radio ayant ses émetteurs à Ramallah et ses studios à Jérusalem-est. Selon le ministère israélien des Télécommunications c’était une radio pirate. D’où son ordre de fermeture. Mossi Raz directeur de la station et ex-député du parti d’extrême gauche Meretz affirme, quant à lui, que cela est faux et qu’« Il s’agit d’une manœuvre antidémocratique, car nous dépendons de l’autorité palestinienne, et non de la loi israélienne ». C’est à des réactions comme celle-ci que l’on peut jauger profondément le dessein de la gauche. A ses yeux, Jérusalem-est ne fait déjà plus partie de la capitale israélienne et en conséquence de la juridiction du pays. Tant pis si la très grande majorité du peuple a un avis différent sur la question !

mardi 6 décembre 2011

Rions de B.H.L.

B.H.L, mais pas seulement, est devenu un comique par ses prévisions politiques erronées. D'autres, moins intelligents et connus que lui, savaient que de ces ''printemps arabes'' ne sortiraient rien d'autre que l'Islam, cette religion "de Paix, d'Amour et de Tolérance" et donc rien de bon pour l'Etat d'Israël.

Il serait bon, quelquefois, que ceux qui se prétendent ami inconditionnel de ce pays comprennent que la parole est d'argent et que le silence est d'or. 



lundi 5 décembre 2011

A gauche toute pour Charles Enderlin


Le ‘’professionnel’’ de l’information moyen-orientale de France 2 a écrit un texte sur son blog qui laisse une nouvelle fois pantois ceux désirant réfléchir honnêtement sur le conflit. Un écrit faisant porter les responsabilités de la situation actuelle sur les épaules du seul Premier ministre israélien, intitulé « Netanyahu et les Printemps arabes » et débutant, pas moins, par l’assertion qu’« Un pouvoir idéologique a toujours tendance à placer la réalité au service de ses idées ».

On l’aura compris, pour Charles Enderlin seule l’idéologie de droite porte le pouvoir actuel et non pas la raison. Une sentence que l’on peut, sans se tromper, attribuer à son auteur au vu de la teneur de son texte mais aussi par la reprise immédiate de celui-ci par une multitude de site anti-israéliens tel Palestine Solidarité. Ce qui est, on ne peut plus parlant.

Ainsi, nous rappelle t-il, Le Premier ministre, alors fraichement élu le 10 juillet 1996, « expliquait dans un discours devant le Congrès à Washington que l’absence de démocratie dans le monde arabe l’empêchait de faire des concessions territoriales ».

Cela ne veut pas dire, expliquait encore Benjamin Netanyahou, « que nous ne pouvons pas avoir la paix dans cette région, une paix avec des régimes non démocratiques. Je crois que nous le pouvons. C’est un fait, nous avons eu de tels accords de paix. Mais, ils peuvent être caractérisés que comme étant une paix défensive, où nous devons conserver des acquis essentiels pour la défense de notre pays et suffisants pour [notre dissuasion]. Jusqu’à ce que la démocratisation existe dans la région ».

Rien là que de très logique.

Ensuite, poursuit Charles Enderlin, pour Benjamin Netanyahou « Les Printemps arabes sont (…) porteurs de tous les dangers. Le 23 novembre dernier, à la Knesset, il a ainsi défini les raisons pour lesquelles Israël ne pouvait pas faire certaines concessions (…) ». En ajoutant, également, qu’il n’était pas « prêt à ignorer le présent et à renoncer à une seule de nos exigences de sécurité qui ont augmenté en raison des crises récentes et n’ont pas diminué. Ce n’est pas le moment d’y renoncer et de foncer de l’avant. C’est le moment d’être extrêmement prudent dans la gestion de nos contacts avec les Palestiniens. […] »

N’est-ce pas là, encore, preuve de logique et de raison ? Même le ‘’pro’’ de France télévision le confirme inconsciemment, ce qui en devient comique, lorsqu’il assure, plus loin, que la « montée de l’Islamisme, elle est due avant tout aux régimes autocratiques qui pendant des décennies n’ont pas permis le développement de partis d’opposition libéraux, séculaires et démocratiques. La seule opposition organisée se trouvait dans les mosquées ».

Peut-on donc faire reproche à Netanyahou d’avoir été si réaliste alors et aujourd'hui ? En 1996 face à des autocraties et maintenant, en 2011, face à l’islamisme ? Les gouvernements en place entre ses deux mandats ont-ils apporté la Paix ou un quelconque accord s’y rapprochant ? Hormis une délégitimation galopante, la création d’une base terroriste et des centaines de victimes israéliennes, rien de semblable.

On ne peut donc qu’être interloqué par ‘’l’analyse’’ d’un individu lobotomisé par une idéologie collaborationniste et que beaucoup prennent pour un ‘’expert’’ ! Peut-on penser que la réflexion fait partie de son attirail ?

Mais au-delà de ces constations, peut-on penser que la paix adviendra si l’on ne prend pas en compte les exigences minimales israéliennes ?

Ainsi, nul ne rappellera que la revendication d’un « droit de retour de réfugiés » au sein même de l’Etat d’Israël n’a comme seul objectif l’éradication de « l’entité sioniste » !

Nul ne dénoncera le désir que la « Palestine » en devenir soit judenrein malgré que pour le peuple juif la Judée et la Samarie est le berceau historique.

Nul n’évoquera non plus l’exemple de la bande de Gaza pour contrer la proposition de l’Autorité palestinienne quant à son accord d’une force internationale garante de la paix à ses frontières. Que fera celle-ci lorsqu’elle se trouvera face à des centaines de tunnels important des missiles, et autres armes, de Jordanie, ou lorsqu’un parti extrémiste prendra le pouvoir par les urnes ou un coup d’état ? Comme ses prédécesseurs, la poudre d’escampette sera sa seule réponse.

Est-il nécessaire de compléter ici par l’exemple du Liban ?

dimanche 4 décembre 2011

Laurent Zecchini conserve le cap anti-israélien


La question israélienne hante véritablement le journaliste du quotidien Le Monde, Laurent Zecchini. Le lecteur honnête est certain, à chaque article ou presque de sa main sur le sujet, de découvrir qu’Israël ne mérite qu’anathèmes et condamnations voire mépris pour son passé, son présent voire son futur. Il faut lire son dernier texte intitulé « Haïfa : un modus vivendi exportable ? », sensé s’articuler autour des rapports actuels entre différentes populations locales, pour comprendre que son objectif n’est autre que celui de démontrer, à tous prix, la malignité et la fourberie du Juif.

Ainsi, dès l’introduction le lecteur fait la connaissance de Rim l’arabe, la secrétaire du maire juif Yona Yahav. Le fait, nous dit-il, « (…) est que Rim est plutôt "casher" pour vanter ledit modèle, et raconter que son fils vient de s'engager dans l'armée, une décision prise chaque année par moins de 80 citoyens israéliens d'origine palestinienne ».

Outre qu’on a jamais lu Zecchini qualifier un Juif antisioniste, post-sioniste ou tout autre faisant le jeu des ‘’Palestiniens’’ de ‘’Hallal’’, le lecteur ne peut réfréner la nausée qui monte lorsqu’il lui est donné, par le style d’écriture uniquement, d’imaginer le ‘’racisme’’ du maire n’embauchant que des arabes sélectionnés dans le dessein politique d’une éventuelle démonstration de coexistence pacifique. D’autant plus qu’ils sont rares ces arabes ‘’si bien’’ si l’on s’en tient au décompte du journaliste ! Chiffre dont chacun s’interrogera sur sa véracité.

Mais là n’est pas le plus moche ! La responsabilité israélienne dans la « Nakba » est à portée de lecture.

Il faudra, nous dit-il, « trente minutes » au maire pour « retrouver un précieux document, lequel attesterait qu'en 1948, la communauté juive de la ville a demandé aux Arabes de ne pas quitter la cité, preuve absolue, selon Yona Yahav, qu'à Haïfa au moins, les juifs ne voulaient - et ne veulent - que du bien à leurs concitoyens arabes ».

Si chacun s’interrogera sur l’utilité de l’indication de la durée du temps d’attente, un temps interminable semble t-il, et de l’emploi du conditionnel, il n’en reste pas moins, dixit Laurent Zecchini, que ce document, daté du 28 avril 1948, existe bien. Preuve supplémentaire de la volonté de paix du peuple juif.

« A l'attention des habitants arabes de la ville d'Haïfa (…) Pendant des années, nous avons vécu ensemble dans le respect mutuel et la bonne entente. (...) Notre ville s'est développée et s'est épanouie pour le bien des résidents juifs et arabes, et a servi d'exemple aux autres villes d'Israël. (...) En choisissant la fuite et l'errance, vous n'attirerez sur vous que la pauvreté et l'humiliation, alors qu'à Haïfa, qui est notre ville et votre ville, toutes les portes vous sont ouvertes, à vous et à vos familles, pour trouver du travail et vivre en paix ».

Pour le coup, s’il y a bien preuve de la volonté de coexistence de la part du peuple juif, le journaliste nous rappelle aussitôt que le 22 avril 1948, « les mortiers de la Haganah, l'organisation clandestine sioniste, pilonnaient le marché de la vieille ville, où s'était réfugiée une partie de la population arabe (…) Il s'en est suivi une fuite éperdue vers le port, puis, par bateaux, vers Acre et le Liban ».

Et l’on imagine aisément, le nombre impressionnant de victimes arabes ! Un pilonnage, cela ne pardonne pas ! Et au vu du ‘’dédain’’ affiché de la Haganah envers la vie civile arabe contée par le journaliste, chacun s’interrogera quant à l’absence de tirs vers le port et les embarcations ? Serait-elle tombée en panne de munitions ?

jeudi 1 décembre 2011

Meir Dagan, sauveur de l’Etat d’Israël ?


L’ancien militaire et directeur du service de renseignement israélien (Mossad) s’est lancé un nouveau défi. A savoir, sauver l’état d’Israël de lui-même en créant un « (…) mouvement populaire visant à opérer un changement rapide du régime politique actuel » car celui-ci « (…) constitue une menace pour l’avenir de l’Etat, et son maintien inchangé conduira à sa perte ».

Selon Meir Dagan, ce seraient les petits partis qui par leur poids indéniable dans le système électoral à la proportionnelle quasi intégrale rendrait le système politique instable et donc dangereux pour le pays. Si sa décision a tout d’un acte politicien, ce régime politique, cependant, existe depuis la renaissance de l’état juif et n’a point entraver un développement continu et envié malgré les guerres militaires, diplomatiques et économiques qu’il subit encore de nos jours.

Son système électoral autorise une fois tous les quatre années au maximum -lorsque la durée de la législature est respectée- la représentation la plus fidèle du corps électoral. Obligation est donc faite ensuite aux responsables des partis d’établir une coalition de gouvernement obtenant au minimum soixante et un sièges, soit la majorité absolue des élus et, en conséquence, celle de la population.

Une coalition politique contraignant ainsi les partis à s’entendre perpétuellement, sauf à dissoudre la Knesset et retourner s’enquérir du verdict du peuple. Ce qui est, à n’en pas douter, la base de la démocratie et évite à celle-ci de se déliter par un système rigide où l’électeur n’est consulté qu’épisodiquement et à date fixe.

Une alliance qui impose également à ces partis gouvernants un respect constant de leurs propres électeurs. Sauf à risquer d’être délaissés et marginalisés lors de prochaines élections, voire de disparaître s’ils acquiescent à un programme différent sans leurs accords.

Enfin, une entente politique devant servir le débat perpétuel pour convaincre jusqu’à l’obtention d’une majorité sans laquelle nul dossier ne verrait son aboutissement.

Bref ! Un pacte de gouvernement garantissant au peuple qu’il est bien le patron et les élus ses serviteurs. Partage des rôles que l’on ne trouve nulle part dans un système majoritaire où les députés n’ont aucune incertitude quant à leur propre avenir pendant toute la durée de leur mandat et quel que soit la loi qu’ils auront soutenue. Le peuple étant tenu par son choix pendant le laps de temps déterminé par la législation, il ne lui restera plus alors que l’option de la manifestation ou celle de la frustration de voir son bulletin de vote dévalué voire ignoré. Ce qui encourage immanquablement les extrêmes ainsi que l’abstention et décompose lentement mais surement la démocratie par manque de discussion.