dimanche 30 janvier 2011

Le B.D.S entre histoire, lois et antisémitisme

On ne le dira jamais assez, « l’appel au boycott est légal ». Tout au moins si l’on en croit la charte de la Campagne BDS France  qui est, selon celle-ci, « une réponse citoyenne et non violente à l’impunité d’Israël ». D’où cet outil « d'expression citoyenne pour l'application du Droit international » qui «lutte contre l'illégalité de la politique israélienne (…). Ce site vous en fournit un argumentaire factuel et juridique très documenté » (sic).

Mais avant d’étaler ‘’l’argumentaire juridique’’, B.D.S conte à ses lecteurs « un peu d’histoire ». Une fiction qui affirme que « La Palestine préexistait à Israël, même si c’était la Palestine colonisée, à une époque qui niait le principe d’autodétermination des peuples. A l’issue de la Première Guerre Mondiale, la Société des Nations (SDN) a donné mandat au Royaume Uni d’administrer la Palestine. Un simple mandat, car la Palestine n’appartenait ni à la SDN, ni au Royaume Uni. En 1947, le Royaume-Uni a annoncé qu’il entendait mettre fin à son mandat, et l’Assemblée générale a adopté la résolution 181 (II) recommandant un plan de partage, soit une solution à deux Etats. Cette recommandation n’avait pas de force créatrice, car l’ONU ne pouvait pas « donner » une terre qui ne lui appartenait pas » (re sic).

Ce court extrait laisse cependant deviner entre les lignes que la Palestine fut un temps un état indépendant. Un pays dont il est impossible à quiconque, sauf à falsifier l’histoire encore, de citer sa monnaie, sa capitale historique ou même l’un de ses dirigeants d’alors. S’il est précisé aussi qu’elle «n’appartenait ni à la SDN, ni au Royaume Uni», il est donné à comprendre que tout partage était donc illégal et que cette terre devait donc revenir de plein droit et en totalité à ses ‘’légitimes propriétaires’’ qui sont… les ‘’Palestiniens’’ évidemment !

Ce qui n’est pas dit en revanche et qui est occulté volontairement, est qu’une première partition eut lieu en 1923. Un partage que la Campagne BDS ne remet nullement en question malgré qu’il fut décidé par la même SDN, l’ancêtre de l’Onu, et mis en application par le même Royaume Uni. Une division créant sur près de quatre-vingt pour cent du territoire de la Palestine mandataire un pays nommé Transjordanie et devant revenir aux Arabes de la Palestine. Pays qui n’en fut pas moins attribué illogiquement à une tribu appartenant à la famille royale saoudienne afin de sauvegarder, par cela, les intérêts pétroliers anglais ! 

Les vingt pour cent restant devant revenir à l’autre peuple vivant alors sur le même territoire. Une contrée s’étalant de la Mer Méditerranée au Jourdain, comprenant Jérusalem, et devant satisfaire le vœu d’un refuge pour le peuple juif.

Tout cela et bien d’autres choses sont soustraites de l’intellect du lecteur. Et au vu de ‘’l’histoire’’ racontée, détaillée et analysée ici très très brièvement, on est à même d’imaginer ce que peut-être « l’argumentaire juridique » du groupe juridique de BDS !

Notons laconiquement tout d’abord que les membres de cette campagne se basent sur les lois du début du vingtième siècle édictées par cette même SDN. Une instance internationale ayant émis la résolution 181 en 1947 et qui, alors, « n’avait pas de force créatrice, car l’ONU ne pouvait pas « donner » une terre qui ne lui appartenait pas » mais qui, miracle, a retrouvé tout ses pouvoirs tant ils servent à délégitimer Israël.

C’est ainsi, que pour l’exemple, la résolution 194, votée par l’Assemblée générale de cette instance et n’ayant aucune valeur contraignante est citée comme argument à propos des «réfugiés palestiniens».

mercredi 26 janvier 2011

Le quotidien Le Monde de plus en plus abject

Rien n’est publié dans le quotidien Le Monde sans, évidemment, l’aval de la direction ainsi que celui du rédacteur en chef. Ceci pour bien préciser combien est grande sa responsabilité dans la détestation de l’état juif. Si les journalistes rémunérés ne suffisent pas à cela, alors est mis à contribution des ‘’points de vue’’ de ‘’personnalités’’ francophones ou non allant dans ce sens.

C’est ainsi, que le «point de vue» de Slavoj Zizek, philosophe et psychanalyste, intitulée « Israël, un pays comme les autres » réunit les pires poncifs à l’égard de ce petit pays. A tel point, que l’on s’interroge quant à une erreur dans le titre !? Car, si ce petit pays est à l’image des autres, alors dans quelle planète vivons-nous et à quoi bon écrire spécifiquement sur celui-ci ?

Slavoj Zivek agit dans son pamphlet de la même façon que tout procureur habituel de cet état. Il a réunit quelques brides de ‘’vérités’’, les a malaxé sans prévenir quelques mélanges sulfureux et tiré une conclusion sur l’ensemble de la population. Ceci pour permettre la conclusion souhaitée. A savoir la disparition d’Israël.
Une posture qui en rappelle d’autres peu glorieuses !

Il commence par reprendre ce qui est, sans y apporter de nuances : « En Israël, les médias font état d'une recrudescence de mesures prises par des corps officiels, des rabbins, des organisations privées et autres groupes de riverains pour empêcher les rencontres amoureuses et mariages interreligieux ». Puis continue par ce qui se révèle être du délire : « A Jérusalem-Est, des groupes d'autodéfense patrouillent pour empêcher les femmes juives du quartier de se mêler aux Arabes ».

Il n’est pas dit ici d’où viennent ces groupes, à quoi ces derniers reconnaissent les juives des ‘’palestiniennes’’ qui parlent couramment l’hébreu et s’habillent de la même façon ! Il n’est pas dit ici de quelle autorité la juive serait séparée de ses contacts musulmans !? Il n’est toujours pas dit ici sous quelle autorité agissent ces « groupes d’autodéfenses » !? Il est en revanche plus qu’affirmé que dorénavant la loi n’est plus à l’ordre du jour en Israël !

Après ces groupes vient le service de délation. Il poursuit : «La municipalité de Petah Tikva a mis en place une ligne ouverte 24h/24h permettant aux parents et amis des juives de dénoncer ces dernières – les jeunes filles sont alors traitées comme un cas pathologique et envoyées auprès d'un psychologue ».

Il n’est pas dit ici si les jeunes filles sont contraintes à ses soins !? Il n’est pas dit ici si le psychologue adosse au bras l’emblème du parti au pouvoir et a le devoir de soigner la ‘’patiente’’!? Mais il est sous-entendu ici l’existence de camps de ‘’réinsertion sociale’’ Car dans la démocratie israélienne nul ne peut contraindre autrui à soigner une telle ‘’pathologie’’ !

Une suite ?

Ici : «Une organisation religieuse appelée Yad L'achim a déclenché des opérations quasiment militaires pour sauver les femmes des villages arabes "hostiles" et ce en coordination avec la police et l'armée ». Si effectivement une telle association existe, il est de notoriété publique qu’elle agit suite à l’appel désespéré de la femme mariée, souvent mère de famille, maltraitée et ayant eu l’aubaine d’un moment d’isolement pour passer ce coup de fil salvateur. Une association qui n’agit que dans le cadre d’une loi digne de toute démocratie et du respect de cette femme.

« Groupes d’autodéfenses », « délation », « soins de rééducations »… Cela ne vous rappelle rien ?

Ceci pour vous aider ! « ce qui dérange les protecteurs de la pureté juive est que les juives soient séduites par des Palestiniens (et non les juifs séduits par des Palestiniennes – mais cela est certainement normal, cela humilie les Palestiniens et confirme la vitalité juive…) (…) Il est intéressant de remarquer que les nazis combattaient exactement le même danger à la fin des années 20 et au début des années 30 : ils craignaient non pas que les juives ne séduisent les Allemands, mais que des juifs louches, décadents et profiteurs ne séduisent d'innocentes aryennes ! ».

Faut-il commenter ? Le reste étant à l’avenant, chaque lecteur connaissant un minimum d’histoire admettra donc, de concert avec l’auteur, la nécessité de voir disparaître ce ‘’régime épouvantable’’.

Ainsi, voici sa conclusion : « Dans ce conflit israélo-palestinien également, soyons réalistes, demandons l'impossible : s'il y a une leçon à tirer de ces négociations sans fin, c'est que le principal obstacle à la paix est précisément ce qui est proposé comme une solution réaliste, c'est-à-dire, deux Etats séparés ».

lundi 24 janvier 2011

‘’Partenaire’’ de paix et idiots utiles

Certains médias ne le répéteront jamais assez. Israël a un partenaire pour la paix ! Et pour la démonstration, toute contribution à celle-ci sera amplifiée. C’est ainsi que dernièrement, mille six cents télégrammes consacrés au conflit proche-oriental, couvrant une période s’étalant sur une vingtaine d’années et dévoilés sur l’antenne d’Al-Jaziera, « risquent de se révéler embarrassants pour tous les protagonistes » nous affirme le site en ligne Rue89.

« Embarrassants » pour les ‘’Palestiniens’’ pour avoir fait ‘’des concessions massives’’, et pour les Israéliens qui les ont ‘’refusé’’.

Evidemment !

C’est ainsi, que l’Autorité palestinienne aurait été prêt « à concéder à Israël la souveraineté sur  ‘’le plus grand Yerushalayim juif de toute l'histoire juive’’, selon l'expression de Saëb Erekat (…) toutes les colonies israéliennes à Jérusalem-Est sauf une, dans un règlement définitif du conflit ».

Rue89 ne nous indiquera pas quelle est la raison pour que le quartier Har Homa ne reste pas sous souveraineté juive ? Est-ce pour mieux cacher la revendication ‘’palestinienne’’ sur le Tombeau de Rachel, troisième lieu saint du Judaïsme ? Mais, somme toute, on appréciera la ‘’générosité’’ de l’A.P. à ne pas réclamer le déplacement des dizaines de milliers d’habitants des autres « colonies » !

Un altruisme poussant les ‘’Palestiniens’’ à proposer également «de diviser la vieille ville de Jérusalem, et de laisser à Israël le contrôle du quartier juif et d'une partie du quartier arménien », mais pas toutefois jusqu’à proposer une administration commune du Mont du Temple, le premier lieu saint du Judaïsme !

Autre ‘’concession massive’’ de même genre : « les Palestiniens se disaient prêts à limiter à 10 000 le nombre de réfugiés palestiniens autorisés à retourner dans ce qui est devenu Israël après la partition de 1948 ».

Réclamer le ‘’droit au retour’’ des « réfugiés », vivant dans des camps de fortunes, au sein même d’Israël passe pour les ‘’droits de l’hommistes’’ comme revendication compréhensible. N’exiger, au final, le retour que de dix milliers d’entre eux passe donc, pour ces derniers, comme une ‘’concession massive’’ en faveur de la paix. D’autant plus, lorsque l’on sait que Saëb Arekat les chiffre à sept millions.

Un ‘’geste’’ qu’Israël n’acceptera pas, sauf à reconnaître une faute originelle qui pourrait être source de futur conflit. Lors d’un règlement définitif, seul l’état juif, et sur sa propre initiative, pourra éventuellement en accepter quelques milliers comme geste humanitaire et pour un rapprochement familial.

La troisième ‘’concession’’ que recense ce site en ligne est celle d’une reconnaissance « d’Israël comme état juif », en fait celle de la résolution 181 de l’Onu de l’an 1947.

Ce qui serait effectivement une énorme avancée dans la résolution du conflit.

Le seul hic, est que le principal négociateur du camp ‘’palestinien’’, à savoir Saëb Arekat, affirme « que la direction palestinienne "n'avait rien à cacher" et que la plupart des documents diffusés par Al-Jazira étaient "un tissu de mensonges ».

Une affirmation ignorée par Rue89 car elle réduirait aussitôt ‘’l’analyse’’ publiée à un papier de chiffon. Une ‘’analyse’’ qui oublie sciemment que le monde musulman refuse absolument tout contrôle juif sur le Mont du Temple, devenu « L’esplanade des mosquées », que le « droit au retour » exigé concerne sept millions d’individus, dixit Saëb Arekat lui-même, et non pas quelques milliers et que le Président de l’AP, mais pas seulement, a toujours refusé de reconnaître Israël comme foyer du peuple juif, que cela soit lors des négociations d’Annapolis avec Ehud Olmert ou suite à la demande du Premier ministre Benjamin Netanyahou. 

dimanche 23 janvier 2011

Elisabeth Guigou et le boycott de l’état juif

Elisabeth Guigou est députée de Seine Saint-Denis, 93 dit le 9-3. Dans ce département français, et dans d’autres aussi, certains tentent de boycotter allégrement les produits israéliens. Et pas seulement ceux en provenance des « colonies » qui représentent, au final, si peu de la balance commerciale de ce pays mais beaucoup pour les travailleurs ‘’palestiniens’’ locaux.

Ceci, alors que la loi française l’interdise et permette la poursuite des fautifs pour, entre autres motifs, « provocation publique à la discrimination ».

Pour la députée socialiste, ancienne garde des sceaux et en quête permanente d’électeurs pour sa future réélection, cet acte illégal au regard de la loi n’est autre qu’un « acte politique ». Elle se dit « choquée par cette volonté de faire condamner par un tribunal une prise de position politique, qui n’a rien à voir avec une quelconque incitation au racisme à l’antisémitisme ou toute autre discrimination ».

De ce fait, elle a rejoint treize mille autres signataires d’une pétition appelant à la « Solidarité avec Stéphane Hessel, Alima Boumediene-Thierry, et toutes les victimes de la répression »… française évidemment !

Un collectif admettant quand même dans son  manifeste que « Certains d’entre nous appellent au boycott de tous les produits israéliens ; d’autres « ciblent » les seuls produits des colonies israéliennes ; d’autres encore choisissent des formes d’actions différentes. Mais nous sommes tous unis pour refuser catégoriquement que les militant-e-s de la campagne Boycott- Désinvestissements-Sanctions (BDS) soient accusés et jugés pour « provocation publique à la discrimination » alors qu’au contraire ils combattent contre toute forme de discrimination ».

Une pétition appelant clairement au rejet de tout procès, incluant également les militants ayant appelé, eux, à un boycott total des produits israéliens. Des activistes que la députée, semble t-il, ne soutient pas si l’on se réfère à sa requête urgente, auprès du site en ligne Médiapart, de modifier l’en-tête d’une interview qu’elle leur a accordé à ce sujet et concernant la provenance des produits à boycotter : « Elisabeth Guigou: le boycott des produits fabriqués par Israël dans les territoires occupés est un ‘’acte politique’’».

Une Elisabeth Guigou effectuant à postériori  un distinguo entre l’origine des produits à boycotter, incluant de facto une distinction entre les boycotteurs. Une modification d’intitulé et précision qui interpelle tout quidam quant à la qualification juridique exacte du boycott général ! Si celui-ci n’est pas à contrario un « acte politique », car pourquoi sinon avoir pondu une explication et changé l’intitulé ( ?), serait-il alors une « provocation publique à la discrimination » envers un peuple et donc justiciable ?

jeudi 20 janvier 2011

Objectif commun entre les ‘’Palestiniens’’, Le Monde et La Paix Maintenant

Chacun se souvient que la ‘’palestinienne’’ Jawaher Abou Rahmah avait succombé à l’hôpital de Ramallah suite, disait-on,  à la ‘’brutalité’’ israélienne exercée lors d’une  ‘’manifestation hebdomadaire pacifique contre le tracé du mur de séparation’’ à Bilin. Décès causé pour avoir inhalé du gaz lacrymogène lors de ce rassemblement. Mort immédiatement attribuée à la ‘’brutalité’’ militaire israélienne par le politiquement correct, coutumier de cette version des choses. Celle d’un usage spontané poussant le vice jusqu’à ridiculiser les explications israéliennes quelles qu’elles soient et prenant pour argent comptant, sans vérifications, celles provenant  des dirigeants ‘’palestiniens’’. Responsables, tel Saëb Arékat, n’hésitant nullement par ailleurs à qualifier cette mort de «crime de guerre israélien» !

Suite à ces accusations hâtives, l’armée israélienne a nommé une commission d’investigation qui vient de rendre un rapport s’appuyant sur le dossier médical de la défunte et rapportant le traitement donné. D’où une conclusion d’un «Décès causé en raison d’un diagnostic erroné et des soins inappropriés qui s’en sont suivis».

Pour cause d’ignorance du gaz inhalé, les médecins lui ont fait subir un traitement contre une intoxication aux fertilisants phosphorés en lieu et place d'une intoxication aux lacrymogènes. Elle a été traitée par atropine, à une dose massive, provoquant de ce fait une overdose.

Conclusion qui corrobore les affirmations de l’armée israélienne d’alors et la disculpe de toute inculpation. Particulièrement, celle de « crime de guerre » si vite avancée, puis oubliée faute de vouloir passer par la case excuses.

Des regrets non plus présentés par les représentants médiatiques du politiquement correct, tel Laurent Zecchini  du quotidien Le Monde, qui s’est servi de ce fait malheureux pour communiquer à ses lecteurs, avec l’accord de sa rédaction, le fiel anti-israélien qui l’habite. Un journal n’ayant pas présenté à son lectorat, à l’heure où sont écrites ces lignes, la conclusion du rapport menant à une innocence israélienne insupportable à ses yeux.

Quant au groupuscule La Paix maintenant, s’affichant à le croire pro-israélien comme tant d’autres de même acabit, il n’avait pas hésité à organiser le lendemain à Tel-Aviv une manifestation en protestation de la mort de Jawaher Abou Rahmah.

lundi 17 janvier 2011

La foi inébranlable de Charles Enderlin

On ne présente plus le journaliste Charles Enderlin. Chacun sait qu’il est l’envoyé permanent à Jérusalem de France 2 depuis une vingtaine d’années et qu’il est considéré par ses pairs, mais pas seulement, comme un  « grand professionnel » du conflit proche-oriental. Ce qui explique les nombreuses invitations et les longs temps d’antennes que la profession lui accorde dès lors qu’il publie un livre ou que ses ‘’lumières’’ sont réclamées. Un milieu prêt également à pétitionner à tout va en sa faveur dès lors qu’un ‘’malappris’’ ose douter de la véracité de son  image !
                                                                            
Et pourtant, à lire de près ses écrits -notamment ceux disponibles sur son blog- il est difficile aux quelques lecteurs appréciant différemment et clairement le conflit de ne pas bénéficier automatiquement de cette qualification.

Dans un article intitulé « 2011 L’année du Proche-Orient ? », l’auteur cherche le fautif quant à la situation actuelle du conflit. Situation bloquée, nous apprend-il, par la responsabilité du ministre israélien de la défense, Ehud Barak, et selon l’affirmation de deux représentants du Conseil national de sécurité à la Maison blanche : « Le président Obama a écouté Barak comme un étudiant face à son professeur et lui a fait confiance. Mais il n’a tenu aucune de ses promesses au sujet du processus de paix et du gel de la construction [dans les colonies] ».

Un ministre cependant conscient de la réalité et répétant à son entourage : «Cessez de me casser les pieds avec cette histoire de négociations… Il n’y aura pas d’état palestinien ! Ils veulent reprendre Haïfa et Jaffa ! ». Pas moins !

Cependant, selon l’analyse du ‘’professionnel’’ de France 2, « la responsabilité de l’impasse totale dans laquelle se trouve le processus de paix incombe entièrement aux voltes faces de  Barack Obama ». Et de rappeler, que « le 4 juin 2009 dans son discours du Caire, il a appelé à l’arrêt total de la colonisation israélienne. Trois mois plus tard  il ne parlait plus que de la « freiner ». Il y eu ensuite toutes les promesses non tenues envers les Palestiniens à l’issue des dix mois de négociations indirectes ».

S’il est risible de voir un des belligérants imposer des pré-conditions pour débuter un cycle de négociations de paix, on ne peut douter à ce stade de la réflexion que pour Charles Enderlin le conflit se résume à n’être qu’un confit contre « l’impérialisme » israélien faute d’une citation explicite d’autres raisons.

De ce fait, il excuse quelque peu l’administration US. « Le président des Etats-Unis est impuissant face à la politique de développement des colonies israéliennes. Benjamin Netanyahu s’est même permis de répondre par une fin de non recevoir à l’appel au gel de la construction lancé par Obama le 30 septembre dernier depuis la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies. Et le Congrès - plus pro-israélien que jamais - ne poussera pas à des pressions sur le gouvernement de droite en Israël ».

Démonstration faite au final par l’auteur, que seul l’état d’Israël est responsable du blocage actuel ! Une culpabilité que l’on retrouve dans toutes les ‘’analyses’’ de ce ‘’grand professionnel de l’information’’ et distillée à chaque occasion sans restrictions. Un raisonnement qui oublie trop souvent la prise en compte des refus ‘’palestiniens’’. Réfutation des exigences israéliennes, quel que soit le gouvernement en place, telle la reconnaissance explicite d’Israël comme nation du peuple juif par l’ensemble du monde musulman et principalement par l’Autorité palestinienne si prompt à envisager dans l’avenir immédiat toute une panoplie d’actions lui permettant d’avancer dans sa stratégie de reconnaissance internationale d’un état, sauf celle de céder aux concessions nécessaires à la paix.
                                                                                                                                   
Une attitude qui ne gène apparemment point Charles Enderlin pour faire ses papiers. Pour lui, la résolution du conflit ne tient qu’à la bonne volonté israélienne. C’est ainsi, qu’il n’a jamais condamné ni fait un éditorial, par exemple, sur l’exigence incroyable d’un futur état de ‘’Palestine’’ judenrein. Nettoyée de toute présence juive, rappelant en cela de tristes souvenirs, malgré que cette terre fut la terre ancestrale. Une exigence de ‘’pureté’’ affichée clairement par Mahmoud Abbas et ne pouvant être ignorée par celui qui se prétend « spécialiste » du sujet. En revanche, l’idée d’une réciproque évoquée par Avigdor Libermann lors des précédentes élections en 2009 n’a pas, on l’imagine aisément, obtenu son suffrage !
                                                                           
Son texte se termine par la menace ‘’palestinienne’’ d’un chaos si les actions entreprises d’ici septembre prochain s’avéreraient stériles. A savoir, la dissolution de l’Autorité autonome et l’obligation faite à Israël de prendre en charge totalement les territoires. Abbas aurait, paraît-il, «déjà nommé la délégation qui devrait aller à la Présidence du conseil à Jérusalem annoncer la nouvelle à Benjamin Netanyahu» (sic).

mardi 11 janvier 2011

Eyal Golan chante pour Guilad Shalit

Même si je ne souscris pas à un accord à tout prix avec les criminels du Hamas je ne peux que remercier Eyal Golan d'avoir réalisé une chanson dont le profit sera entièrement dévolu à l'objectif du retour du soldat-otage à la maison.



video

Comment interpréter ceci ?

Mahmoud Zahar est un des pontes du Hamas. Voici ce qu’il déclara il y a peu :

« De son côté, Mahmoud Zahar, l'un des leaders du Hamas, estime que son mouvement n'est "qu'à seulement quelques pas de remporter une victoire historique" sur Israël. Victoire pour laquelle les Palestiniens devront néanmoins payer un lourd tribut, dit-il.

"La victoire coûtera la vie à beaucoup de nos fils", a déclaré Zahar devant une foule de partisans rassemblés à Gaza pour le deuxième anniversaire de l'opération Plomb durci. "Mais, lors de la prochaine confrontation avec l'entité sioniste, nous réaliserons les rêves de nos pères ».

Le rêve de ses pères étant l’éradication du foyer juif cependant décidé par la communauté internationale le 29 novembre 1947 par la résolution 181, faut-il voir dans cette ‘’prose’’ la menace de l’utilisation d’une bombe sale lors de la prochaine conflagration ?

lundi 10 janvier 2011

Laurent Zecchini et Le Monde à l’ouvrage

On ne le répétera jamais assez ! La plupart des journalistes œuvrant sur le conflit proche-oriental orientent leurs lecteurs vers de l’anti-israélisme primaire. Leur mode de pensée est entravé par une indigeste ‘’analyse’’ prête à l’emploi qu’ils ont ingurgité avant de se rendre sur les lieux. Une ‘’analyse’’ manichéenne qui a décidé définitivement que l’Israélien est le mal personnifié.

Laurent Zecchini en est. Le correspondant du quotidien Le Monde en Israël a encore frappé intellectuellement les lecteurs de ce journal immonde. Dans un article « Polémique sur les circonstances de la mort de la Palestinienne Jawaher Abou Ramah » (1), il a pu répandre jusqu’à plus soif son ‘’talent ’’ le long des colonnes mises à sa disposition pour le bien du palestinisme qui le transcende et non pas en faveur d’une enquête rigoureuse sur le sujet choisi et dont les lecteurs payeurs sont en droit d’attendre. A lire son article, nul ne doutera de la version qu’il supporte.

C’est ainsi que le correspondant affirme d’emblée que « Dans cette tragique et sombre histoire, il n'y a qu'une certitude : Jawaher Abou Rahmah, une Palestinienne de 36 ans, est décédée, samedi 1er janvier, à l'hôpital de Ramallah ».

Il est donc évident pour ce reporter que la mort de cette femme est directement liée à la manifestation contre la clôture de sécurité à Bilin. Tellement sûr de lui, qu’il la juge dès le départ « tragique et sombre ». Pour lui, il n’existe pas l’ombre d’un doute que les deux événements ne soient pas des faits séparés !

Il poursuit : « Les circonstances de sa mort suscitent une polémique croissante en Israël, mêlant les militants du mouvement contre la "clôture de sécurité" (le "mur" de séparation) qui coupe la Cisjordanie, une presse israélienne parfois très partisane, et des responsables de l'armée prompts à instrumentaliser une vérité qui les arrange ».

Selon ses propres termes, si « parfois » la presse israélienne est « très partisane » on peut en déduire qu’elle ne l’est pas toujours ! Aveu involontaire qui dévalorise sa qualification de cette presse. Par ailleurs, il aurait été intéressant que le journaliste nous indique l’état de la presse non pas française dont chacun sait combien elle est atteinte mais ‘’palestinienne’’ ! Notamment dans l’affaire qui le préoccupe et nous cite, au nom de la déontologie professionnelle, quelques médias intègres attestant d’une part l’instrumentalisation vérifiée des dirigeants de l’Autorité palestinienne ou de sa police, ou affirmant le doute quant à la responsabilité de Tsahal dans la mort de la ‘’palestinienne’’ ! Médias qu’il aura du mal à trouver mais pas les déclarations, entre autres, de Saëb Arékat dénonçant si vite les « crimes de guerre » israéliens !

Autres exemples ‘’d’impartialité’’ :

-« Le 4 septembre 2007, la Cour suprême d'Israël a statué en faveur des habitants de Bilin, ordonnant à l'armée d'en modifier le tracé, qui prive le village de 60 % de ses terres agricoles. Cette injonction, comme les précédentes, est restée lettre morte ».

Ses lecteurs ne sauront évidemment pas que la portion de la clôture actuelle sera démantelée dès lors que celle qui se construit en remplacement sera terminée. En revanche, ils imagineront sans peine sous la conduite de ce journaliste ‘’intègre’’ la liste interminable des jugements que l’armée israélienne ignore. Un journaliste cependant bien en mal de commencer la dite liste.

-« Plusieurs éditorialistes de la presse populaire ont fait chorus, stigmatisant les "gauchistes radicaux et anarchistes de Bilin", qui cherchent à fabriquer "un autre Mohammed Al-Dura", du nom de ce jeune palestinien de 12 ans, tué en septembre 2000, au début de la seconde Intifada, et devenu l'un des symboles de la résistance palestinienne ».

Prendre parti pour une ou l’autre des versions alors que cette affaire A-Dura n’a jamais été tranchée publiquement par une commission indépendante -réclamée de surcroît par la partie opposée à Charles Enderlin- dénote un parti-pris flagrant. Ecrire la version de ‘’l’assassinat’’ de l’enfant Mohamed A-Dura -sous-entendu par les israéliens- dans un article est donc preuve de peu de sérieux quant à la rigueur exigée par la profession à tout journaliste.

jeudi 6 janvier 2011

Les basses manœuvres de la gauche juive et israélienne

Il fut un temps où la gauche israélienne représentait avec honneur le Sionisme et défendait l’état d’Israël avec panache et brio dans les instances internationales mais aussi sur le terrain militaire. Le parti travailliste n’hésitait pas alors à déjouer les plans de l’ennemi soit par la ruse soit par la force lorsque cela était nécessaire. Cette gauche avait comme premier objectif de garantir la sécurité et les valeurs de l’état juif -sans compromettre le moins du monde sa pérennité-, mais aussi celui de dénoncer haut et fort le dessein destructeur commun aux ‘’Palestiniens’’, à la Ligue Arabe et au monde musulman.

De nos jours, la gauche d’hier n’est plus. Celle s’affirmant l’être aujourd’hui ressemble plus à une confrérie d’adeptes de la nouvelle religion des « droits de l’homme » oublieuse que l’état juif est d’abord et doit rester un refuge pour son peuple. Une croyance qui assure effrontément être en mesure d’apporter une paix juste et durable pour la région.

Ainsi, la gauche juive autant qu’israélienne n’hésite pas à utiliser et inciter à la peur afin de reprendre au plus tôt le pouvoir devant lui permettre de réaliser la paix qu’elle avait promis et promet encore, mais n’a pas su faire lors de ses précédents mandats.

A ses yeux, le gouvernement actuel composé de plusieurs partis est évidemment «d’extrême droite ». Le Likoud, principal composant de la majorité, est tout simplement disqualifié à longueur de colonnes et de chroniques. D’où la délégitimation de ce gouvernement et sa dénonciation à tous propos par d’illustres ‘’prêtres’’ de cette nouvelle foi tel Eli Barnavi. De JCall, JStreet et autre La Paix maintenant au parti Kadima, le gouvernement actuel doit « rendre les clefs » du pouvoir comme il lui a été conseillé il y a peu par Shaul Mofaz. Pas moins !

Une autre peur souvent agitée est celle de la démographie. Ainsi, l’on vient ‘’d’apprendre’’ encore une fois que d’ici 2014 (?) les musulmans seront majoritaires en nombre entre le Jourdain et la mer. Outre que cela n’est encore une fois pas démontré, on voit mal quand bien même comment la majorité politique peut passer de main et permettre à Mahmoud Abbas, ou tout autre dirigeant ‘’palestinien’’ non israélien, d’obtenir la Présidence du Conseil et mettre en péril le droit à l’auto-détermination du peuple juif sur sa terre !

Souvent, il est fait mention que tarder à conclure un accord nuit à Israël car la « fenêtre d’opportunité » pour un traité de paix se rétrécie au fil du temps voire se ferme. Les deux peuples étant géographiquement séparés et l’idée d’un état de ‘’Palestine’’ judenrein étant inconcevable pour les véritables droits de l’hommistes, on peut douter qu’il soit alors difficile de tracer une frontière tout comme on ne peut comprendre cet appel à sacrifier les intérêts de l’état juif et s’empresser à accepter toute proposition qui se présentera !

Autre ‘’menace’’ qui plane sur la tête d’Israël. Celle d’une reconnaissance internationale d’un état de ‘’Palestine’’ dans les « frontières de 1967 ». Ce qui placerait certes Israël dans une situation peu enviable mais ne ferait pas avancer d’un pouce la quête d’une solution au problème de Jérusalem, des « colons » ou encore celui des « réfugiés ». Bien au contraire, cette reconnaissance mettra mal à l’aise la communauté mondiale lorsque les ‘’Palestiniens’’ exigeront une action d’envergure pour obtenir l’exercice de leurs ‘’droits’’ si facilement obtenus.

Un autre ‘’danger’’ est souvent soulevé. Celui de se fâcher avec le principal allié de l’état hébreu en refusant de céder à ses injonctions. A savoir les Etats Unis d’Amérique, principal allié au sein de l’Onu et pourvoyeur d’un armement vital à la supériorité israélienne sur ses ennemis. Une administration us cependant entre les mains du peuple américain, véritable grand frère du peuple juif et partageant, au-delà des accords de sécurités et économiques, des valeurs universelles.

mardi 4 janvier 2011

L’alter-juif Gideon Lévy

On ne présente plus ce que l’on appelle communément les « alter-juifs ». N’existant qu’en opposition ferme à la très grande majorité du peuple israélien, ils se prévalent de la morale, imposent leur vision des droits de l’homme primant sur ceux de la collectivité, affirment leur idéologie comme étant salvatrice, délégitiment les opposants à leur doctrine et si cela ne suffit pas à convaincre ils accusent à tout va quitte à mentir.

De quoi au minimum être qualifié d’idiot utile à la cause des nombreux ennemis du peuple juif.

Guideon Lévy est l’un d’eux. Israélien de papier, il n’hésite pas à payer de sa personne la défense de ces ‘’valeurs’’. Editorialiste dans le quotidien Haaretz, que beaucoup surnomment « l’Immonde israélien » en comparaison du quotidien français, il confirme que cette participation n’est en rien une erreur de casting et est, au vu du nombre impressionnant de ses chroniques reprises, traduites et diffusées par les sites antisionistes, un soutien aux ennemis de l’état juif.

C’est ainsi que l’on a pu l’entendre récemment en direct sur la première chaîne israélienne, Arutz 1, accuser Tsahal d’être responsable de la mort de Jawaher Abu Rahma, prétendument pour avoir inhalé des gaz lacrymogènes lancés pour disperser une manifestation à Bilin contre la clôture de sécurité. Il fallait l’entendre attester que les soldats visaient, en règle générale, intentionnellement les ‘’palestiniens’’. Qu’aucune retenue n’était exerçée par les soldats à leur encontre. Qu’au vu de leur ‘’brutalité’’ l’issue était toujours la même. Et de citer quelques autres exemples de ‘’victimes palestiniennes’’ jonchant le ‘’palmarès’’ de l’armée.

Bref ! Des accusations qui, prises à la lettre, ne peuvent évidemment qu’écœurer les téléspectateurs quels qu’ils soient Des accusations qui contentent, par contre, tout naturellement ceux qui dénoncent depuis longtemps la « soldatesque » de la société israélienne, voire ses différents régimes politiques incontestablement « racistes ».

Sauf, que suite à une enquête de Tsahal sur le décès de Jawaher Abu Rahma, à laquelle l’Autorité palestinienne a refusé de participer contrairement à l’habitude, il s’avère que la manifestante ne se trouvait pas au sein de la dite manifestation ‘’pacifique’’ et ne pouvait ainsi mourir de la main de l’armée. Il s’avère également, selon les dires israéliens, qu’elle souffrait d’une leucémie en phase terminale.

Des assertions qui, si elles sont exactes, interrogent quant au jeu des dirigeants ‘’palestiniens’’ qui, par la voix de Saëb Aréka (principal négociateur dans le processus de paix) s’est empressé de qualifier la mort de la jeune femme palestinienne comme un acte qui «entre dans le cadre des crimes de guerre que commet Israël contre le peuple palestinien », ou celle du porte-parole de l’AP Nabil Abou Roudeina qui dénonce « l'escalade de la violence israélienne contre des manifestations pacifiques » !